mercredi 30 mai 2012

Si ton oeil est simple...

"si donc ton oeil est simple, ton corps tout entier sera plein de lumière" Lorsque les deux yeux ne voient qu'un seul monde, ils témoignent d'une seule présence, évidente, sereine. C'est "la voie du milieu", le fameux "troisième oeil".

Lorsque le regard n'oppose pas les données des deux yeux, il reflète simplement l'harmonieuse complémentarité des choses, sans même avoir y penser. Le monde est alors simplement "présence". Une présence qui rayonne à la fois du dedans et du dehors puisqu'il n'y a plus ni intérieur ni extérieur, ni regardant ni regardé mais un tout, une globalité vivante.

Il faut réaliser que dans ma vie, tout ce que je pense percevoir comme une "imperfection" brise instantanément cette unité. Elle oppose un juge et un jugé, elle m'oppose à tout le reste du monde qui aurait tort alors que je suis convaincu d'avoir raison...

Quelles que soient mes convictions je suis obligé de reconnaître que cette position est intenable...Et si je ne le réalise pas ça devient vite insoutenable...

L'inconfort" que je ressens alors, et l'évidence de l'impossibilité d'en sortir à travers un conflit me révèle alors que le seul moyen de retrouver la paix c'est de lâcher prise, de renoncer à toutes mes prises de position pour que mon oeil étant simple à nouveau, le monde puisse retrouver naturellement l'harmonie qui est la sienne,...

mercredi 16 mai 2012

Le vent dans les voiles

Pour le navigateur, avoir des opinions sur le vent n'avance pas à grand chose. Ce qui est surtout important c'est qu'il sache l'utiliser. En tout état de cause le navigateur n'aura aucun intérêt à entrer en conflit avec le vent. Il vaudra mieux pour son salut qu'il réussisse à coopérer avec lui du mieux qu'il peut. C'est la raison pour laquelle la critique ne sert qu'à compliquer les choses. Il vaut mieux garder les yeux sur les voiles de son propre navire et les ajuster au gré du vent...

samedi 5 mai 2012

Le doute qu'est-ce que c'est? C'est ne pas croire vraiment en soi. C'est renoncer au pouvoir infini qui est en nous... Et le pouvoir qu'est-ce que c'est? C'est juste être convaincu du fait de pouvoir, C'est simplement se dire "JE PEUX"... Pensons à la parabole du grain de moutarde : "Une foi grosse comme un grain de moutarde"... L'image est parlante. De la minuscule graîne sortiront tiges, feuilles, fleurs,... Qui s'en douterait en regardant cette toute petite chose? La différence entre nous et cette minuscule créature c'est que nous doutons et qu'elle ne doute pas de ce qu'elle est... La graine de moutarde n'a pas besoin de lire des traîtés d'horticulture pour pousser. Elle ne peut pas faire autrement qu'être à l'écoute...Elle s'y soumet, simplement, spontanément. C'est ça la foi, être à l'écoute et accepter ce qui se produit... Le prix de notre croyance en notre supposé "pouvoir personnel", c'est la peur qui est la compagne du doute... Douter, c'est avoir peur que ça ne marche pas... Et pourquoi est-ce que CA ne marcherait pas si c'est la VIE qui a le pouvoir... Et c'est de là que tout vient, en fait, nous n'avons pas vraiment confiance dans le POUVOIR de la VIE. Nous nous disons plus ou moins consciemment:" comme la vie peut me jouer des tours il faut que je me méfie..." Mais la croyance dans cette force "personnelle" supposée pallier aux insuffisances de la SOURCE c'est elle qui génère l'illusion de séparation... Comment alors pourrait-elle résoudre quoi que ce soit alors que c'est la VIE qui nous a créés... En prendre conscience suffit. Après il suffit juste de lâcher prise et de faire confiance au flot de l'Intelligence vitale qui PEUT TOUT à travers nous, si nous acceptons de le laisser s'exprimer.
Vivre est de toutes façons un lâcher prise involontaire, chaque instant se succédant et s'effaçant, Le point d'observation ne change pas seul le paysage défile, comme dans un jeu vidéo.

vendredi 4 mai 2012

Que resterait t'il si j'effaçais tout ce que je crois connaître de moi même, toutes ces "certitudes" à propos de mon nom, mon prénom, de ma nationalité, mon âge, ma famille, ma naissance, tout, tout, sans exception, cesserais-je d'être pour autant d'être? Les choses ne seraient-elles pas ainsi plus simples, plus légères...? Cette nudité totale n'est-elle pas déjà ce que je suis vraiment...

jeudi 3 mai 2012

"Je ne sais rien, j'avance dans l'inconnu..." "Je ne sais rien, je ne sais rien,..." Réussir à vivre dans cette attitude permet de rendre à chaque instant sa nouveauté, sa pureté... C'est adopter une attitude d'écoute de découverte et non de répétition incessante des mêmes problèmes à l'infini.

mercredi 2 mai 2012

Désapprendre

Le téléphone a sonné et mon interlocutrice m'a posé la question : "J'aimerais en savoir plus sur ce que vous enseignez..."J'ai été très embarrassé...Quoi répondre? Ce qui m'est venu, c'est "je n'enseigne pas, je désenseigne..." Nous avons déjà beaucoup trop appris, c'est ce qui nous coince. Ce que nous croyons savoir est bien plus génant que ce que nous ne savons pas.