dimanche 25 décembre 2011

Noël à tous les instants...

Noël...
Derrière les sapins et les réunions de famille,
plusieurs symboles:
la lumière qui brille au moment ou pourtant le soleil est au plus bas,
les couronnes de feuillages qui représentent le cercle de l'infini,
le sapin qui traverse les saisons sans se laisser perturber,
les repas festifs qui rappellent que nous sommes tous une grande famille,
le Père Noël, générosité inconditionnelle,
et le héros du jour,
l'Enfant Sacré,
qui symbolise notre éternelle renaissance
dans cette Foi mystérieuse
qui jaillit du fond de la vie
comme un instinct...

Noël est bien l'anniversaire
de notre propre naissance spirituelle...

dimanche 18 décembre 2011

La clé de la "résurrection"

Vouloir changer,
vouloir s'améliorer,
vouloir atteindre un état supposé
de paix, ou de bonheur, ou de richesse, ou de...,ou de...,
comme si le présent n'était pas le seul lieu de rencontre possible.

Et si le présent était le lieu ou ça se passe vraiment?
Le seul lieu de la présence...
Quel que soit ce présent.
Satisfaisant ou pas.

Plutôt que de déplacer les choses
de les remettre au futur,
de lutter contre elles,
de leur chercher une autre réponse,
pourquoi ne pas accepter le présent
tel qu'il est
et le bénir,
c'est à dire reconnaître
son caractère sacré.

Pas pour en faire autre chose,
pas avec l'espoir d'un point de fuite,
au contraire,
sans attente,
à l'imitation des dernières paroles
de Celui qui montrait la voie:
"Mon Père, entre tes mains
je remets mon esprit"...

Cette acceptation totale,
ce lâcher prise qu'elle traduit,
ne constituent t'ils pas la seule voie d'accès
vers ce qu'on appelle : "La résurrection"...

samedi 17 décembre 2011

La vie éternelle

Derrière toutes nos préoccupations,
tous nos problèmes,
tous nos soucis,
se cache une Grande Peur
dont nous avons fait un Dieu :
La peur de la mort...

Nous lui rendons un culte quotidien
à travers chacune de nos angoisses,
chacun de nos moments d'inquiétude.
Chacune de nos pensées de doute.
Chacun de nos effrois
est une prière prononcée avec ferveur
devant son autel...

Nous passons plus de temps
dans son sanctuaire
que dans celui de la Vie,
comme si la Vie n'avait finalement
qu'un second rôle dans notre aventure...

Est-ce bien raisonnable?
Est-ce que notre logique elle même
ne reconnaît pas instantanément
à quel point nous nous trompons de culte...

Mais si nous ne pouvons pas lutter contre cette tendance
à donner plus de pouvoir à la mort qu'à la vie
pourquoi ne pas décider de vivre comme si nous avions déjà passé le cap?
Nous pourrions alors nous consacrer pleinemenent
à la vie, sans aucune crainte...

L'amitié de soi...

Ton seul véritable ami est en toi,
il est la seule route vers ton salut,
il est sans forme
car la puissance de son pouvoir
ne peut être figée.
Il est face à toi,
toujours,
comme le reflet
dans le miroir
et il te sourit
depuis les tréfonds de l'Invisible.
Il est TOI...
et TOI seulement...

Ne recherche l'amour d'aucun parent,
d'aucun ami,
d'aucun humain.
N'aspire à l'admiration ou la reconnaissance
d'aucun être "de chair".
Toute image qui semble
pourvue de solidité est un mirage.
Toute relation, toute rencontre,
que l'on nomme "physique"
n'est qu'une ombre,
une hallucination,
une projection,
une illusion...

Fixe ton regard au delà,
bien loin derrière les plans du visible,
vers le lieu où se trouve
la seule réalité éternelle
qui en vaille la peine...

Là se trouve la clé de ton unité.
Le regard né du rien embrasse le rien
et se retrouve en lui-même dans l'incréé...
JE SUIS CELA...
JE SUIS CE VIDE...

A cet instant là,
tu reconnais ta véritable nature.
Tu sais qu'aucun être incarné
ne possèdera jamais la clé de ta liberté
puisqu'il n'y a ni murs ni portes
dans la Cité du JE...
Tu comprends alors
que depuis toujours
tu es LIBRE
de la seule vraie liberté qui soit :
l'absence de toute idée,
l'unité totale,
l'Etre Pur.

lundi 12 décembre 2011

Le rêve éveillé, rêve d'éveil

Prenons l'exemple du sommeil.
C'est un état simple de lâcher prise,
il suffit de se laisser tomber,
de se laisser prendre,
d'abandonner le contrôle...

Lorsqu'on est trop fatigué
pour continuer à lutter
contre les choses, les êtres
ou les situations,
le sommeil est un refuge.
Le sommeil est à la portée de chacun.

Lorsqu'on dort,
rien à faire.
Juste "laisser faire"
et pourtant, il s'en passe des choses
naturellement, pendant qu'on dort...

Alors,
pourquoi ne pas s'inspirer du sommeil
et faire preuve de la même capacité d'abandon
à l'état de veille?

vendredi 9 décembre 2011

Simplicité de l'éveil

L'objectif n'est pas de chercher à devenir autre chose,
c'est juste de cesser de se prendre pour quelqu'un.

L'éternel commencement

"Les disciples demandaient à Jésus :
Dis nous quelle sera notre fin?
Jésus répondit :
Que savez-vous du commencement pour que vous cherchiez aussi la fin?
Là où est le commencement,
là aussi sera la fin.
Heureux celui qui se tiendra dans le commencement;
il connaîtra la fin et il ne goûtera pas la mort."
(Evangile de Thomas Logion 18)

Détachement

C'est lorsque je cesse totalement de chercher "du sens" à la vie que je vis pleinement.
Laisser le présent se révéler, naturellement, sans aucune attente, sans s'attacher à rien; ni aux mots, ni aux idées,ni au sens, ni à l'issue des choses.
Profiter de la vie, sans rien toucher.
Ecouter simplement
ce que la vie raconte
comme on écoute le récit d'un conteur...

Tout et rien

Il n'y a rien de plus à acquérir,
tout est ici et maintenant,
Il n'y a rien à supprimer
puisqu'il n'y a rien...
Tout est là
et rien n'est là...
Il n'y a pas de contradiction
pour celui qui ne cherche pas à comprendre...

mardi 6 décembre 2011

Bienfaits des illusions...

Les "illusions" ont mauvaise presse,
on en parle comme d'une chose à éliminer pour permettre à une supposée "réalité" de se révéler enfin...
Et si cette "réalité" était seulement que tout est illusion?

Tout illusion?
Et cela voudrait dire que...?
Que lorsqu'on enlève toutes les illusions
il ne reste plus rien...
Enfin...Il reste le Rien...

On peut ensuite jouer intellectuellement
avec ce "rien" en disant que "rien c'est tout"...
Mais c'est déjà une illusion...

Car dès qu'on dit le moindre mot, qu'on pense la moindre chose,
on n'est plus dans le Rien...

Et si l'on n'était pas là pour rien?
Si on était là pour jouer...
A quoi?
A cache-cache avec les illusions.
Si la révélation était là, dans cette simple prise de conscience :
que toutes les illusions sont là
pour nous donner l'impression
que tous les jeux en valent la chandelle?
Alors qu'en fait
rien n'a vraiment d'importance...