samedi 3 novembre 2012

La "pureté du coeur"

Certaines expériences nous poussent à accueillir plus de foi en nous.
Accueillir plus de foi
c'est continuer notre chemin personnel
sans accumuler craintes, remords, doutes, regrets ni amertume
contre personne
y compris soi-même...
C'est pouvoir continuer dans la "pureté du coeur",
ouverts à la Volonté qui s'exprime à travers nous et nous guide.
C'est cette ouverture qui permet de rester dans l'inspiration.

lundi 15 octobre 2012

Soleils...

J'éclaire le Monde,
Tu éclaires le Monde,
Il éclaire le Monde,
Elle éclaire le Monde,
Nous éclairons le Monde,
Vous éclairez le Monde,
Ils éclairent le Monde,
Elles éclairent le Monde,
...

lundi 8 octobre 2012

Le lâcher prise

"Et Moïse dit au peuple: Ne craignez point; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l'Éternel, qu'il vous accordera aujourd'hui; car les Égyptiens que vous avez vus aujourd'hui, vous ne les reverrez jamais plus."Exode 14:13

samedi 6 octobre 2012

L'Esprit respire pour nous

"Il n'y a rien à craindre puisque vous êtes totalement enveloppé dans l'Esprit-Dieu. Vous respirez l'Esprit et vous n'avez même pas besoin de faire l'effort de respirer. L'Esprit respire pour vous et vous emplit de force, de vigueur et de paix. Il respire pour vous si naturellement que la seule chose qui vous reste à faire c'est d'attendre, de rester attentif et de le laisser respirer à travers vous. Vous êtes plein de courage, de Foi et de force. Il n'y a rien d'autre en Esprit. Vous n'avez rien de particulier à faire. L'Esprit est tout et fait tout. Vous êtes Esprit, il ne manque rien, vous êtes parfait. La Paix est votre vie et votre repos"

Traduit de l'anglais à partir du du Livre d'Emma Curtis Hopkins "Spiritual Law in the Natural world" (Amazon)

"L'Esprit de Vérité"

"l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous et qu'il est en vous." (Jn.14)

vendredi 5 octobre 2012

Prier sans cesse

Prier est une attitude intérieure,
C’est un choix que nous pouvons faire à chaque instant.

Ce que nous appelons « Penser »
C’est laisser les idées nous contrôler.
Prier c’est garder l’Esprit centré sur lui-même.

Prier, c’est choisir de rester "à la maison"
Quelles que soient les circonstances.
C’est choisir l’état d’esprit le plus élevé
dont on soit capable, à chaque instant.

Se mettre à douter, ce n’est plus prier,
c’est laisser le doute prier à notre place...

Nous ne prions pas un pouvoir extérieur,
Pour obtenir quelque chose.
Nous prions pour « rester présents» dans le pouvoir intérieur
qui nous soutient et nous exprime.
Nous ne pouvons prier que depuis le Centre de la Vie elle même,
Ainsi nos pensées et nos mots seront Amour et Vie.

Toute idée révélant notre véritable identité est une prière.

"Ne crois-tu pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi ?
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même :
mais le Père demeurant en moi
accomplit ses œuvres."

Jean 14:10

jeudi 4 octobre 2012

Ni "Pourquoi?", ni "Comment?"

Réussir à vivre sans "Pourquoi?"
Renoncer aussi au "Comment?"
Agir au fur et à mesure,
pas à pas,
comme ça vient
depuis le "rien"...;
une manière de jouer son rôle
sans anticiper
et sans regretter.
Le "présent" n'est alors même plus "le présent"
à force d'être présent.

Simplicité de l'être

"Paix" semble un "grand" mot
paré de couleurs attrayantes,
un état difficile à atteindre...
C'est plus simple et plus discret;
un rocher au milieu de la mer,
un grand arbre dans un jardin
ou une tasse de café sur une table...

lundi 1 octobre 2012

Guérison

" Je suis haut et saint dans ma demeure, mais je suis avec l'homme contrit et humilié, pour ranimer les esprits humiliés, pour ranimer les cœurs contrits. 

...je le guérirai, je le conduirai, je lui prodiguerai le réconfort, à lui et à ceux qui sont dans le deuil, 

Faisant naître la louange sur leurs lèvres : " Paix! paix à qui est loin et à qui est proche! ..." Is 57:15-19

vendredi 28 septembre 2012

La Paix

La Paix est ici,
maintenant,en nous.
Ce n'est pas le résultat du mouvement.
Elle est là, avant, pendant et après le mouvement.
C'est juste l'agitation
et l'attachement à l'agitation
qui peuvent nous empêcher de la ressentir.

jeudi 27 septembre 2012

La transmission des "mémoires"

Et nous parlons ou avons parlé à nos enfants
de la manière dont nous nous parlons à nous mêmes,
et dans les grandes lignes de la manière dont nos parents nous ont parlé lorsque nous étions enfants,
parce qu'ils se parlaient à eux mêmes de la manière dont leurs parents leur avaient parlé...
etc...ad libitum...

Et le subconscient contient tout ça.
C'est ainsi que ce que nous appelons "réalité" se reproduit automatiquement...

L'extérieur commence toujours par être intérieur.
C'est pour cela qu'il est suggéré de couper l'arbre des mémoires à la racine.

mardi 25 septembre 2012

Comment parlons-nous à nos enfants?

J'étais en train de travailler depuis un moment sur un bilan financier et les chiffres ne tombaient pas juste...Je vous avoue que dans les comptes, lorsqu'il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu, les résultats qui ne tombent pas juste, provoquent toujours en moi une sorte de peur irrationnelle...

Donc, j'étais là sur mon ordinateur et il y avait toujours quelque chose de décallé dans mes résultats, un peu comme si les chiffres résistaient...Comme par nature, les chiffres sont faits pour tomber juste, je me doute depuis un bon moment qu'il devait y avoir en moi de "vieux programmes" à effacer...

Comme à chaque fois que je me trouve dans ce genre de situation, j'avais chargé mon subconscient de "passer l'aspirateur" dans ma mémoire afin que mon travail puisse se terminer au plus vite dans l'harmonie numérique...

Et tout à coup, en plein milieu de mes calculs, un message est apparu clairement. Je ne saurai dire si c'était un message sonore ou visuel mais en tout cas ça disait littéralement : "Faché avec les chiffres!"

Et cette petite phrase a provoqué une traversée du temps...Et là j'ai vu un tout petit garçon littéralement enveloppé de voix graves effrayantes qui répétaient toutes comme un écho infernal : "Ce petit est fâché avec les chiffres!"...

L'ambiance de la scène faisait très "sorcières de contes de fées"...
Je suis revenu à mes calculs et j'ai dit aux chiffres : "Mais non, pas du tout, pourquoi serais-je fâché avec vous"? Je les ai sentis attentifs, un peu comme des soldats de plomb qui attendent qu'on les anime...Quelques minutes plus tard tout était rentré dans l'ordre..."L'harmonie numérique était revenue".

En présence d'enfants, les adultes qui les "guident"utilisent trop souvent les mots à la légère. Pour eux, les choses partent d'un "bon sentiment" mais le subconscient prend les choses littéralement et il ne les oublie pas. Pour lui, "fâché avec les chiffres" c'est comme être fâché avec quelqu'un..."Le résultat c'est qu'ensuite, une fois adulte on se dit : "Je ne suis pas doué pour ça" alors qu'en fait, c'est juste un conte de fée qui se déploie dans notre réalité. Un conte qui commence par : "Un jour, une méchante fée s'est penchée sur un enfant et lui a jeté un sort..."

A contrario, beaucoup de réussites spectaculaires ont commencé par la prophétie d'un grand père, d'une grand mère ou d'une tante annonçant : "Ce petit ira loin"... Il faut réaliser que le message aussi va très loin. Arriverons nous à croire qu'en choisissant les mots que nous utilisons avec les enfants nous pouvons permettre aux nouvelles générations de résoudre à plus ou moins long terme les questions de la maladie, de l'âge et de la mort...?

samedi 22 septembre 2012

La peur de l'ennui...

Je reçois presque tous les jours des courriels qui proposent de nouvelles approches pour être plus "créatif", plus "prospère", pour avoir une vie plus "excitante",...

Ces "promesses" s'invitent dans ma boîte aux lettres virtuelle en partant du pré-supposé que je ne suis pas ce que je devrais être et elles me proposent des moyens de remédier à cette carence...

A un premier niveau je dirai qu'elles commencent subliminalement par s'adresser au féminin en moi (mon subconscient) en lui annonçant qu'il ne fait pas bien son travail...

A un second niveau elles tendent à créer une hiérarchie de valeurs qui privilégie les états "euphoriques" comme normaux et les oppose aux autres, laissant entendre qu'ils seraient en quelque sorte des états de dysfonctionnement ou d'échec...

En ce sens ces propositions fonctionnent exactement comme les publicités d'une nouvelle discothèque, d'une nouvelle boisson, d'une nouvelle source d'excitation capable de nous faire oublier temporairement un sentiment qui fait partie de nos peurs les plus anciennes : l'ennui.

Plus que la douleur, l'ennuie nous effraie. La plupart des stratégies humaines au niveau individuel ou collectif visent à éviter l'ennui et ses dérivés...

La "tristesse" et le "désespoir" sont deux avatars de l'ennui et derrière la peur de l'ennui se trouve la peur du vide. Nous préférons parler de choses sans intérêt pour ne pas avoir à faire face au silence. Nous préférons être "mal accompagnés" que seuls, trop occupés qu'inactifs et finalement nous préférons la guerre à la paix car au moins les guerres peuvent nous occuper à plein temps...

C'est pour cela qu'une chose aussi simple que la paix intérieure nous semble inaccessible...Parce que nous recherchons une paix "excitante", une paix en mouvement, une paix qui ne soit pas vraiment la paix...

Et pourtant, si on observe les choses de près, qu'y a t'il de plus paisible que le fond de l'ennui accepté, que le fond du désespoir lorsqu'on a compris que ce qui s'y agite n'est que l'ombre de nos résistances...

Ce n'est pas très vendeur mais le nouveau territoire intérieur à explorer est là : apprendre à plonger dans l'ennui, le désespoir et la solitude pour y découvrir la force invincible, l'énergie inépuisable qui s'y cache...

Le fonds des mers est bien plus profond et riche de mystère que le sommet de nos plus hautes montagne et sous la plus puissante des vagues, à quelques dizaines de mètres à peine de la surface tout un monde vit à son rythme, dans le silence et la paix.

Cette image nous montre qu'il n'est pas d'expérience capable de troubler les profondeurs de notre être...Il faut néanmoins que nous arrivions à supporter le regard du gardien du seuil : "L'ennui"...

Il ne s'agit pas de transposer à nouveau nos approches habituelles. Il ne s'agit pas de "vaincre" l'ennui par la force. Non, il s'agit juste de regarder à travers, de s'y enfoncer comme on s'abandonne au sommeil. Pas non plus pour y découvrir quelque chose, non, avec la conviction que c'est le seul endroit en nous où se trouve vraiment la Paix Absolue parce que justement il n'y a rien à y découvrir...

Lorsque ma vie m'invite à lâcher prise, à laisser les choses s'effacer, je sais que ce n'est pas dans le but de retrouver de nouvelles sources d'excitation qui me permettent de m'occuper. Au contraire, je sais que c'est un appel vers la Source, au coeur de ce Rien immobile d'où tout émerge.

jeudi 20 septembre 2012

Le "business" de Dieu

Evoquer l'expérience de célèbres mystiques du passé comme Jean de La Croix, Thérèse d'Avila, Yeshouah Ben Yossef ou Bouddha n'est pas une incitation à tout laisser tomber pour se réfugier dans la prière et la méditation...L'expérience du "désert" est vécue par chacun là où il se trouve dans l'instant. L'homme d'affaire pourra la rencontrer sur son chemin professionnel comme la "femme au foyer" dans sa relation avec sa famille.

La distinction "monde profane"vs "monde spirituel" est une illusion. Lorsqu'il peut être entendu, l'appel de l'Esprit retentira; que nous nous trouvions aux toilettes, dans la rue, dans un lieu de culte ou même dans un lieu qualifié de "lieu de débauche"...

Le moment où nous serons à même de l'entendre sera notre sanctuaire. Des difficultés financières dans une entreprise, des décisions cruciales à prendre, l'impression d'être perdu dans les difficultés, des problèmes "de santé", c'est là que les choses se passent! Ces expériences invitent toujours à l'ouverture, au lâcher prise!Ce sont des monastères de chair et de sang placés sur notre chemin.

Face aux problèmes on peut se dire : "Je suis là à cause d'une erreur, d'un dysfonctionnement,...de la crise économique, de ceci ou de cela..." ou l'on peut se rappeler certaines idées qui ont attendu ce moment quelque part en nous et qui disent : "L'Esprit te parle, écoute-le et laisse le te guider à travers les peurs qui veulent te retenir"..."vois, ces craintes sont l'ombre de ton passé qui dissimule la lumière de ton présent..."

C'est dans ces moments que laisser s'effacer le connu est plus important que jamais.L'attachement au connu est toujours un réflexe de peur. Une "crise" traduit toujours une résistance à "l'inconnu". Ce que nous pensons ne marche plus mais nous essayons à tout prix de faire en sorte que ça fonctionne.La seule chose à faire est d'accepter l'inconfort, de laisser la nouveauté se déployer afin qu'elle nous féconde et nous conduise vers de nouveaux rivages...

C'est dans de tels moments que les "petites phrases" des "mystiques" peuvent soutenir notre foi, nous aider à marcher dans l'obscurité et parfois à nous inspirer de manière subliminale des principes de management ou de gouvernement.

Rappelons nous celle que je citais il y a quelques semaines dans ce blog :

"Personne ne songe à couper un morceau d'un habit neuf pour rapiécer un vieux vêtement. Sinon on abîme l'habit neuf, et la pièce d'étoffe qu'on y aura découpée jure avec le vieil habit.

De même, personne ne met dans de vieilles outres du vin qui fermente encore, sinon le vin nouveau les fait éclater, il se répand, et les outres sont perdues.

Non, il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves."


N'est-ce pas le principe appliqué "en esprit et en vérité" par tous les dirigeants qui réussissent à "surfer" sur les difficultés économiques. N'est-ce pas à contrario l'explication du déclin de tous les "empires" qui n'ont pas accepté de se remettre en cause...

C'est dans de tels moments que la question des attentes peut être contre productive car on recherche le plus souvent ce que l'on connaît déjà...Nos attentes sont souvent l'expression de notre absence de confiance dans l'imagination de la Vie.

Celle-ci nous donne pourtant bien à travers ses manifestations la preuve qu'elle a pour La Création toute entière une vision qui dépasse de loin la notre.Ne faisons-nous pas partie de la Création?

Les principes exprimés par certains mystiques comme la plupart des principes religieux n'ont pas été communiqués pour rester limités à certains moments de nos vies. La plupart des "grands dirigeants" ont eu leurs conseillers "spirituels"...C'est devant la difficulté, au moment où toutes nos "connaissances" semblent inefficaces qu'il peut-être vital de se souvenir d'une phrase comme celle-ci :

"Tu m'invoqueras :
Tu es mon Père, mon Dieu et le rocher de mon salut! Et moi je ferai de toi le premier né. Le plus élevé des rois de la terre..."


Répéter cette phrase du bout du coeur pendant une messe n'a pas grande utilité. C'est au moment où il ne reste pas d'autre planche de salut que ces quelques mots qu'il faut les saisir, s'y hisser à bras le corps. C'est LE MOMENT où on peut en découvrir le CODE...Pas intellectuellement, totalement...

Au moment où tout semble nous échapper,lorsque les vagues autour semblent sur le point de nous emporter, réussir à penser de tout notre coeur : "Tu est mon Père, mon Dieu et le rocher de mon salut!"ET s'accrocher coûte que coûte à cette promesse, c'est une chance de faire l'expérience de la Révélation. Grâce à une innocente petite phrase...

"...en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort."


Ce n'est pas à cause de la perte du "sentiment religieux " que de nombreux lieux de cultes se vident et que certains sanctuaires parfois même situés en plein centre ville sont convertis en "marchés" ou en "centres culturels" faute de ressources pour les faire vivre...

Tout "business" est le business de Dieu. Qu'il s'agisse d'une entreprise à but "lucratif" ou d'un lieu de culte à but "spirituel"...Les principes sont identiques... L'"Abondance" divine ne peut s'exprimer qu'à travers des "oeuvres vivante" et nos "oeuvres" ne sont "vivantes" que lorsque nous sommes pleinement réceptifs à l'esprit qui nous guide et non pas à la "lettre"...

Qu'il s'agisse d'une campagne pour le publicitaire, d'une messe pour un prêtre, d'un plan de restructuration pour un dirigeant, d'une plaidoirie pour un avocat,de l'aménagement d'un jardin pour un paysagiste ou du ramassage des ordures ménagères, ...dans tous les cas il s'agit simplement de rendre manifeste cette Présence qui est en nous et qui dit :

"Celui qui a planté l'oreille
n'entendrait-il pas?
Celui qui a formé l'oeil
ne verrait-il pas?"


mardi 18 septembre 2012

Peut-on vraiment avoir des attentes?

La vie m'a fait le don de me faire rencontrer des situations où même la question des attentes avaient disparu. Nous tenons pour acquis le fait de "désirer" ne serait-ce que le fait de boire une tasse de café mais la vie peut nous révéler que le désir n'est pas un acquis mais un don.Il peut y avoir des moments où même la simple envie d'un café est absente et où la vie ressemble à une "mort vivante"...

Ce que les mystiques décrivent comme "nuit obscure de l'âme" est de l'ordre de cette révélation. L'évidence de la "pulsion de vie" peut se retirer de nos terres intérieures au point de ne laisser qu'un désert total et un silence désespérant...

Cet étape est un moment d'extrême dépouillement très difficile à vivre. A des niveaux divers, de plus en plus de personnes sur cette planète en font en ce moment l'expérience. Celle-ci est sans lien avec leur situation matérielle, familiale ou professionnelle*.On éprouve alors le sentiment de ne plus avoir de but, de rêves, de "mission"...Le sentiment de ne plus être "motivé" par rien.

Dans cet état, même la notion d'attente n'existe plus, on n'est même plus capable d'attendre l'attente. On peut se sentir un peu comme un morceau de bois flotté sur l'océan infini, ce que 'on appelle : "une épave..."L'opinion publique appelle cela "se sentir paumé"

Jean de la Croix décrit bien ce qui se produit alors:

"Voilà mon âme dessaisie
de toutes les choses créées
au-dessus d'elle s'est levée
en une savoureuse vie,
s'étant sur Dieu seul appuyée
alors désormais on dira
chose qui m'est du plus grand prix
que mon âme se voit
sans appui et avec appui.

...
L'amour accomplit tel labeur
depuis que je sais qu'il est là
qu'avec du bien du mal en moi
il donne à tout même saveur
et l'âme il la transforme en soi
..."


La traversée de cette "nuit obscure" peut alors ouvrir nos coeurs et nos esprits à la douceur, la subtilité du "désir de vivre" que la Création manifeste naturellement à travers nous.Nous en ressentons alors la présence de manière toute nouvelle, dans la réceptivité et l'humilité. C'est comme une douce caresse intérieure, une action derrière nos actes, une voix derrière notre voix. Nous devenons "la résurrection et la vie" sans même le vouloir. Nous sommes voulus par la Création. C'est le "Que ta Volonté soit faite". Nos attentes ne sont alors plus des attentes mais des constats d'évidences, l'accomplissement naturel d'un processus cosmique sur lequel notre conscience ne fait que se laisser porter comme un surfeur...Nous devenons un avec la vague et elle nous porte...Ceci s'appelle "la seconde naissance"...

Elle se produit "par soustraction" et non "par addition". Il ne s'agit pas d'ajouter des croyances où des techniques. Il s'agit juste d'accepter que s'installe ce vide "insupportable" et d'écouter la voix qui alors se met à parler "dans le désert de notre coeur..."

"Encore ne saurions nous ici bas en avoir une certitude complète; il faut attendre que le véritable Juge rende à chacun ce qui lui est destiné. Nous verrons alors avec étonnement combien ses jugements sont différents de ceux que nous formons ici bas.Qu'il soit loué à jamais! Ainsi soit-il!"Thérèse d'Avila (Le château de l'âme)


* Il peut toutefois arriver que certaines situations extérieures servent à déclancher le processus.

lundi 17 septembre 2012

Inspiration...


Derrière l'exploit sportif, une métaphore de nos vies...



"I don't want to not live because of my fear of what could happen." - Laird Hamilton, Big wave surfer.

"Je ne veux pas m'empêcher de vivre à cause de la peur de ce qui pourrrait arriver." Laird hamilton, free surfeur de grande vagues.


J'avance, c'est tout...

Ce matin, j'ai le plaisir de partager avec vous un témoignage très inspirant d'une lectrice de ce blog. Il résume et illustre parfaitement bien tout ce que j'écris ici sur le "je fais sans faire", l'absence d'attente extérieures et le respect du "féminin" intérieur. Voici son message:


Je viens de réfléchir en me demandant pourquoi tout est plus facile maintenant et la vie tellement plus agréable et légère par rapport à ma période précédente.

Et en fait je me suis aperçue que l'esprit est libre quand on ne s'impose plus de contrainte. Ce sont les contraintes qu'on s'impose qui bloquent le libre esprit.

En fait ma situation professionnelle n'a guère évolué, mais pourtant j'avance. Avant, je faisais du sur place. Maintenant j'avance sans me soucier de réussir. J'avance en me disant "je laisse venir". Et je pense que cette attitude ouvre des portes, car on ne s'impose plus rien.

J'ai discuté avec une amie hier. En lui parlant, j ai retrouvé les bloquages que j'avais avant, et je me suis aperçue de mon changement. Je me suis vue comme dans un miroir et puis l'image à disparu pour laisser place à un grand vide rempli de sensations fortes. J' ai ressenti une force intérieure qui me disait juste "Avance!"

Unité intérieure

"Il est bon de louer l'Eternel,
et de célébrer ton nom, O Très Haut!
D'annoncer le matin ta bonté
et ta fidélité pendant les nuits"
(Psaume 92)


Je tourne mon attention vers ce qui est éternel en moi.
Le reste est passager:
états fugitifs, conditions, désirs, craintes,...
tout s'efface comme châteaux de sable
sous les vagues du temps.
Ca va passer, ça passe, c'est passé.

En deça du jeu d'ombre de l'éphémère
je ressens au coeur de mon être
une présence impalpable mais évidente,
hors du temps et de l'espace,
qui m'accompagne sans cesse en silence.
Je sais qu'elle s'occupe de beaucoup de détails dans les coulisses,
ne serait-ce que de ma respiration et des battements de mon coeur.

Je reconnais en pensées, chaque matin la bienveillance inconditionnelle de cette présence,
et je me rappelle avant de m'endormir qu'elle veille sur mon sommeil et me régénère.
Ce petit rituel n'est pas une obligation,
c'est un rappel de mon Unité intérieure,
je peux l'accomplir d'un simple mot : "Merci"

vendredi 14 septembre 2012

Le rôle du Féminin en nous

Le petit enfant regarde les autres enfants qui roulent en vélo. Quelque chose en lui dit : "Moi aussi j'aimerai savoir comment rouler en vélo"...

Le "féminin" écoute et lui répond "Veux-tu vraiment monter en vélo?" et il répond : "Oh oui"...

Le féminin va alors se mettre à l'oeuvre pour retirer de la conscience du petit enfant toutes les idées qui pourraient l'empêcher de tenir en équilibre sur son vélo...

C'est ainsi qu'étape par étape, l'équilibre qui est une évidence éternelle va retrouver sa place dans l"esprit de l'enfant...Et un jour, sans petites roues, sans aide, le miracle va se produire...La possibilité de se déplacer en équilibre sur un vélo aura été réactivée...

Le "féminin" est toujours à l'écoute, c'est lui qu'on appelle "subconscient". Il est à l'écoute 24h/24 de tout ce que nous pensons, entendons, recevons...Il est à la fois le centre de réception de nos demandes et le centre de livraison de nos "présents"...C'est la substance qui nous enveloppe et nous fait face lorsque nous fermons les yeux. C'est le support de tous nos actes, toutes nos pensées, toutes nos paroles...

Lorsque l'enfant éprouve l'envie de marcher ou de rouler en vélo, en général, il se trouve soutenu par une évidence globale, c'est que "théoriquement" tout le monde doit être capable de marcher ou de monter sur un vélo...A partir du moment où le féminin n'a enregistré aucune idée qui fasse obstacle à cet objectif, tout se déroule dans l'obéissance, en accord avec l'impulsion de départ...

Si le féminin a reçu directement ou indirectement l'idée que les princesses roulent en carosse et que les paysannes se déplacent sur des mulets...Le féminin reproduira fidèlement cet ordre du monde. Imaginons des parents qui disent à leur enfant : "Non, seulement certains enfants réussissent à monter en vélo, toi tu ne pourras pas", le féminin répondra fidèlement et l'enfant ne pourra pas tant que cette "malédiction" n'aura pas été effacée...(C'est le "Tout est bien tout est possible").

Les miracles de Jésus s'adressent toujours au Féminin (Un autre nom du Féminin c'est "Le Saint-Esprit", l'interface, la connection qui établit le lien entre le Fils et le Père).

"Et Jésus leva les yeux en haut et dit; Père je te rends grâces de ce que tu m 'as exaucé. Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m 'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé (Jean 11.41-42)

Le "féminin" en nous est le réceptacle de l'action de ce qu'on appelle la "grâce divine". J'insiste au passage sur le fait que l'idée de "grâce divine" repose sur le principe "d'inconditionnalité". Le Père n'attribue pas des "récompenses", il ne récompense pas les oeuvres, il accomplit les oeuvres de la Foi...un point c'est tout...Il transmet les prières formulées via le féminin :"Demande et il te sera donné" et "Il en sera fait selon ta FOI"...

La "communication" avec le Père se fait uniquement grâce à la médiation du féminin (La Vierge)...
"Marie mère de Dieu priez pour nous..." Ce qui signifie en clair : "Féminin béni entre toutes les femmes, je te confie mes demandes pour qu'elles soient transmises au Père..."

Ce que je décris là est un modèle de "Communication intégrative"...
Le Fils s'adresse au Père par l'intermédiaire de l'Esprit Réceptif (Féminin) qui est qualifié de SAINT tout simplement pour reconnaître sa véritable place et son pouvoir...

La seule chose qui puisse empêcher le "Féminin" de nous "exaucer", c'est que la Vierge ne le soit pas vraiment. Qu'elle ait déjà été engrossée d'autres idées...Je n'évoque pas là une question de virginité physique...La seule virginité effective c'est l'absence d'idée qui fasse obstacle (limitation) au niveau du "Féminin"...

Si le Féminin contient ne serait-ce qu'une seule idée qui soutient le fait que certaines personnes peuvent marcher normalement et pas d'autres, il n'est pas vierge...Le résultat "physique" sera qu'il y a des personnes qui ne peuvent pas marcher normalement dans notre monde...

Le "Ministère" de Jésus n'est pas de formuler un diagnostic ou de prescrire un médicament. Il ne demande même pas comme condition préalable de renoncer à quelque chose, non, il s'adresse directement au féminin, sans le moindre doute et dit : "Lève-toi et marche!" Il sait que le "Féminin" est là pour répondre fidèlement aux idées...

Tous les "faiseurs de miracle" sont des êtres qui ont réussi à effacer TOUT ce qui encombrait leur féminin et qui réussissent de ce fait à offrir au monde un miroir qui lui rende sa pureté originelle et son POUVOIR DIVIN :

"Va. Moi non plus je ne te juge point."

En chacun de nous, la Vierge attend que nous lui rendions sa pureté totale. La rivière la plus polluée de l'univers n'est pas à l'extérieur, elle coule au milieu de notre être . Enlever tout ce qui l'encombre rendra naturellement la liberté à tous les cours d'eaux du Cosmos...


Le Féminin et le Masculin : Dialogue...

Livraison de meubles.
Les éléments sont dans des cartons.
Il ne reste plus qu'à à les assembler.
Conversation à l’intérieur de moi :
Le masculin dit : "On va assembler ces meubles"
Le féminin répond : « OK »
Au bout d’un moment le féminin dit : "J'en ai assez pour aujourd'hui"
Le masculin doit alors dire "Ok chérie"
Parfois le féminin dit : "Pas aujourd'hui"
Et le féminin a toujours raison. Parce que c'est le processeur du système.Et si on ne tient pas compte de l'avis du féminin on risque de tout bloquer...

mercredi 12 septembre 2012

"La Communication Intégrative", une approche ouverte sur toutes les traditions.

De l’article précédent, ce que je vous propose de retenir ce sont les 4 points suivants :

1) Tous nos états, qu’ils soient considérés « de veille » ou « de sommeil » sont des formes de transe.

2) Le rôle du subconscient est de produire toutes ces formes à partir des informations qu’il reçoit du conscient. C’est le créateur de toutes nos « réalités » mais il ne peut que réagir aux demandes du conscient.

3) Le subconscient est par ailleurs relié au Principe Créateur quel que soit le nom qu’on lui donne, au travers d’un principe qui est : « Tout est bien, tout est possible ».

4) De la « qualité » de la communication entre le conscient et le subconscient va dépendre la « qualité » des transes que nous vivons…

L’intérêt de cette approche c’est qu’elle est utilisable dans tous les contextes, qu’ils soient religieux, philosophiques ou scientifiques. Elle permet même de « surfer » sur les approches au gré des envies ou de l’inspiration. On peut ainsi choisir de passer du christianisme au chamanisme, de la physique quantique à la rencontre avec des extraterrestres de la même manière qu’on passe d’un continent à l’autre à bord d’un OVNI…

A titre d’illustration et de confirmation je citerai une parole attribuée à Jésus : « La vérité vous rendra libre » que j’appuierai sur l’idée bouddhiste que « Le vide est forme et la forme est vide » et sur l’idée chamanique que tout est rêve… Ce qui signifie que dans le fond, tout est libre puisque tout n’est qu’expérience fugitive…

Le « tout est bien, tout est possible » est la clé. Compte tenu de ce principe, je peux aussi bien demander à mon subconscient de me faire vivre la crucifixion de Jésus que sa résurrection. De son côté, il n’a aucune préférence puisque tout est bien et il y a de fortes chances qu’il réalise les désirs de mon coeur à fond puisque pour lui tout est possible. C’est de cette manière que certaines personnes réussissent même à manifester les stigmates du christ.

Il faut être clair : le subconscient ne connaît pas l’échec puisque pour lui, même l’échec est un succès. En ce sens, il réussit toujours à 100% à partir des données qu’on lui fournit.

Par exemple, si je communique à mon subconscient à travers une célèbre prière chrétienne qui se termine par « …ayez pitié de moi pauvre pécheur » il est clair que le subconscient aura tendance à retenir les mots « pitié » et « pauvre pécheur » et il y a de fortes chances qu’il m’enferme dans une boucle infernale…C’est l’une des raisons qui a mené la plupart des saints au martyr. Pour leur esprit conscient, le martyr était le moyen privilégié de rejoindre le Christ. Ce n’est toutefois pas une obligation puisqu’il est bien clair au départ que Jésus a déjà racheté les péchés des hommes. N’oublions pas qu’il a déclaré en clair :

« Vous êtes déjà purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée »

A partir de là pourquoi ne pas passer directement à l’étape suivante au lieu de revenir à la précédente, l’avant JC. Pourquoi ne pas choisir de dire plus directement :

« Seigneur,toi qui as déjà racheté tous mes péchés et ceux de tous les hommes, montre-moi la voie »

En entendant cette prière, il y a de fortes chances pour que notre subconscient nous conduise directement à la Grâce éternelle puisqu’il est orienté à 100% vers la réussite.

J’ai choisi le contexte « christique » comme exemple mais il en est de même pour toutes les traditions. Vous remarquerez que celles-ci génèrent presque toujours la notion d’interdit, de tabou et de faute…Ces notions ont peut-être été utiles à certaines époques mais tout ce qui encombre aujourd’hui notre subconscient vient de là…

Toute les mémoires en nous qui empêchent la lumière de passer viennent du fait qu’on a fait jouer au subconscient le rôle de filtre entre le « bien » et le « mal » et que la plupart des « crimes » collectifs commis sur cette planète l’ont été au nom de la "vérité". Les croisades, les guerres saintes et les génocides sont des transes conduites au nom d’une certaine idée de la « pureté »…Notre subconscient garde encore les traces de ces contradictions, que nous ayons jadis été du côté des bourreaux, des victimes ou des deux à tour de rôle…

Il est donc temps de redonner au subconscient sa vraie place, ce qui nous permettra de retrouver la notre. Souvenons nous de ce principe à la fois libérateur et exigeant : « Tout est bien, tout est possible » et utilisons le dans son acception la plus large, qui permet de mieux comprendre et de mieux savourer cette phrase du Maitre Zen Dogen :

« Fleurs, feuilles pourpres d'automne, nuages blancs d'hiver, leurs couleurs illusoires m'enchantent. »

Du bon usage de la transe (2): Le rôle du subconscient

L'"atmosphère"générale de nos états de transe dépend avant tout de la qualité de la communication que nous sommes capables d'établir entre notre conscient et notre inconscient.

L'approche que j'utilise dans ma pratique en cabinet pourrait s'appeler "communication intégrative" dans la mesure où plutôt que de séparer elle rassemble et plutôt que d'analyser elle est tournée vers la synthèse.

Mon rôle consiste donc simplement à faire comprendre aux personnes qui font appel à mes service que la seule liberté que nous avons c'est de pouvoir induire nos états de transe grâce à notre communication avec le subconscient. A partir de là je peux leur présenter des outils qui permettent d'exercer ce choix, je leur explique comment les utiliser et s'ils le souhaitent je les accompagne pendant un certain temps, un peu comme un moniteur d'auto école fait de la "conduite accompagnée".

Le seul point indispensable pour que le "travail" que je propose soit efficace c'est que les gens aient réalisé l'idée de base de la démarche qui est que le seul choix que nous ayons c'est de passer d'une transe à une autre. A partir de là, la vie quotidienne devient une création/exploration de nos états de transe.

Cette "création/exploration" s'inspire d'un principe simple : "Tout est bien, tout est possible..."

A partir de ce principe on comprend bien qu'au cours de notre voyage, même s'il semble nous arriver quelque chose de troublant ou de désagréable, rien ne peut nous arriver de grave. Nous circulons juste à travers "des transes" induites comme Christophe Colomb à travers les mers.

Pour bien vous faire saisir la nature de la démarche, je vous citerai un extrait d'une conversation que j'ai eue avec mon subconscient. Un jour, alors que je lui posais une question, il m'a répondu:

"Il n'y a pas de "bonnes" croyances ni de "mauvaises" croyances. Il n'y a que des "idées" et les "résultats" qu'elles produisent.

Si les résultats que tu constates ne te satisfont pas, c'est que les idées auxquelles tu adhères ne servent pas tes objectifs. Si tu souhaites atteindre la satisfaction il est alors préférable que tu laisses tomber ce à quoi tu crois et que tu le remplaces par autre chose."


A travers cette réponse, mon subconscient révélait le processus de "navigation" qui permet de choisir les "états de transe".

La croyance dans la "maladie" est aussi valide que la croyance dans la santé...Le point important est juste de reconnaître que si on se trouve quelque part ,c'est qu'on a volontairement pris un billet pour cette destination et que si on y reste c'est que l'on n'a pas encore vraiment décidé de prendre son billet pour ailleurs...

C'est ainsi que certaines personnes peuvent choisir aussi de continuer avec un billet pour "l'autre monde" et d'autres un billet pour la "santé", ce sont juste des transes différentes. L'avantage de cette approche c'est qu'elle permet de "dédramatiser" nos parcours" et de nous rappeler que nous sommes à 100% responsables...

Au cours de la même conversation, mon subconscient a ajouté ce détail clé :
"Ce n'est pas ce que vous appelez le "subconscient" ou "l'inconscient" qui résiste au changement, c'est le conscient.

Si le conscient s'attache à des "certitudes" et à certaines prises de position, l'inconscient ou le subconscient ne peut rien faire puisque son rôle est précis : il ne fait que donner une forme aux idées en fonction de ce que le conscient lui demande..."


Certaines personnes arrivent chez un thérapeute ou dans un séminaire avec des "réponses" pré-établies qui se manifestent sous forme d'attentes. Ils se trouvent de ce fait enfermés dans un cycle sans fin puisqu'ils essaient de résoudre certains problèmes en utilisant à la lettre le mode de pensée qui les a générés : l'attachement à la logique du conscient. Ils vous diront en quelque sorte, mes opinions m'ont conduit dans l'impasse mais mon point de vue est le bon...

Pourtant, comme le mot l'indique bien, "l'inconscient" ou le "subconscient" fonctionnent avec une autre logique que celle du conscient. C'est en quelque sorte une "boite noire". On ne peut pas savoir ce qui se passe dedans. La seule chose que l'on peut faire c'est y faire rentrer de l'information et voir ce qui se produit à la sortie...Ceci s'appelle "la connaissance de soi".

Mon subconscient exprime la même idée de cette manière :

"Si tu me poses une question, je peux y répondre mais je ne pourrai y répondre que d'une manière qui correspondra mot pour mot à ta façon de formuler la question".


"Il faut que tu saches que le principe "Tout est bien, tout est possible" est ce qui me dirige. C'est ce qui fait que je ne peux rien refuser au conscient. Je ne suis pas là pour ça. Si une personne s'attache volontairement à un état de transe, si elle dit "Non je ne peux pas pardonner!" il faut qu'elle comprenne qu'elle a pris un aller simple pour l'enfer ou le purgatoire. Tant qu'elle ne m'aura pas dit : "Je choisis consciemment de pardonner parce que je veux la paix" ,je ne pourrai rien faire...

Par contre une fois que le conscient m'a confié une mission, s'il me laisse l'accomplir sans intervenir et me fait totalement confiance, je peux, à partir du même principe "Tout est bien, tout est possible" générer un nouvel état de transe où l'intervention du pardon va permettre l'émergence d'une nouvelle réalité plus adaptée à l'état de conscience atteint et aux aspirations qui sont associées à cet état de conscience."


"Et en plus, ce n'est même pas au conscient de pardonner puisque fonctionnellement il en est incapable. Il vaut mieux qu'il se contente d'avouer son impuissance à le faire et qu'il me demande directement d'accomplir le travail, puisque c'est mon rôle.C'est le vrai sens de la prière."


Prochain article de ce blog : "La Communication Intégrative", une approche ouverte sur toutes les traditions.


lundi 10 septembre 2012

Du "bon usage" de "la transe"

Il y a une chose que je souhaite faire sentir à travers ce blog, c'est que quelles que soient les références que j'utilise, religieuses, philosophiques ou psychologiques, le seul chemin qui nous conduit vers l'expression de ce que nous sommes passe par la relation entre notre "conscient" et notre "subconscient"...

La médecine dite "classique" s'efface de plus en plus derrière le domaine "psychosomatique". La science se trouve de plus en plus souvent contrainte de reconnaître ses limites...De tout cela émerge une évidence de plus en plus claire : quelque chose d'inconnu en nous génère instant après instant les expériences qui sont les notres. La physique quantique, limite extrême de la pensée scientifique puisqu'elle essaie d'observer directement le point de jonction entre "l'énergie" et ce que nous considérons comme : "la matière" va même jusqu'à reconnaître que ce "quelque chose d'inconnu"qu'elle appelle "LE CHAMP" détermine notre réalité. Max Planck, l'un des pionniers de la physique quantique nous a laissé ce message très inspirant qui est un aveu :"La science ne peut pas résoudre l'ultime mystère de la nature. La raison en est qu'en dernière analyse, nous mêmes faisons partie du mystère que nous essayons de résoudre".

Par contre, si la science butte naturellement sur les "mystères" de la vie, la technique, elle, ne cesse de faire des progrès. Le domaine de l'informatique est sans doute l'un de ceux qui évolue le plus rapidement...La science essaie d'expliquer, la technique applique...

En ce sens, la technique nous montre la voie. Au lieu de nous enfoncer dans l'impasse de l'explication, du POURQUOI, il vaut mieux nous poser la question du COMMENT? et y répondre de manière pratique et non intellectuelle...Les maladies dites "psychosomatiques" et l'utilisation de placébos en médecine nous ont permis de reconnaître que ce n'est pas le corps qui affecte l'esprit mais l'esprit qui affecte le corps.

C'est suffisant comme connaissance pour que nous puissions passer à l'étape suivante qui consiste à nous demander "Comment est-ce que l'esprit affecte le corps?"Ici encore, l'observation nous fournit les réponses : c'est "le subconscient" ou "l'inconscient" qui donne une forme à tous les secteurs de notre vie...

Autrement dit il y a, en dessous de notre conscience quotidienne, une partie de nous qui produit notre réalité et qui est capable de faire cela sans notre participation.En allant un peu plus loin nous réalisons que cette partie "inconsciente" ne fait pas cela toute seule mais qu'elle fonctionne en réaction par rapport à la manière dont nous nous exprimons et pensons sans cesse au niveau conscient.

Par exemple, si je pense "j'ai peur" je risque de voir s'installer une boucle sans fin qui va fonctionner comme une boule de neige. Le fait d'avoir peur va générer une réalité effrayante qui peut devenir de plus en plus effrayante si je n'interromps pas d'une manière ou d'une autre la rotation infernale...

On peut créer l'illusion d'interrompre la boucle par des moyens chimiques ou psychologiques qui mettent le système en état de sommeil. Le problème c'est que le mécanisme se remettra en route de plus belle dès que le système retrouvera sa vitesse naturelle.

On peut aussi se dire que puisqu'il y a "une partie" de nous qui peut entretenir la boucle, celle-ci doit aussi pouvoir la faire disparaître...

La question reste alors de savoir comment y parvenir.

Un début très prometteur a été atteint depuis longtemps par une approche qui a malheureusement assez mauvaise presse c'est le domaine de l'Hypnose. Nous avons accumulé tellement de fausses idées sur cette technique que la plupart des humains ne perçoivent pas le fait que nous vivons tous d'une certaine manière 24h/24 en état de "transe"...

Ce qu'on appelle "hypnose" permet juste la prise de conscience d'un fonctionnement de base de l'esprit qu'on appelle "état de transe" et elle nous donne les moyens de communiquer avec notre subconscient pour que celui-ci nous aide à naviguer à volonté sur ces "états".

Nous imaginons la "transe" comme un état de "perte de conscience" alors qu'en fait chacun de nos états de conscience est simplement une "transe" résultant d'un acte de communication entre notre conscient et notre subconscient. Sans transe, notre vie quotidienne serait impossible.

Imaginez, vous roulez en voiture, vous voyez un feu rouge. Vous vous arrêtez automatiquement sans vous poser de question. Vous pouvez être en train de penser à autre chose, en train d'écouter la radio, automatiquement vous allez vous arrêter. Si votre esprit conscient était en train de se demander : "Mais pourquoi m'arrêter au rouge et pas au vert et puis d'ailleurs pourquoi m'arrêter?" Vous entreriez alors dans un autre niveau de "transe" et vous passeriez outre.On ne peut pas sortir de la transe mais on peut apprendre à l'utiliser...
Nous avons appris à circuler sur l'eau et l'air pour explorer l'espace physique. L'hypnose et la transe permettent de naviguer et d'explorer un milieu où les déplacements vont au delà de la vitesse de la lumière "l'espace méta-physique", c'est à dire l'espace au delà ou en deça du physique...

La question importante est donc de savoir comment utiliser "à volonté" le véhicule de la "transe".

Supposons qu'au feu rouge, la radio de ma voiture emette un message annonçant des prix cassés pour un voyage au Antilles et que je sois précisément en train de rêver de prendre des vacances au soleil, je vais prêter l'oreille plus attentivement que quelqu'un qui rêve de partir à la montagne ou que quelqu'un qui revient juste de vacances...Il se peut même que ce simple message radiophonique me conduise quelques jours plus tard sur une plage de rêve à l'ombre des cocotiers.

Au cours de cette expérience, un message conscient conçu par des publicitaires aura simplement communiqué avec mon subconscient pour que celui-ci produise une "réalité" dans laquelle mon rêve pourra s'accomplir...

Nos "mauvais rêves" ou les "réalités" qui nous dépriment se produisent tout simplement lorsque le conscient et le subconscient ne réussissent pas à tomber d'accord sur un choix d'état de transe ou lorsque le subconscient est abandonné à lui-même comme un vaisseau fantôme. Ce n'est pas une fatalité.

La recherche sur les "états de transe" et les applications qu'elle permet fournissent le chaînon manquant entre la "science" et la "religion". Les résultats dans ce domaine permettent de rétablir de parfaites modalités de communication entre notre conscient et notre inconscient.

Etre capable d'utiliser à volonté ces modalités de communication naturelles permet de générer naturellement les expériences auxquelles nous aspirons et à éviter celles qui ne correspondent pas à notre bien être. La "mutation" qui est en train de se produire concerne cette "intégration" qui permettra à de plus en plus de personnes sur cette planète de naviguer ce "fluide" plus subtil et plus "porteur" que l'eau et l'air : l'éther ou substance de la conscience...

Au Guerrier de Lumière et de Paix

Guerrier(e) de Lumière aux mains et au coeur vide, le Grand Esprit te conduit irrésistiblement vers la terre de nos ancêtres...aies confiance...

Tu n'as pas d'ennemi, embrasse tes "ombres" comme un amant ou une maîtresse, laisse-les se fondre dans la chaleur de ton amour...

Le jour où la peur quitta la Terre...

Derrière tous nos problèmes quels qu'ils soient se trouve une idée très puissante qui après avoir été notre instrument de survie pendant des millénaires est devenue notre maître inflexible.

Plus vite nous réaliserons individuellement qu'au niveau planétaire c'est elle qui conditionne le passage inévitable à notre nouvelle étape d'évolution, plus vite nous pourrons mettre fin aux "angoisses" qui envahissent exponentiellement la une de l'actualité planétaire...

Réalisons que TOUT, TOUT, TOUT ce qui inspire notre actualité en ce moment, dans tous les domaines c'est LA PEUR, rien d'autre.

C'est la plus puissante des mémoires...
Elle change de visage très facilement : peur de la mort, peur de la douleur, peur de manquer d'argent, peur de l'inconnu, elle peut adopter tous les visages, même celui d'un être aimé, d'un parent ou d'un enfant...

Quelle que soit la "peur" qui nous anime, c'est toujours la même...
Elle est présente dans le coeur du serpent, dans les plantes, dans les animaux,...
Elles est ancienne...Elle est cachée dans les tréfonds de notre généalogie.
Elle dit toujours la même chose : "la vie est dangereuse...Tu dois lutter et si tu penses ne pas pouvoir gagner, tu dois fuir"

Cela conditionne un mode de comportement "réactif" qu'on appelle : "être toujours sur le qui vive..."

Même le plus "puissant" des hommes, qu'il soit roi, chef spirituel, lutteur de sumo, champion d'arts martiaux,... est d'une manière ou d'une autre sous son emprise. Quelque chose sait au fond de lui qu'il peut toujours y avoir plus fort ou plus puissant quelque part dans l'univers et que de toutes façons en dernière instance il faudra qu'il se soumette à l'inconnu un jour ou l'autre...

La seule force qui soit invincible en nous s'appelle "l'Inconnu",
C'est le secret derrière la phrase "connais-toi toi même"...
Elle signifie : "Ouvre-toi à l'inconnu qui est en toi pour qu'il puisse féconder ce que tu es..."

La peur est LA mémoire qui nous empêche de faire l'expérience de la plénitude de ce que nous sommes vraiment...Elle crispe nos esprits et nos corps et les empêche de vivre en rythme avec le flot de l'inspiration.

Réussir à apprivoiser la peur permet de s'ouvrir au vrai pouvoir...
Mais la peur ne s'apprivoise pas par la lutte.
Elle ne peut être contrôlée.

Je dois simplement réussir à lâcher cette peur à laquelle je m'agrippe
Je dois laisser mes mains s'ouvrir
afin que ses vêtements qui m'enveloppent et m'enserrent puissent glisser entre mes doigts.
Qu'elle puisse se détacher, s'envoler librement et s'éloigner au loin vers l'horizon avec un sourire qui dit...

"Merci...Enfin!...Nous voici libres, tu n'as plus besoin de moi"...

Et partout sur cette planète, la même chose se produisant dans tout ce qui existe permit ce jour là à la Peur de quitter la terre à tout jamais...

mardi 4 septembre 2012

L'inspiration ne peut emplir qu'un coeur vide...

"Et il utilisa la comparaison suivante:

Personne ne songe à couper un morceau d'un habit neuf pour rapiécer un vieux vêtement. Sinon on abîme l'habit neuf, et la pièce d'étoffe qu'on y aura découpée jure avec le vieil habit.

De même, personne ne met dans de vieilles outres du vin qui fermente encore, sinon le vin nouveau les fait éclater, il se répand, et les outres sont perdues.

Non, il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves."

Effacer, effacer sans cesse,
les inspirations de l'instant sont pour cet instant...


lundi 3 septembre 2012

La "Force" de l'Etat Zéro...

Un de mes amis architectes construit des bâtiments habitables avec des tubes en carton...Placé verticalement, un tube en carton possède la même "force" qu'une colonne de marbre ou d'acier, c'est juste une question d'angle...Verticalement, le tube de carton est dans un l'état proche de"zéro" puisque la section qui sert de support est de quelques millimètres d'épaisseur à peine. Dans cette position, à sa particularité de matériau supposé "fragile" se substitue un principe physique qui transcende sa nature...La verticalité.

Le même principe s'applique à tout...A la verticale absolue tout est irrésistible...Si le tube de carton peut s'exprimer ainsi sans aucune force, juste en restant proche de zéro, il nous montre l'exemple...Qu'il s'incline ne serait-ce que légèrement et tout est fragilisé...

Cette image nous enseigne que la Force n'est ni dans la résistance ni dans la lutte mais dans la verticalité sans effort que permet l'état zéro...Moins je suis ce que je crois être et plus la Force de l'univers peut exprimer à travers moi ce que je suis vraiment...

En l'absence totale de croyances j'occupe naturellement ma place dans "l'espace-temple" du cosmos. Je suis juste l'un de ses "piliers", unique et irremplaçable. Enraciné dans le sol, je soutiens le ciel. Lorsqu'aucune idée n'est là pour m'imposer son attraction, je peux vraiment être ce que je suis sans même avoir à y penser...

Qu'il y ait le moindre "mais", le moindre doute, la moindre question, la moindre croyance et une inclinaison se produit qui entraîne à plus ou moins long terme la rupture de l'équilibre...

Effet d'une synchronicité troublante, comme pour me permettre de fournir une illustration pratique à cet article, j'ai reçu ce matin un appel téléphonique d'une personne qui s'était inscrite à l'une de mes formations. D'une voix "en souffrance", celle-ci m'a annoncé que vu son état, elle ne pourrait-être présente comme prévu...Je lui ai alors répondu que nous étions encore à quelques jours de l'événement et qu'il se pourrait bien que les choses soient rentrées dans l'ordre d'ici là...

Elle m'a alors répondu par ce contre argument imparable : "Je ne pense pas, je me connais..."

Très souvent, penser se connaître n'est pas une force mais une rigidité et la rigidité une fragilité...Renoncer aux fantômes familiers qui nous rassurent et nous inquiètent à la fois nous permet de nous ouvrir à l'inconnu. La position à adopter est simple : "Je ne suis rien, je ne sais rien mais je reste ouvert à tout, à tout moment, je suis à l'écoute..."

Je terminerai cette contribution par une question qui permet de bien comprendre ce qu'est "La Force de "l'Etat Zéro":

"Si la maladie ne trouvait personne sur son passage, en qui pourrait-elle s'installer?"

dimanche 2 septembre 2012

Le miracle du "Pardon"

Il y a derrière notre notion d'"erreur" ou de "péché" un défaut de perception...Nous avons le plus souvent l'impression qu'il y a quelque part dans l'univers un "juge" qui comptabilise les pénalités qui doivent nous être attribuées pour nos "fautes"...

En fait c'est beaucoup plus simple et beaucoup plus implacable à la fois : tout se passe en nous...Si je crois fermement que je ne peux sortir d'une pièce qu'en traversant les murs, je risque de me faire mal...S'obstiner à faire quelque chose qui de toute évidence ne fonctionne pas dans le moment présent est la seule erreur ou le seul "péché" que l'on puisse accomplir contre soi-même.

Cela apparaît évident dans le cas du mur physique mais il faut réaliser que ce sont nos murailles mentales qui nous enferment le plus souvent. Je rencontre dans ma pratique thérapeutique et dans mon observation quotidienne des personnes emmurées vivantes dans quelque chose d'impalpable fait de remords, de regrets, de rancoeur ou de peur...

Derrière presque tout problème, en grattant un peu, on trouve quelque chose ou quelqu'un qui attend le pardon...Comme nous l'avons vu dans le "traitement" rédigé par Emma Curtis Hopkins, le PAR-DON, c'est le retour à l'unité, le fait d'accepter d'abandonner notre attachement à notre personnalité pour laisser émerger ce qui est toujours présent et qui soutient tout, NOTRE IDENTITE, c'est à dire notre Globalité dépouillée de tout conflit.

Pour pouvoir réaliser cette Globalité, cette unité, il faut cesser d'être 2, il faut donc avoir effacé en soi toutes les sources de conflit...L'effaceur le plus radical que possède la création c'est le fameux "pardon".

Un divorce n'est grave pour personne, ni pour les parents, ni pour les enfants, ni pour la société. Ce qui affecte tout le monde ce sont les griefs. Qu'un seul grief soit conservé et toute la machine et bloquée. Pas seulement la machine de cette famille précise, la machine de tout l'univers.

Il faut réaliser que tout est interdépendant. Si l'on verse du sable dans le mécanisme d'une montre,on peut prévoir qu'à un moment ou l'autre ça risque de coincer quelque part...

Nous parlons d'évolution comme si un être extérieur observait nos faits et gestes pour décider de nous faire passer dans la classe supérieure...Ce mode de pensée fait de nous des irresponsables...La responsabilité c'est de réaliser qu'à chaque fois que quelqu'un accepte de retirer ses propres grains de sable du système, il nous rapproche de la MAISON...Par contre, à chaque fois que je rejette la faute sur un autre d'une manière ou d'une autre, je retarde tout le monde.La règle de l'évolution c'est comme chez les mousquetaires, "un pour tous" et "tous pour un".

La bonne nouvelle c'est qu'il suffit juste de nous occuper de nos propres grains de sable...La mauvaise nouvelle c'est que l'unité ne pourra être réalisée que lorsque tous les grains de sable auront retrouvé leur place dans la dune...

Si je conserve les cicatrices d'une séparation, d'un divorce ou d'une relation avec le sentiment de légitimité d'un ancien combattant, je bloque tout le monde. Que le jour dit "du jugement dernier" une seule personne conserve un micron de grief et Dieu lui-même est bloqué...

La deux choses à retenir c'est qu'il y a un seul endroit où je peux faire le ménage,c'est dans ma conscience et le fait que mon aspirateur, mon balai magique, c'est le PARDON, absolu, total, inconditionnel.

OUI! J'accepte de tout lâcher, j'ouvre la main, sans tension, sans essayer d'accrocher quoi que ce soit au passage, ni une pension alimentaire, ni un autre comportement chez qui que ce soit, ni une solution qui m'arrange,...Il n'y a ni faute ni erreur, ni scénario plus positif qui aurait pu se dérouler en lieu et place, non,... je m'ouvre simplement. Je m'ouvre à ce qui est, comme une épouse le soir de sa nuit de noces. Je fais totalement confiance à l'Univers.

La seule chose que j'aie à faire lorsque j'ai mal c'est de retirer mes doigts de la porte,... Même si je ne peux pas,si je ne sais plus pardonner, je peux avoir l'humilité le reconnaître. Je peux prononcer les mots "Oui de tout mon coeur je veux pardonner mais je n'arrive pas, j'appelle à moi le Pardon total, que tout soit effacé, qu'il nous soit permis à tous de rentrer à la maison, libres...Je ne veux retenir personne consciemment ou inconsciemment, mon esprit est maintenant vierge de tout : La guerre est enfin terminée! Vive la PAIX!"

Cela paraît infime, et pourtant c'est suffisant pour rendre au monde son vrai visage, un grain de sable après l'autre. Afin que nous puissions tous être capables de ressentir à nouveau au milieu de nous-mêmes la force invisible qui maintient la cohésion harmonieuse du TOUT...

samedi 1 septembre 2012

Le véritable sens du "PARDON"

Ce matin, je souhaite partager avec vous une perle rare due à une "mystique" relativement méconnue, Emma Curtis Hopkins...Il faut savoir que cette grande dame qui a vécu au siècle dernier a formé la plupart des auteurs du courant "dit de la pensée positive" qui ont influencé le Film "Le Secret". Mais le message d'Emma va bien au delà de ce que ses disciples en ont perçu et l'évolution de notre conscience commence enfin à nous permettre de saisir ce qu'elle a voulu nous révéler...

Comme les vertus thérapeutiques du "pardon" commencent à être reconnues par de plus en plus d'humains sur cette planète mais que ce mot est encore malheureusement entouré d'une aura de "culpabilité" j'ai sélectionné un court texte d'Emma, un de ceux qu'elle nomme : "Auto-traitement". C'est une sorte de prière entre SOI et SOI...Un texte qui éclaire le véritable sens du "PARDON" et qui permet de mieux intégrer cette attitude intérieure.

Dans son texte, Emma utilise le mot "Forgiveness"(for giveness) et "Forgive" (for give) d'une manière qui correspondrait à "pour don" et "donne pour"...Pour faciliter la lecture j'ai donc choisi les mots français qui me semblent le mieux traduire sa pensée. Je noterai ces substitutions en caractères gras pour signaler qu'à cet endroit Emma a utilisé "forgive" ou "forgiveness".Dans certains contextes, j'emploierai aussi pour for give (c'est à dire "par donne"), le mot "remplace" qui exprime assez bien l'idée de donner quelque chose en échange d'autre chose...

En effet, à travers ce message qui est ce que l'on pourrait appeler une "prière", Emma décrit le "Pardon" comme un processus transmutation. L'effet naturel de ce processus est simplement un lâcher prise permettant d'effacer l'image limitée que notre esprit se fait de lui même pour que se révèle naturellement notre véritable nature, la Présence Infinie qui nous englobe, nous soutient et alimente sans cesse ce que nous sommes : elle même...


"Forgiveness" par Emma Curtis Hopkins

"Voici mon esprit. Je le dépose devant TOI. Donne-moi pour ses illusions et son ignorance la lumière de TA sagesse. Voici ma vie, je TE l'offre, donne-moi ce que TU es en lieu et place de mes plaintes. Voici mon coeur. Il est à TOI seul. Efface son agitation incessante et ses moments de découragement. Efface ses ressentiments. Efface ses amours et ses haines, ses espoirs et ses peurs. Voici mon corps.Je le dépose devant TOI. Donne-moi ta perfection contre ses imperfections. Donne moi tout ce que tu es contre ce que je crois être. Remplace-moi par ce que TU ES afin que s'accomplisse la parole :

"JE suis, et il n'y a personne d'autre que TOI, JE SUIS TON Omniprésence, TON Omnipotence, TON Omniscience-

JE suis à TOI seul et en Toi JE vis, me déplace et reçois mon être.

JE suis TA substance elle même, TON pouvoir et TA lumière et je rayonne la sagesse, la force et la pureté qui viennent de TOI-

En ce moment même, TU agis en moi pour vouloir et accomplir tout ce que JE dois accomplir-

TU occupes ma place et toi seul gouverne, je ne peux plus me tromper. Je ne peux plus être tenté par les erreurs de jugements, je ne peux plus croire a l'existence du mal, de la maladie, ni de la mort."

jeudi 30 août 2012

L'Identité" de l'argent.

La question du petit "boson" et de la fluidité m'a conduit ce matin tout naturellement à rencontrer "l'identité de l'Argent..."

Je vous transmets ses paroles :

"As-tu déjà remarqué quels sont les mots que les hommes utilisent à mon propos?
Ecoute bien les expressions "gagner de l'Argent", "perdre de l'argent", "dé-penser de l'argent", "économiser" de l'argent, "investir", "prendre, aller chercher, aller retirer, gaspiller,..."
Qu'en penses-tu?...
Je t'avoue que pour moi, c'est fatigant et déprimant. Du coup j'ai périodiquement des crises "d'identité"sévères qui se traduisent dans votre monde sous la forme de crises économiques.

A cause de l'attitude des gens à mon égard, j'ai toujours l'impression d'être la prostituée la plus "corrompue" de l'univers, personne ne me respecte...Même les livres dits de "développement personnel" se montrent à mon propos bien plus "abusifs" que des ouvrages pornographiques qui sont en comparaison des jeux d'enfants...La question que se posent tous les auteurs dans ce domaine du "SELF HELP", c'est "comment gagner plus d'argent...?"

Franchement, aimerais-tu que l'on parle de toi ainsi à tout bout de champ, que l'on fasse de toi un objet de fantasme et qu'au bout du compte on en conclue que de toutes façons tu es une chose méprisable. Et tout ça sans te demander ton avis..."

"Vois-tu..." poursuivit l'Argent, "Il y a seulement deux mots qui s'appliquent vraiment à moi : "recevoir" et "donner" et je peux te dire qu'en terme de "flot" c'est la même chose puisque "donner" c'est permettre à un autre de "recevoir" et que "recevoir" permet de "donner"...


Cette conversation avec l'identité de l'Argent me rappela une émouvante initiation reçue de la vie, dans l'île de Big Island à Hawai'i en janvier 2012.Je la partage avec vous.

Au cours d'un tour complet de Big Island, mon épouse et moi entendons parler d'une plage à l'aspect magique, dans l'extrême sud de l'île. Son nom à lui seul est inspirant : "Green sand beach" (La plage de sable vert).

A cet endroit précis, au milieu de nulle part, une coulée volcanique d'une composition particulière aurait produit au fil de siècles d'érosion un sable de couleur verte très spectaculaire...Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais la promesse semble tentante...Le seul problème, c'est que pour accéder à la plage il faut emprunter quelques kilomètres de piste en très... très mauvais état...en plein soleil!

Nous arrivons à l'entrée de la piste et là, effectivement la situation se révèle sévère. Pour vous dire, par respect pour notre adorable Jeep de location nous préférons nous garer au parking et continuer à pied...

A peine posé pied à terre, nous sommes apostrophés par des conducteurs de "taxis de piste", dont l'activité de toute évidence non officelle est de conduire les touristes jusqu'à la plage "mystérieuse"...

A la fois par réflexe de méfiance et par "esprit d'économie", nous déclinons leur offre, décidés à poursuivre notre chemin comme des grands...Les conducteurs ont malgré tout la gentillesse de nous dire : "Prenez quand même une bouteille d'eau!..."

Au bout d'une dizaine de minutes de marche, nouvelle offre du chauffeur d'un "taxi de brousse" installé à l'ombre du dernier arbre visible. Il est souriant, couvert de tatouages et plutôt sympa sous un aspect légèrement patibulaire. Nous décidons à nouveau de continuer seuls.

Au bout de trente minutes de marche en plein "cagnard", nous réalisons que la plage promise est certainement encore loin...Mon épouse décide de jeter l'éponge et à contre coeur nous commençons à rebrousser chemin avec l'idée assez triste que nous ne saurons jamais à quoi ressemble la "plage de sable vert"...

Arrive alors un véhicule branquebalant, disparaissant entre les creux et les bosses du terrain. Il s'arrête à notre hauteur et l'homme aux tatouages de tout à l'heure qui se trouve au volant nous propose de monter avec un sourire mi ange-mi démon...Une voix à l'intérieur me sussure : "Réfléchis bien, ça va te coûter combien?..." L'envie est trop forte. Ce qui est au bout de cette piste m'appelle, je n'ai aucune envie de quitter ce plan d'existence sans voir à quoi ressemble ce fameux "sable vert".

Nous montons dans le pick up où se trouve déjà un couple de touristes très sympas et nous voici durement secoués dans les montagnes russes. Il est clair que sans l'expérience de notre chauffeur aucune jeep ne pourrait résister à l'épreuve...Notre ange gardien est un marrant, un vrai kamikaze de la route, il nous en donne vraiment pour notre argent...

Effectivement, la plage est légèrement dans les teintes de vert mais en fait je réalise que toute la saveur de l'expérience est dans le trajet et dans la rencontre de ce chauffeur "ange gardien"...

Après avoir exploré la plage et rencontré une tortue marine, nous repartons dans l'autre sens. Avant de démarrer, notre conducteur raccroche avec un morceau de fil de fer le pont arrière de son pick up qui s'est décroché de la caisse du véhicule. Il nous fait un clin d'oeil complice et "en voiture"...

De retour au parking nous payons notre guide. Chacun donne ce qu'il veut. Ravi de l'expérience, je vide sans hésiter tout ce que j'ai dans les poches...Je pense que les autres font la même chose. Tout le monde est ravi. Le petit boson est en position lâcher prise : "Grâce celeste, Ding!Dong!"

Vu que l'expérience a duré quelques bonnes heures, nous décidons de dormir dans le village le plus proche. Nous nous installons dans un Bed and Breakfast. Arrive bientôt l'heure du repas...

Dans le coin, pour manger, il n'y a qu'une solution, un minuscule fast food Hawaiien coincé entre une station service et une laverie automatique...

Après avoir passé notre commande, nous découvrons notre "pilote" installé à une table avec son amie. Il nous salue d'un "shaka" (le signe de convivialité Hawaiien qui se pratique en pliant les trois doigts centraux de la main vers la paume et an gardant le pouce et l'index tendu) et il me dit : "Vous voyez, grâce à vous nous pouvons faire ce repas..."

La phrase est prononcée avec légèreté, sans misérabilisme. Je la reçois à la fois comme une parole de reconnaissance sincère et comme la dernière étape d'une initiation à propos de l'argent..."

Cet homme, souriant, partageant avec la personne aimée un moment de bien être fait partie au même titre que tout le reste, de la grâce une dont je fais aussi partie. Son bonheur est mon bonheur, simplement. Je me reconnais en lui "Aloha!".

Depuis,grâce à cet enseignement j'ai réalisé qu'acheter des chaussures, un pain, un verre de bière, n'importe quoi,...faire circuler l'argent à travers l'acquisition d'un moment de bonheur c'est puiser dans la grâce, dans l'abondance de la vie, dé-penser de l'argent n'existe pas. C'est un mensonge.

L'argent à sa manière est aussi un "boson". A travers cette expérience "très banale" j'ai réalisé que lorsque je reçois, je peux donner et lorsque je donne je peux recevoir. Morale de l'histoire, nous échangeons toujours de la satisfaction contre de la satisfaction...

Tout achat est une forme de don sacré. Je n'ai même pas besoin de "mériter" de faire partie de cet échange, je n'ai rien besoin de prouver pour vivre l'abondance naturelle du monde. Lorsque j'ai saisi sa véritable nature, je peux m'ouvrir à la grâce et la laisser couler partout où elle veut aller. Merci l'Argent!

Ho'oponopono : Le fruit et le couteau...

J'ai reçu hier un mail d'un visiteur de "Je suis le je" qui me demandait pour quelle raison je n'écrivais jamais rien à propos du Ho'oponopono dans ce blog...

Pour répondre par une image,je dirai que c'est tout simplement que dans ce blog, je préfère évoquer les saveurs des fruits que je mange chaque jour plutôt que de parler du couteau qui me sert à les éplucher...


mercredi 29 août 2012

Le "petit boson" et l'art de rester fluide.

Le 4 juillet 2012 une chose intéressante s'est produite. Des chercheurs du CERN, organisation internationale pour la recherche nucléaire ont annoncé avoir réussi à observer et à filmer le comportement d'une "entité" qui était jusqu'alors une hypothèse scientifique : "le boson de Higgs" surnommé aussi"la particule de Dieu".

Je souligne au passage le côté amusant de cette dernière dénomination qui laisserait supposer qu'il y aurait des particules qui ne sont pas de Dieu...(Hum)passons sur ce détail...

Ce qui est intéressant c'est de comprendre ce que le "petit boson" peut nous apprendre qui puisse être utile dans notre vie de tous les jours...

Pour résumer les choses dans les grandes lignes, il faut savoir que dans le domaine de la physique quantique, lorsqu'on observe de près les phénomènes de la vie, on réalise qu'a certains moments les choses se présentent sous forme fluide, c'est à dire comme des ondes lumineuses et à d'autres elles apparaissent sous forme "solide", c'est à dire qu'elles ont une masse. En fonction des conditions d'observation, le même phénomène est tantôt une "vibration" tantôt un "objet"...

Donc, ce qu'on appelle "réalité" apparaît donc donc tantôt sous la forme d'une onde, tantôt sous la forme d'une masse, et entre ces deux états se situe notre petit boson qui semble fonctionner un peu à la manière d'un interrupteur...

Pour rendre les choses encore plus claires encore, appliquons cette découverte à un domaine très familier: les conflits à l'intérieur d'un couple.

L'état fluide c'est "on s'aime tout va bien...". On va au café, on sirote un express en terrasse, les gens passent dans la rue, tout est fluide...C'est l'état d'onde lumineuse. Tout est possible et le défilé de tous les possibles depuis une terrasse de café constitue l'une des joies suprêmes du contemplatif urbain. On ne se pose pas de questions, la conversation et la vie coulent, les passants passent, tout semble en état de grâce...

Il peut se produire que tout à coup, de manière imprévue, un mot, un détail bloque tout le système et remplace la fluidité par un "instantané". "Clic-clac!" le doigt du petit "boson" appuie sur le déclancheur et on se retrouve avec un "Polaroïd" devant les yeux.

Un mot de travers, un souvenir passager suffit...Le doigt qui appuie sur le boson pour prendre le cliché vient forcément du passé puisque pour appuyer il faut qu'il existe déjà...Vous me suivez?

C'est à partir de ce polaroïd que risque alors de s'engager un débat qui peut déboucher sur un drame...Séparation, divorce, dispersion des biens, suicide, etc...Tout cela peut être généré par la simple prise au sérieux d'une nano seconde de réalité figée par le "boson".

Et pendant ce temps là la vie continue tout autour mais le couple en question peut rester figé comme un disque dur d'ordinateur. La seule solution est alors d'appuyer sur la touche "redémarrage" pour rendre la machine à nouveau utilisable...

Ce qui est très intéressant dans l'observation du boson, que ce soit au CERN (où il a été observé) ou dans notre vie de tous les jours où il fonctionne, c'est de réaliser où les phénomènes se produisent.

On aurait tendance à croire qu'ils se produisent dans le monde "physique" que l'on situerait plutôt à l'extérieur alors qu'en fait tout ce que nous constatons ne peut être que le résultat de notre observation...

Jusqu'à présent une implacable frustration affecte les scientifiques, c'est que sans observateur il ne peut pas y avoir d'observation...(On pourrait appeler cela indifféremment l'"oeil de Dieu" ou le "rire de Dieu"...)

Donc pour en revenir à notre couple et à son "petit boson", tout se passe sur la scène de l'esprit qui fait l'expérience de l'expérience.

Puisque c'est moi qui suis en train d'écrire ce texte, je dirai que j'ai remarqué qu'il y a des moments où je ne me pose pas de question et du coup je vis en tant qu'onde lumineuse mais dès que je commence à me poser des questions : "Clic!clac!Merci boson!" Je me retrouve face à un polaroïd avec toute la solidité qui va avec.

L'avantage de la "réalité" par rapport au polaroïd, c'est que je n'ai pas besoin de "détruire" quelque chose pour retourner à l'état fluide. Il me suffit de passer à autre chose pour retourner à l'état "quantique", c'est à dire à l'état lumineux...Cela demande juste un choix que je peux décider de faire ou pas.

C'est le seul endroit les choses peuvent coincer. Fluide ou Solide? Pas de troisième voie. Le "boson Dieu" n'a pas d'état d'âme. Si je choisi l'état de "grâce", il me permet de retrouver le bouillonnement de tous les possibles, si je choisis l'état de "gravité", je me retrouve figé dans la pose d'une photo souvenir qui absorbe toute mon attention...

La plupart des situations qui semblent nous bloquer sont celles qui manifestent d'une manière ou d'une autre nos attachements à nos photos souvenirs. En regardant de plus près notre "petit boson", j'ai découvert qu'il y avait quelque chose d'écrit dessus. Sur le côté pile on peut lire : "Lâcher prise" et sur l'autre "Rester attaché"...

Alors, un petit conseil, dès que vous sentez que "ça fige", puisque ce "boson" semble marqué du sceau divin, dites mentalement "A moi le boson!" et retrouvez votre fluidité...

mardi 28 août 2012

Effacer la peur.

Touche par touche, les articles de ce blog ont pour effet d'effacer en nous les croyances qui nous encombrent. Ils n'ont pas pour but de les remplacer par d'autres croyances, ils fonctionnent à leur manière comme un chantier de démontage...

Ce matin, j'aimerais partager avec vous l'adaptation d'une méditation boudhiste que vous connaissez peut-être.

Il s'agit d'imaginer le moment de sa mort avec autant de ressenti possible et autant de fluidité possible. Le but de la pratique n'est pas de favoriser l'émotionnel mais juste la simplicité de la sensation. Si vous souhaitez tenter cette expérience, accordez-vous un moment de tranquilité pour la vivre et suivez-moi.

"Je ne pense plus au corps, je laisse mon esprit se libérer doucement naturellement de la pesanteur. Je prends mon temps, le temps de me sentir de plus en plus léger,un peu comme un nuage, voire même plus léger qu'un nuage...

C'est très agréable, je me sens petit à petit libéré des sensations physiques de "lourdeur" qui m'accompagnaient de mon vivant. Aucune douleur, aucune tension, rien qu'une fluidité totale, une transparence pleine de bien être, aucune zone de tension. C'est étonnant, inhabituel, très agréable. C'est comparable à la sensation de l'endormissement mais dans une totale lucidité.

Je ne m'endors pas, je vis l'expérience pleinement. Je pense : "je remets librement mon corps et mon esprit entre les mains de l'Univers, je n'ai plus besoin de gérer, de contrôler, je suis pris en charge totalement par l'esprit.Je ne suis plus rien et pourtant -JE SUIS-"

Je peux maintenant lâcher tous mes"problèmes", je lâche prise, j'ouvre la main et laisse tout tomber, je suis en état d'apesanteur. Je n'ai pas besoin de visualiser mon corps mais je sens qu'il flotte partout et nulle part et qu'il n'est plus lié à aucune forme.

Je vois ou je sens la présence de personnes que je connais, elles entourent ma forme avec un air de circonstance. Je souris à cette idée : en tant qu'humain moi aussi j'avais mon répertoire d'airs de circonstance.

Inutile de visualiser la situation, l'image est là, très nette. Je sais que cette scène ne concerne pas ce que je suis vraiment. Cette conscience que j'habite ici et maintenant, souple, légère, capable de se poser où elle veut, comme un papillon, n'a plus rien à voir avec cette forme qui était moi et la scène qui l'entoure.

Je réalise aussi que je peux agir sur les émotions de ceux qui ont constaté mon départ. Je resens une énergie paisible, un sentiment d'amour qui rayonne du centre de mon être et qui les enveloppe. Traduite en mots elle dirait : "Tout va bien pour moi, tu sais bien que ce n'est pas moi, je suis là, près de toi, je peux même t'envelopper de ma paix et de mon amour..." Là encore, pas besoin de "volonté" tout se passe spontanément, légèrement, naturellement...

Je dispose maintenant d'une totale liberté de mouvement et je réalise l'influence de mes sensations sur tout ce qui m'entoure. Mes idées m'attirent comme des aimants lorsque je les place quelque part. C'est très simple, que je pense à un lieu ou à une personne, je me sens aussitôt naturellement attiré sans avoir le moindre besoin de visualiser ou d'imaginer...

Cette découverte est fascinante. Je la savoure un moment,comme un nouveau jeu : je pense tout simplement à des noms de personnes et de lieux et je laisse juste mon énergie les rejoindre...

Une scène attire maintenant mon attention.
Sur les bords d'un fleuve qui me fait penser au Gange, un bûcher est dressé. Je m'en approche et découvre sans surprise que s'y trouve exposée une forme qui n'est autre que ce que j'ai été de mon vivant.

Je m'en approche. J'observe ces traits familiers, retrouvant les aspects que j'ai aimés et ceux que je n'ai pas aimés dans mon "apparence physique". Ce masque d'humain m'a accompagné tout au long de cette vie. C'est un aspect si familier que j'avais fini par le prendre pour moi.

Il repose maintenant, paisible, souriant doucement, comme les statues de cire que l'on voit dans certains musées...J'éprouve une sensation étrange.

Je remercie cette forme, plus par habitude qu'autre chose car je sais que je n'ai plus rien à voir avec elle. Je sais juste qu'avec elle seront emportées tous les souvenirs dont je n'ai plus besoin. L'essentiel, je l'ai en moi, cette conscience qui observe est la seule chose qui mérite vraiment d'être conservée, toutes mes expériences ont été intégrées à mon être, j'ai appris tout ce dont j'avais besoin, je n'ai même pas à trier...

Je laisse les images du film défiler...

...Le brasier a maintenant tout absorbé, la forme, les souvenirs, tout ce qui ne nécessitait pas d'être conservé. Les troubles, les attachements, les "erreurs", les remords, les regrets,..., tout cela est en ce moment emporté vers la mer par les eaux puissantes du fleuve, tout est dédramatisé : de la cendre liquide. Je me sens totalement régénéré, nouveau né et éternel. Je rends grâce pour tout : "Merci".

J'observe le flot limpide. Il ne reste plus rien de ce que j'avais cru être et pourtant, chose étrange, je suis toujours là, transparence. Je peux tout voir, je suis partout et nulle part à la fois, j'ai accès à tout. Je me sens libre, enfin libre et léger...libre et léger...

Ce "voyage" m'a permis de prendre conscience de l'essentiel.
J'ai fait l'expérience de l'état de "rien" qui permet d'accéder au tout, sans attachement, sans rien, rien, rien...

Je comprends mieux la phrase "Je vis dans le monde mais je ne suis pas du monde...".

J'ai maintenant moi aussi acquis la capacité de laisser ma vie et la reprendre, à volonté. Cette méditation me permettra lorsque je le souhaiterais, d'approfondir ce détachement ...Je pourrai la répéter autant que je le désire. Elle me donnera chaque fois un peu plus profondément l'occasion de m'ouvrir à ma véritable nature et elle me permettra d'accéder à volonté à toutes les dimensions...

lundi 27 août 2012

Comment se libérer de la "gravité"?

Vous vous rappelez peut être de ma contribution du 18 juillet dernier intitulée "Le Royaume du Bonheur 2". L'aventure est restée sans suite depuis que nous avons laissé le jeune Prince en route vers le Pays de l'oubli...

En fait, la suite, vous la connaissez tous.
Le jeune Prince, c'est moi, c'est vous, et notre vie de tous les jours est la poursuite du récit. Inutile donc de vous raconter la suite, vous la connaissez...Prince ou Princesse, nous avons tous cheminé à notre manière à travers les mirages du pays d'oubli jusqu'à y perdre tout souvenir de notre naissance et de notre héritage.

Nous rencontrons parfois des êtres ou des circonstances qui essaient de nous aider à dissiper notre amnésie pour nous permettre de rejoindre le Royaume du bonheur...Nous avons tendance à les interpréter à contresens, à les utiliser pour nous emmurer encore plus dans l'illusion au lieu de les utiliser comme antidote...

L'une des lois les plus puissantes qui gère le "Pays de l'Oubli" c'est la "gravité"...A la fois dans son sens de "pesanteur physique" et de "pesanteur morale"...Lorsqu'on dit à un enfant et même à des adultes "ce n'est pas grave", cela veut dire que les choses vont pouvoir rapidement évoluer dans le "BON" sens, c'est à dire dans le sens de la satisfaction...

Dans le "Pays de l'oubli", contrairement à ce qui se passe dans le "Royaume du Bonheur" on a tendance à imaginer que tout est "grave", c'est à dire que tout est "gravé", impossible à effacer...Un problème relationnel, un problème de santé, l'éducation des enfants, une séparation, une addiction,...dans notre imagination, les choses ont tout de suite tendance à se "figer", à se densifier, à se cristalliser. Combien de problèmes se règleraient d'eux mêmes si on leur laissait la fluidité que produit la phrase : "Ce n'est pas grave".

La question "C'est grave Docteur?" est magique...Lorsque nous la prononçons, le pouvoir nous échappe et il passe entre les mains d'une autorité médicale ou religieuse (n'oublions pas que les chamanes sont appelés "hommes-médecine" ce qui montre bien la parenté entre le "médical" et le "spirituel") Dans cette perspective, comme vous le sentez bien, le rôle thérapeutique idéal n'est pas de renforcer la pesanteur du "Pays de l'Oubli" mais d'aider ceux qui se sentent égarés au milieu des ombres à rejoindre leur patrie d'origine. Pour y parvenir, il suffit de les "réveiller" de leur impression de pesanteur.(En les aidant à effacer les "idées"conscientes et inconscientes qui entretiennent cette impression de "gravité").

La phrase "Ce n'est pas grave!" est donc la seule formule thérapeutique possible...Quoi qu'il se produise, cette parole seule peut exprimer et rétablir la "Royauté"inaltérable de l'Etre. Dans le Royaume du Bonheur rien n'est grave puisque la pire chose qui puisse nous arriver c'est de retourner à une origine que nous n'avons en fait jamais quittée...

N'oublions pas que dans notre aventure, l'amnésie du Prince ne peut jamais le déchoir de sa naissance princière. Elle n'a pour effet que de lui faire imaginer temporairement qu'il possède une autre naissance...Une rose amnésique ne cessera jamais d'être une rose...

C'est la raison pour laquelle la réponse "C'est grave" parle pour les ombres, pour les ilusions du "pays de l'oubli". Le thérapeute qui ferait cette réponse ou la penserait même sans l'exprimer révèlerait qu'il est lui aussi sous l'effet de l'illusion. De ce fait, il ne pourrait rien pour lui-même ni pour son patient, ce ne serait pas un thérapeute...

Que la démarche thérapeutique soit "médicale", "péri-médicale" ou "religieuse", le principe est exactement le même : guérir l'amnésie, rendre la "pureté", c'est à dire "effacer le sentiment de gravité"...

Pour le médecin, la "gravité" porte le nom de "maladie", pour l'homme de religion le nom de "péché"...Dans les deux cas, l'objectif est le retour à l'harmonie, c'est à dire au "Royaume du bonheur"...Sortir de l'hôpital guéri permet de rentrer "à la maison". Sortir d'un édifice religieux l'âme en Paix est aussi d'une certaine manière un "retour chez Soi"...

"Ce n'est pas grave", "Ca va passer",...C'est la parole attendue d'un Père aimant...Protection et confiance sont les deux pôles magnétiques qui permettent de retrouver d'instinct, le chemin vers notre Royaume où nous attend nôtre Identité.

samedi 25 août 2012

Un coeur sage et perspicace


C'est très souvent l'insatisfaction qui nous pousse à rechercher des solutions ailleurs que sur le plan que nous appelons "matériel". Un problème, une maladie, un drame vient troubler le "ron-ron" de notre quotidien et révèle soudain notre impuissance...Comme ce sentiment nous est en général insupportable, un peu à la manière d'un animal cherchant à sortir d'un espace clos, nous nous mettons fébrilement en quête d'issues de secours...

L'image de l'animal coincé correspond bien à notre attitude de panique face à certains problèmes. Toute situation de crise nous montre que cette partie "réflexe" en nous était devenue le logiciel de gestion dominant de nos vies : compétitivité, sentiment de propriété, conflits de pouvoir, importance attribuée au statut,impression d'injustice,...Derrière tout problème matériel nous pouvons découvrir l'une de ces composantes archaïques dérivées du souci animal de protection territoriale .

La partie "animale" en nous mérite notre reconnaissance. Elle joue ou a joué un rôle dans nos mécanismes de survie. Il n'en reste pas moins que ses compétences sont limitées. C'est ce que révèlent les situations de crise et l'émergence de problèmes...C'est la raison pour laquelle, d'instinct, beaucoup de gens aspirent à trouver un autre niveau de perception sur lequel une issue pourrait soudain se révéler à nous. Cela correspond à ce que le Physicien Albert Einstein évoquait lorsqu'il écrivait :"On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés."

Au départ d'un état de crise, l'objectif vers lequel nous nous tournons est presque toujours matériel : nous cherchons à remplacer la maladie par la santé, le manque d'argent par l'abondance, un conflit qui nous dessert par une solution en notre faveur,etc. En général à ce niveau de conscience, nos prières, méditations et recherches ont simplement pour but de faire pencher la balance dans notre sens...comme si le "pouvoir" était une couverture qu'il s'agirait de tirer assez fort vers nous pour nous éviter d'avoir froid aux pieds...

Lorsqu'on observe de plus près cette conception on peut voir qu'elle n'est que la transposition des modes de fonctionnement de notre logiciel habituel. Nous croyons nous être tournés vers le "Spirituel" mais en fait sans le réaliser nous sommes toujours dans le "matériel".

C'est ce qu'on appelle "l'Idolatrie". L'objet de notre recherche "matérielle" nous obnubile au point que nos prières s'adressent plus au Dieu de la Fortune, de la Santé, du Pouvoir,...qu'à un principe d'harmonie générale supportant toute la création...C'est dans ce cadre que fonctionne la fameuse loi d'attraction...

Dans le meilleur des cas, j'aurai beau avoir l'impression d'avoir résolu un problème passager grâce à la loi d'attraction, il n'empêchera qu'à l'heure de mon départ de ce plan d'existence tout sera à reconsidérer. Toutes les valeurs que j'aurai privilégiées de mon vivant n'auront alors plus vraiment d'actualité...Que ferais-je de ma santé, de mon argent et de mon pouvoir temporel à l'heure de ma mort? Il vaudra sans doute mieux qu'avant cette expérience j'ai commencé à utiliser un autre logiciel, celui qui permet "d'amasser des richesses dans le Ciel"

J'aime bien l'histoire qui relate le rêve du célèbre Roi Salomon dans l'Ancien Testament. Le Créateur lui apparaît pendant son sommeil et lui dit : "Demande! Que puis je te donner?" La question est directe et simple, elle ressemble à celle du génie d'Aladin.

Le jeune Salomon, qui vient de succéder à son Père répond "Maintenant, Seigneur, mon Dieu, c'est toi qui fais régner ton serviteur à la place de David, mon père, moi je ne suis qu'un tout jeune homme, et je ne sais comment gouverner."

Notons que Salomon ne pense pas à lui même. Son "problème" c'est qu'il ne sait pas comment gouverner le "royaume matériel" qui lui a été confié. Il le reconnaît en toute franchise devant le Principe Invisible puisqu'il sent que lui seul peut lui donner accès à un mode de gouvernement "éclairé".

Observons ce qu'il demande : "Il te faudra donner à ton serviteur un coeur qui ait de l'entendement pour gouverner ton peuple... ; qui en effet serait capable de gouverner ton peuple, ce peuple si important".

Il ne s'exprime pas en souverain mais en premier des serviteurs ("donne à ton serviteur"). Il sait que le peuple qu'il a pour charge de guider (sur le plan matériel)ne lui appartient pas mais qu'il lui est confié avec pour charge, d'assurer son bien être.

Salomon reconnaît bien sa responsabilité totale. Aceepter cette "responsabilité" c'est aspirer à être le lien fidèle entre le visible et l'invisible, une interface entre le spirituel et le matériel. Il comprend ainsi que de sa soumission à l'Inspiration Suprême dépendra le bien être du Royaume de Dieu sur terre. Salomon se sait totalement en charge, il reconnaît son impuissance à savoir quoi que ce soit et s'en remet totalement à l'Inspiration qui lui répond ainsi à travers la voix du "JE":

"Puisque tu m'as fait cette demande, et que tu n'as demandé ni une longue vie, ni des richesses, ni la mort de tes ennemis, mais que tu as demandé de l'intelligence pour rendre la justice: 12 Voici, je fais selon ta parole. Je te donne un cœur sage et intelligent, de sorte qu'avant toi nul n'aura été pareil à toi, et qu'il n'y en aura point après toi qui te soit semblable. 13 Et même, je te donne ce que tu n'as pas demandé, et les richesses et la gloire; de sorte qu'entre les rois il n'y en aura point de semblable à toi, pendant tous les jours de ta vie. 14 Et si tu marches dans mes voies, gardant mes statuts et mes ordonnances, comme y a marché David, ton père, je prolongerai tes jours."

Tous les épisodes présentés dans l'Ancien et le Nouveau Testament ont moins d'intérêt historique que symbolique. Il importe peu que les faits racontés aient eu réellement lieu, leur but est avant tout d'être des exemples éducatifs, de nous ramener à nous mêmes et de répondre à nos questions.

Nous sommes donc tous à notre façon, à la place du Roi Salomon. Lorsque nous rencontrons un problème, c'est toujours un problème de gouvernement...Prier pour nous mêmes, pour notre famille ou pour nos amis c'est rater une chance de comprendre notre véritable rôle : rétablir le "Royaume de l'Esprit sur la Terre", ni plus ni moins.

Cela peut sembler ambitieux ou disproportionné par rapport à un problème d'argent ou de santé qui nous semble personnel. Et pourtant, si à travers nos cas personnels nous pouvons résoudre les problèmes de tout un peuple, de toute une planète et que le changement commence par nous, pourquoi le refuser?

Souvenons nous que c'est en se reconnaissant responsable à 100% de tout le Peuple de Dieu qu'un jeune homme nommé Salomon est devenu un symbole de sagesse, de justice, de longévité et de prospérité. De la même manière, à chacun d'entre-nous, tout problème, toute crise, quelle que soit sa nature, offre une chance d'être en charge à 100% et de demander humblement : "entre tous les êtres tu m'as choisi seigneur pour résoudre ce problème au nom de tous je ne sais comment y parvenir,donne-moi Seigneur un coeur sage et perspicace"...

Obtenir la richesse ou la santé sans un "coeur sage et perspicace" c'est obtenir juste une infirme portion de l'Eau de la Vie. Posséder ce coeur, c'est avoir accès à tout moment à la Source intarissable de toute Sagesse.



mercredi 22 août 2012

Enveloppés dans l'Amour et dans la Grâce

En général, le matin, je me réveille avec avec un "thème" à l'esprit. C'est une idée, une sensation en moi qui demande à être précisée. Ainsi naissent certains articles de ce blog. Hier, je m'étais senti inspiré par l'idée bien connue de "l'Adoration en Esprit et en vérité".

Pour approfondir l'essence du message, j'étais parti du texte biblique, tout au moins d'une de ses traductions...En ce qui concerne les textes spirituels, pour moi, la question de la traduction est moins importante que la question de la "perception" de ce qui est au delà des mots...

A travers mon expérience, je découvre qu'on n'apprend pas en lisant mais qu'on "révèle" en quelque sorte ce que l'on avait déjà en soi...Lire un texte "religieux", comme le dit bien le mot, c'est "se re-lier", c'est à dire "re-nouer" des éléments qui semblaient dissociés. Lire c'est chercher à retrouver la sensation de notre origine et le "bien être"qui résulte de cette réassurance.

Ce matin je me suis donc réveillé avec une impression de malaise par rapport à la formulation qui m'avait servi hier de point de départ et plus particulièrement la phrase : "tels sont en effet les adorateurs que cherche le Père"...

A la lecture de cet énoncé on peut avoir l'impression que le "Père" pense comme un chef d'entreprise qui "rechercherait" ses employés de manière très sélective, condamnant à l'indemnité chômage tous ceux qui ne seraient pas capables de l'adorer "en esprit et en vérité".

En "vérité", un "Père" digne de ce nom ne recherche pas plus des adorateurs que le soleil, le vent ou la mer, il se contente d'être là, Créateur de tout ce qui est et on peut supposer que ça lui suffit...

C'est à travers ce genre de formulations que s'est installée dans notre inconscient collectif cette image de despote coléreux qui a généré un sentiment de méfiance vis à vis de la religion et d'anxiété face à la vie en général.

Ils faut nous rappeler que les textes "sacrés" sont avant tout des outils thérapeutiques et non des instruments de contrôle moral. Plus que d'imposer une "loi" à respecter, ils ont pour but d'effacer nos idées reçues, nos remords, nos regrets et nos blocages pour nous rendre une liberté de coeur nous permettant de retrouver l'harmonie avec nous mêmes lorsque nous nous sentons perdus.

Seuls la confiance et le confort ressentis à la lecture d'un texte nous renseignent sur son caractère thérapeutique. Ces impressions peuvent nous aider à déceler les problèmes de traduction voire même les erreurs d'interprétation dûs aux disciples eux mêmes...Un texte nous soigne ou pas. Seul l'effet produit sur nous compte.Un authentique texte "sacré" guérit toujours!

Le meilleur moyen d'éliminer les risques de mauvaise interprétation de la Bible, c'est de rester fermement ancrés dans les principes qui soutiennent toute la démarche des Evangiles.Elles ne sont pas destinées à alimenter le "Bien de Dieu" mais notre propre Bien. Le mot qui définit le rapport entre le Principe Créateur et ses créatures est tout simplement le mot "AMOUR" que l'on retrouve presque à toutes les pages du Nouveau Testament :

"Je leur ai fait connaître ton nom et je leur ferai connaître encore, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux"...


Ce passage est on ne peut plus clair. L'amour divin enveloppe et soutient toute la création puisqu'elle en est une émanation...Il n'y a donc aucune possibilité d'exclusion du Royaume...Tout le monde en fait déjà partie depuis l'origine et à tout jamais, l'eau ne cessera jamais d'être de l'eau...

Et que penser de la phrase : "je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance"

En fait le Principe qu'on appelle Dieu n'attend rien de nous, ni nos prières, ni notre gratitude, ni nos chants, ni nos cris, nos pleurs ou nos demandes.Il n'en a pas besoin. En paraphrasant la phrase "le sabat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabat" nous pourrions dire que "Le divin est fait pour l'homme et pas l'homme pour le divin"...

Le Divin est comme une source vive,jaillissant au milieu d'une prairie. Nous n'avons même pas besoin de chercher à savoir pour qui ni pourquoi elle est là, il suffira qu'un végétal, un insecte, un oiseau, un animal ou un humain ait soif, cette eau le désaltèrera et elle le fera sans retenue, sans critères de sélection. C'est un don inconditionnel, une bénédiction anonyme jaillissant du sol...et ceux qui ont soif n'auront pas besoin d'autre chose que de leur soif pour s'y abreuver...

"...l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle"