dimanche 30 octobre 2011

Rêve et réalité

« Vous ne vous déplacez pas plus à l’état de veille que vous ne quittez votre lit pendant le sommeil. Tout n’est qu’un mouvement de l’esprit. L’intensité est déterminée par la force du vortex que vous créez, ce qui est comparable à un tourbillon de vent dont le centre reste parfaitement calme. Vous pensez seulement que vous vous déplacez dans ce que vous appelez « état de veille » de la même manière que vous croyez le faire pendant votre sommeil. »Neville Goddard

vendredi 28 octobre 2011

L'imprononçable mystère...

Mots et idées
dévoilent et voilent d’un même mouvement.
Le mot pointe vers l’idée
et l’idée vers la Source
au delà de toute compréhension.

Le nom de « Dieu » n’était pas imprononçable
en raison d’un tabou.
Utiliser un mot pour exprimer l’inexprimable
présentait juste le risque
de nous enfermer à jamais
dans l'illusion de la fausse connaissance...

Malgré tout,
par commodité,
nous avons voulu
à tout prix donner une forme
à l’inconnu…
C’est ainsi que tous les mots
qui expriment le « mystère »
ont perdu leur mystère.

Nos prétendues connaissances
sont devenues la cage impalpable
nous séparant de notre vraie nature :
l'Insondable.

La véritable saisie de l’énergie du mystère
peut se faire à travers une seule prière :
« Je ne sais pas, je ne comprends pas,
je ne peux pas savoir, je ne peux pas comprendre.
Le mystère m’enveloppe,
je me livre à lui
je n'ai plus besoin de savoir qui je suis."

Bodhidarma
à qui l’on attribue la paternité du bouddhisme Zen
aurait passé 9 années devant un mur blanc.
Son message au terme de cette ascèse:

« Tout ce qui apparaît devant vos yeux
n’est que projections de votre propre esprit.
Le rapport de l’esprit à l’éveil
est celui de deux synonymes
tel que l’oeil et la pupille ».

jeudi 27 octobre 2011

Impression de "déjà-vu"

Une impression de "déjà-vu"...
Tout autour de nous semble "aller mal",
les "pessimistes" annoncent la fin du monde,
les "nostalgiques" mettent les catastrophes
sur le dos de la perte des valeurs d'antan,
les "nouveaux moralistes" accusent X, Y ou Z
des tsunamis et autres "turbulences"...

L'aventure se reproduit depuis la nuit des temps
de manière cyclique,
comme une fatalité.
Nous repassons au même endroit
avec une impression de "déjà-vu"
et nous en déduisons des lois philosophiques,
morales ou scientifiques
et nous croyons alors avoir défini la vérité...

En fait cette impression
de déjà connaître la situation
est la même que celle qu'éprouve le hamster
tournant dans sa roue...
Il a sans doute l'impression d'être enfermé dans cette fatalité
de devoir à tout prix agiter ses pattes...
Dans le fond,
ça lui fait faire de l'exercice
et ça occupe ses journées
de tourner en rond
dans un système clos...

Et s'il prenait le temps de se demander
si la roue est vraiment close?
S'il cessait de s'agiter ainsi
pour continuer à la faire tourner?
Et si elle s'arrêtait enfin
que se passerait-il...?
Serait-ce alors la fin de sa vie
ou la fin de son identification
à une illusion...?

mardi 25 octobre 2011

Croyance

Nous n'avons pas besoin de croire en Dieu,
ce qui est important
c'est de nous souvenir
que Dieu croit en nous,
inconditionnellement,
puisque nous sommes sa création
et que nous vivons en lui à tout jamais...

samedi 22 octobre 2011

Arriver à l'"Essentiel"...

Se dépouiller de la recherche,
de l'instatisfaction
comme de la satisfaction,
se dépouiller de l'envie de changer,
de résoudre,
de comprendre,
de juger,
de sauver ou d'être sauvé,
se dépouiller même du dépouillement,
et du souci de se dépouiller lui-même.
Se dépouiller du "oui mais comment faire?"
se dépouiller du bien et du mal,
se dépouiller du regard de l'autre
et de son propre regard.
Se dépouiller de tout,
vraiment tout.
Laisser chaque déguisement tomber
comme une tunique glisse des épaules.
Laisser partir aussi la vie et la mort,
la maladie et la guérison.
C'est naturel,
comme un masque s'enlève du visage,
comme les couches d'un oignon qu'on pèle
épaisseur après épaisseur.
Eplucher aussi l'âme et toutes les idées qu'on s'en fait
et lorsqu'on ne trouve plus rien à éplucher,
qu'on n'a plus rien dans la main
et qu'il n'y a même plus de mains,
se dépouiller de Dieu
et de ce qu'on a voulu y mettre...
Accepter d'être dans ce qu'il reste alors...

mercredi 19 octobre 2011

La roue

La roue tourne.
Au milieu se trouve le moyeu,
espace vide,
immobile en son centre.

Du rien naît le mouvement
qui anime tout...

La roue est partout,
au centre et à la périphérie
elle n'a pas à choisir,
elle tourne.

mercredi 12 octobre 2011

Pourquoi nous créons-nous des "problèmes"?

Nous pensons trop.
Et en plus, nous pensons la plupart du temps inutilement...
C'est une habitude que nous avons prise.
Cette habitude part de l'impression qu'il faut tout gérer
et que si nous ne nous occupons pas de tout, l'univers va s'écrouler.

Si nous observons bien, nous pouvons instantanément réaliser à quel point c'est vrai : 99% de nos pensées ne servent qu'à compliquer les choses...
Nous pourrions donc profiter de 99% de temps en plus si nous décidions de nous guérir de cette addiction.

Nous pensons à nos finances, à notre famille, à notre santé, à la société, à la pollution, à la terre, à l'univers, bref...il faut toujours que nous nous occupions de quelque chose ou de quelqu'un.

Et quelle est la nature de la plupart de ces pensées?
Des soucis, des problèmes, des regrets, des jugements,...
Nous parlons de Paix, nous prétendons vouloir la Paix mais en fait, la vraie Paix semble nous ennuyer plus que tout.Nous avons tellement pris l'habitude de la drogue que nous appelons "Problèmes" que le Paradis nous donne une impression d'inutilité...

Nous voulons donc toujours à tout prix faire quelque chose; sauver quelqu'un, sauver le monde...Et si on nous annonçait que la Terre va très bien et que ce n'est pas à nous de la sauver, nous ne saurions plus quoi faire de nos journées...

Alors nous créons des problèmes...Pour pouvoir passer du temps à y penser pour essayer de les résoudre : ce sont nos "jeux", ils nous aident à tuer le temps en attendant...Quoi? Notre rendez-vous avec la vraie Vie...Celle qui s'occupe de nous...

samedi 8 octobre 2011

Laisser briller la lampe...

Le soleil brille sans intention
c'est sa nature
il ne calcule ni la trajectoire de ses rayons
ni le coefficient protecteur des crèmes solaires
des baigneurs sur les plages,
il brille sans y penser,
spontanément,
comme la rose qui se pare de parfums
et de pétales
sans chercher à impressionner qui que ce soit...

Chaque chose,
chaque être à sa brillance
et point n'est besoin de miroir pour la mesurer
ou l'améliorer...

C'est "de l'intérieur" que ça vient,
du vide insondable,
juste laisser jaillir
sans y toucher
sans rien y ajouter...

mercredi 5 octobre 2011

Entr'acte : la création du monde...

Il nous faut retrouver le sens des mots,
leur pouvoir,
nous devons nous rappeler :
toute parole est création
TOUTE…sans exception...

Le mot exprime,
il donne forme à l’idée…
il IN-FORME le vide...

Nous avons oublié
qu’il y a des mots qui font vivre
et des mots qui font mal...
Il n'y a pas de mots plus vrais que d'autres
chacun produit son effet selon sa nature.
Parler c'est comme cuisiner,
les mots sont les ingrédients
que nous ajoutons à notre conversation...
Douceur ou amertume résultent de notre conception
de la gastronomie verbale...
Juste une question de goût...
Certains aiment les nourritures très épicées
qui arrachent le palais
et font pleurer les yeux...
d'autres non.


Les mots ne décrivent pas le monde,
ils le génèrent, ils l’entretiennent…
ils le transforment.
Les « faits divers » des journaux
sont le résultat des « paroles diverses »
que nous mêmes avons prononcées un jour.

C’est ainsi qu'il nous arrive de tourner en rond
dans notre cage imaginaire
nous prenant pour des hamsters
alors que nous sommes les créateurs de ce monde
né uniquement de nos idées et de nos mots…

Réveillons nous!
Soyons attentifs à chaque pensée,
à chaque mot avant de le prononcer.
La résurrection de notre monde
jaillit avec notre souffle
et les sons auxquels il donne naissance...
C'est l'un des secrets de la Création