vendredi 29 juin 2012

Au commencement est le Verbe

"Au commencement était le Verbe,
Et le verbe était tourné vers Dieu
et le verbe était Dieu.
Il était au commencement tourné vers Dieu.
Tout fut par lui, et rien de ce qui fut ne fut sans lui
en lui était la vie
et la vie était la lumière des hommes
et la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l'on point étouffée..."

Ce début de l'Evangile de Saint Jean enseigne de manière non voilée le secret de nos vies et la clé de tous nos problèmes. Il nous ramène directement à l'origine de tout ce qui est...Comprendre ce qu'il nous dit nous permet de prendre conscience de notre véritable identité et du pouvoir qui en découle...

De quoi parle St Jean, de quel commencement? En fait il parle de tout commencement. A chaque instant dans notre vie quotidienne, qu'est ce qui crée? Le Verbe, le mot, l'idée. En ce moment même, ce sont mes mots qui se déploient et qui créent du sens. Lorsque vous les lisez, ils font naître des idées, des associations, des émotions, là où il n'y avait rien...Lorsque vous aurez fini de lire, ce que vous ferez dépendra encore du Verbe. vous pourrez penser : "Je vais boire un café", "Je vais faire un tour", "Je n'ai rien envie de faire"...Une infinité de possibilités va être exprimée par ces idées qui ne sont autre chose que des formes du Verbe, du LOGOS...

Dans le texte de St Jean, il est question de "Dieu" mais que veut dire ce mot que nous utilisons un peu à tort et à travers? Derrière le mot Dieu se trouve l'idée de pouvoir suprême, d'omniprésence...Ce pouvoir de tout faire, où se trouve t'il? Il est partout au coeur même du verbe puisque le verbe est tourné vers lui comme une sphère est tournée vers son centre...

L'idée peut paraître compliquée, illustrons là de manière simple...Pensons à la manière dont nous recevons la déclaration d'amour d'une personne que nous aimons en secret. Imaginez. Nous sommes là, à l'extérieur, observant cet être aimé, et tout à coup, voici que sa bouche s'ouvre et que ces paroles d'amour coulent...Quel bonheur n'est-ce pas? C'est ce qu'on appelle "être aux anges"...Le verbe tourné vers le centre de pouvoir, l'amour qui nous reconnaît et qui nous dit "Oui, moi aussi, je t'aime de tout mon coeur" c'est ce dont parle Jean...

Chaque mot est tourné vers ce pouvoir et en tire sa force qu'elle soit positive ou négative. Les mots sont des formes taillées dans l'étoffe du pouvoir. Faites l'expérience, adressez un compliment à quelqu'un et observez le résultat. Dites à une autre personne qu'elle a mauvaise mine et observez. Insultez un inconnu dans la rue et voyez ce qui se passe...A votre avis, pourquoi ces effets sont ils possibles? Ils peuvent être puissants, il peuvent ébranler, détruire, reconstruire, révéler...C'est parce que tout mot quel qu'il soit manifeste le pouvoir du Verbe...

Et rien ne peut naître sans le mot, sans l'idée, rien.

Essayez de passer 3 minutes sans mots et sans idées. C'est impossible. Franchement, essayons, fermons les yeux et observons ce qui se passe. C'est un feu d'artifice de mots, d'éclats lumineux derrière nos paupières. Oui, la lumière brille dans les ténêbres...C'est tout simple comme idée. Là ou il n'y a rien, c'est juste l'absence, le fond obscur sur lequel les étoiles de nos pensées explosent et scintillent...

Certaines traductions de St Jean formulent : "La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont point comprise"...Ce qui est interprété comme : les ténèbres refusent la lumière...En fait c'est plus simple, plus physique, la force du mot émerge de l'obscurité comme une graine, comme une fusée de feu d'artifice. A cet instant là où il n'y avait rien que le vide total, l'obscurité, si je pense : "Rouge"...Aussitôt le plasma mental dans leque je suis va exprimer visuellement le rouge...C'est la création, le big bang à chaque instant. Et c'est moi...C'est cette succession d'utilisation du verbe par moi qui va créer l'histoire de ce que je suis...

Si nous comprenons l'implication de cette idée nous réalisons pourquoi il est recommandé dans les textes bibliques de "ne pas utiliser le Verbe de Dieu en Vain". "En vain" veut dire pour des choses non sacrées...Se plaindre, critiquer, exprimer des idées négatives à propos de soi ou des autres, c'est utiliser le Verbe de Dieu en Vain. Comme le verbe est magique...dans la mesure où il est tourné vers Dieu vous réalisez qu'une idée ou un mot peut donner la vie ou l'enlever...

Conclusion: Plus que jamais, pesons bien nos mots et nos idées...Tout ce qui nous arrive dans notre quotidien vient de là, de ce Verbe que nous utilisons souvent sans réaliser que c'est la clé de tout...

lundi 25 juin 2012

La vie, miraculeuse par nature...

Miracles, Synchronicité, Chance, Loi d'attraction,...Nous nous laissons tous influencer par ces mots qui semblent offrir des promesses de "mieux être", de "mieux vivre", etc. En fait, en considérant les choses de plus près on peut réaliser que le point commun de tous ces espoirs et de leur manifestation, c'est que nous croyons aux "exceptions"...

C'est comme si nous pensions que nos prières, nos techniques, nos cristaux ou nos médicaments miracles nous permettaient de créer un état de grâce. Un peu comme si la vie dans son état naturel ne savait pas faire son travail et que notre intervention seule soit capable de faire évoluer positivement le cours des choses...

Pour illustrer les choses de manière simple, imaginons un poisson qui se met soudain à croire qu'il vit hors de l'eau...Il est si convaincu de cette situation qu'il sent ses forces le quitter et la vie l'abandonner...Un autre poisson lui conseille une petite prière et un rituel et lui demande d'essayer...Miracle, le poisson se sent revivre, il retrouve la présence de l'eau fraîche tout autour de lui...En fait, notre "miraculé" n'a jamais à un seul instant quitté le milieu aquatique...

Lorsque quelque chose nous tracasse, nous sommes comme ce poisson. Nous vivons baignés dans notre élément mais nous imaginons qu'il nous manque quelque chose pour être bien. D'où ce besoin d'effort, de recherche, cette volonté de faire quelque chose pour "améliorer" notre situation, notre faiblesse, notre manque d'évolution, nos erreurs passées, etc...

L'insistance des textes bibliques sur le respect du "Sabat" est un remède à cette étrange tendance à imaginer que le salut ne peut être que le produit d'un combat. Le respect du sabat c'est ne rien faire et laisser la vie s'occuper de nous...C'est simple, n'est-ce pas? Mais non, nous restons convaincus d'avoir à lutter sans cesse contre ce monde que nous appelons "matériel.

Et si la vérité vraie était qu'il n'y a pas de "monde matériel"ni de limitation ou de "maladie" ailleurs que dans notre esprit? Et si nous étions parfaits tels que nous sommes, en ce moment même, derrière l'écran de nos illusions...ce que l'on appelle "la Maya", le "rêve" ou les "apparences".

Si l'univers existe encore depuis le temps c'est bien que le Principe créateur n'a pas besoin d'être rectifié à la lueur de nos croyances limitées, il connaît parfaitement son métier. Il sait maintenir les planètes sur leur trajectoire, organiser tout ce vaste univers depuis l'éternité...Les miracles, les synchronicités, la chance, la loi d'attraction ne sont que les détails naturels de quotidien dont nous sommes seulement les usagers. Tout se produit spontanément, naturellement. Le fait que les miracles tout simples de la vie passent souvent inaperçus à nos yeux montre seulement que nous avons "banalisé" le mystère de la vie derrière des mots et des croyances. Nous voyons le monde comme une galerie d'objets, de créatures et de végétaux voués à la décrépitude et à la mort sans réaliser qu'il y a un incompréhensible esprit vivant et intelligent derrière tout ce qui EST...

Depuis des millions d'années, nous nous prosternons devant des mots qui n'ont pas d'autre origine que notre pensée. A force, ils ont fini par devenir nos "faux dieux"...Lorsque quelque chose ne va pas dans notre vie, ça veut simplement dire que nous avons passé plus ou moins consciemment nos journées dans les sanctuaires de la maladie, de l'addiction, de l'age,du conflit, de la pauvreté ou de la mort. A chaque fois que je pense "ça ne va pas",de fait, je brûle un cierge à la divinité de la tristesse et des grincements de dents...

Il suffit que je change d'autel, que je m'incline devant une autre idée qui représente pour moi l'harmonie et la paix pour que les miracles reprennent leur cours, naturellement...ceci jusqu'à ce que je retombe par la force de l'habitude à mon culte des idées noires...Mais ce n'est pas une fatalité, la clé de l'harmonie est révélée à tous depuis des millénaires, noir sur blanc :

1 Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.

3 Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.

4 Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux

5 Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point


C'est tout simple, il suffit de s'ouvrir directement à l'évidence d'un pouvoir omniprésent qui gère tout à la perfection; la Source dont nous émanons et qui nous soutient à chaque souffle qui entre et sort de nos narines depuis un temps immémorable. Il suffit de réaliser que tous les phénomènes naturels et organiques se passent sans notre participation consciente pour voir que la gestion de notre survie biologique nous échappe totalement...


La seule leçon à en tirer : faire confiance et de ne pas s'inquiéter de savoir si le travail est bien fait..


Trop simple en apparence, n'est-ce pas?

Et bien, tant que nous trouverons ces idées "trop belles pour y croire" nous témoignerons du fait que nous sommes encore attachés à notre version "pessimiste" de la vie et à nos doutes plutôt qu'à la version Miraculeuse qui attend juste notre "confiance totale", notre Foi, ici et maintenant...dans cette vie-ci à l'endroit même où nous lisons ce texte : "En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas avant que tout ne soit arrivé."

jeudi 21 juin 2012

JE suis le Verbe

"JE" en moi, c'est ce qui dit "JE SUIS".
JE SUIS donc JE SUIS...
C'est la seule chose dont je sois sûr...

Tant que quelque chose en moi peut penser "JE SUIS"
c'est que le VERBE,
le POUVOIR créatif s'exprime
à travers moi...

A partir de là, tous les JE SUIS... sont possibles.
Ce que je peux ajouter après les points de suspension,
c'est le mobilier...

Il peut avoir deux provenances :

- les meubles "de famille" avec leur histoire
(la famille humaine toute entière avec
toutes ses croyances)

- les meubles que l'univers conçoit chaque jour
dans les ateliers "Inspiration Universelle & Co"

Et puis il y a la possibilité d'installer un simple lit et une table avec une chaise,
...comme ça j'évite d'être la victime des modes...

Cette résidence où tout le monde habite s'appelle LE "JE"...

"Paix du Je" la résidence pour tous!!!

Le rêve collectif de l'humanité...

La simplicité est toujours là quoi qu'on fasse.

Un coeur simple c'est comme un appartement vide...toujours là, même lorsqu'il y a plein de meubles dedans.
C'est "LA PAIX DU JE..."
Elle est toujours là, comme les murs, le plancher et le plafond de l'appartement...

Ca peut sembler un peu compliqué de comprendre le "JE"
et pourtant nous passons nos journées avec...
Pas d'autre solution.
Impossible de vivre le quotidien sans cette conscience "JE"...

"JE" se réveille le matin et hop, il attire en général irrésistiblement tous les meubles qui étaient là la veille...

C'est amusant non?

Pour voir à quel point c'est amusant imaginons que pendant la nuit, nous avons révé être un poisson...Lorsque nous nous réveillons au matin, nous "réalisons", "Non, je ne suis pas un poisson..."et ça nous suffit en général pour ne pas sortir de notre lit à la force des nageoires..."

Maintenant voyons que jusqu'à l'heure de mon endormissement hier soir, j'ai révé que je m'appelais : Patrice Julien, né un certain jour quelque part sur une planète flottant dans l'espace, de Mr... et Mme..."

JE SE(ME) réveille le matin et ce rêve là je ne réussis pas à l'invalider...Ce qui me permettrait d'exploiter l'infini de tous les autres potentiels du "JE".
Pourquoi?

Etrange n'est-ce pas?
Et pourtant ma prétendue histoire n'a dans l'eternel PRESENT de mon JE pas un micron de réalité de plus que la paire de nageoires de mon rêve de poisson...

mardi 19 juin 2012

L'amour ou la peur?

Une fois qu'on a réalisé que deux émotions de base régissent nos vies ; l'amour et la peur, il devient plus facile de voir comment choisir l'angle sous lequel on regarde les problèmes...

lundi 18 juin 2012

Le Bonheur, notre Patrie

Dans ma pratique quotidienne, je réalise chaque jour un peu plus que l'Ancien et le Nouveau Testament sont des manuels de thérapie et que chaque parabole et chaque événement décrit un processus de guérison et la technique qui y conduit.

Au delà des clichés et des aspects historiques ou légendaires et au delà des problèmes de traduction ou d'interprétation qui ont parfois déformé l'Esprit du message, les deux « Testaments » portent bien leur nom. Ils nous lèguent le « journal de bord » de notre Famille…

Derrière la complexité de l’aventure qui a fait beaucoup de petits depuis Adam et Eve, le problème est toujours le même et la réponse toujours la même. Qu’il s’agisse des Hébreux quittant l’Egypte pour des années d’errance dans le désert ou d’un consultant dans mon cabinet, la quête est la même. Il est question du « retour à la maison », une maison confortable et paisible que notre "moi" ressent intuitivement comme son lieu d’origine…

L’impression de séparation crée le drame intérieur. Je sens que j’ai par essence droit à une patrie, à un espace intérieur ou l’amour, la santé, la paix et la sécurité sont des évidences incontestables mais j'ai en même temps le sentiment d'en être séparé mais sans vraiment savoir par quoi.

Chacun de nous porte en lui ce besoin de pouvoir s’abandonner en confiance, de savoir qu'il se trouve toujours là ou il doit être au moment où il doit y être et que "tout est bien".

C’est le fil de cette promesse qui constitue la trame des deux testaments
et c’est aussi le même fil conducteur qui traverse nos crises intérieures et nous aide à en sortir…

Dans nos moments de Bonheur la promesse est absorbée dans l'expérience de la Paix que procure la satisfaction d'être là où on avait envie d'être… Ces "expériences" alimentent notre Foi puisqu'elles nous confirment à la fois que nous ne sommes jamais autant nous-mêmes que dans le Bonheur et que par conséquent c’est notre vraie Patrie…

dimanche 17 juin 2012

Le "Mystère" du repos dominical.

Aujourd'hui, "repos dominical", le "Jour du Seigneur" comme on dit...Un relookage du "Sabat", commandement important de l'Ancien testament :

"Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes."

Ce "sabat" a fait couler beaucoup d'encre, de sang et de salive car il a souvent été compris de travers...

Souvenons nous que l'un des reproches adressés à "Jésus" c'est qu'il accomplissait des miracles même ce jour là et que cette violation de la loi semblait ne lui poser aucun problème de conscience...

En tout état de cause, cette critique lui permit d'exprimer sans ambiguïté la réponse de l'Esprit contre la lettre: "Le sabbat a été fait pour l'homme, non pas l'homme pour le sabbat ; de sorte que le fils de l'homme est seigneur aussi du sabbat."

Autrement dit, qu'il se situe un samedi, un dimanche,ou un autre jour, ce repos "sacré" nous est destiné...Et bien plus profondément qu'un simple "repos" physique. N'oublions pas que dans notre "aventure" tout renvoie à l'Esprit c'est à dire à la conscience et pas à ce que nous appelons "notre corps"...

C'est donc vers la "conscience" que doit se tourner notre attention par rapport à cette question de "repos sacré" (pas vers notre conscience au sens moral mais au sens phénoménal, c'est à dire ce qui génère ce que nous appelons la "réalité").

Cette "réalité" qui est la notre, nous avons presque tous l'impression que nous devons lutter sans cesse pour la "mériter", pour lui donner une forme en attente avec nos "objectifs"... Nous nous sommes bien gravé dans la tête que notre "paradis" dépend totalement de nos oeuvres (nous nous transmettons cette croyance de génération en génération depuis la nuit des temps). Du coup, nous vivons toujours sur le "qui vive". Dès que quelque chose semble aller de travers, nous nous disons que nous avons dû rater quelque chose, commettre une action que nous n'aurions pas dû mais que nous n'arrivons pas à identifier, nous recherchons presque toujours un coupable...Et du coup, nous voyons même le "sabat" qui est une "grâce" comme une obligation morale, comme une superstition...

Dans cette perspective, quelle serait donc la fonction "sacrée" du "repos dominical? C'est ce que l'on appelle "UN MYSTERE"...Il faut savoir qu'un "mystère", ce n'est pas quelque chose qu'on ne peut pas comprendre. C'est quelque chose que l'on doit contempler jusqu'à en percevoir l'essence avec le coeur. Tout mystère peut s'ouvrir à nous si nous renonçons à l'approche intellectuelle et logique et si nous y consacrons le temps qu'il faut dans une attitude d'ouverture...

L'ouverture c'est simplement de se tourner sincèrement vers l'Infinie sagesse qui nous enveloppe et demander : "Conscience Universelle, révèle-moi le sens du Mystère de ce Sabat qui est fait pour l'homme..."

C'est ainsi que la réponse peut venir :
"Vois, alors même que tous les hommes et leur bétail se reposent l'univers continue à fonctionner...En ce jour où la volonté humaine est à Zéro, le soleil se lève malgré tout...Et plus fort encore, ce jour là, alors même que le Créateur se repose...ça continue à marcher..."

N'est-ce pas une très belle leçon sur le fonctionnement de l'esprit? Réaliser ainsi directement qu'il y a en nous un principe d'harmonie à l'oeuvre même lorsque tout le monde se repose c'est pour tous une invitation à la confiance...

jeudi 7 juin 2012

L'Esprit est auto-nettoyant...

Nous parlons de "lutte contre la pollution", de défense de la planète, de bio, de pur, d'organique, sans réaliser que cette nouvelle croisade est aussi une sorte de "Jihad", une nouvelle "guerre sainte" avec ses "bons et ses méchants". "Celui qui aura vécu par l'épée périra par l'épée..." Et génération après génération nous périssons par l'épée, quelle que soit la forme que cela prend...Ce qui veut dire que nous mourons enveloppés dans nos croyances et tous les conflits qu'elles génèrent...La vraie source de toutes les "pollutions" est là et nulle part ailleurs...dans nos pensées. Tout ce qui apparaît à nous dans le monde extérieur a dans un premier temps pris naissance dans notre esprit sous forme de pensée, tout, sans exception!

Le "Nouveau Testament", qui est un super outil de navigation lorsqu'on le décrasse de toutes les scories qu'on a collé dessus, nous dit que le plus inextricable des "péchés" c'est le "péché contre l'Esprit"...Cette idée exprime bien le fonctionnement du système. Nous nous tenons là, individuellement, au milieu d'un "espace-temps" ou d'un "espace temple" vierge et créatif qui n'est autre chose que l'ESPRIT et nous le polluons avec notre dualité et tous les jugements que cela génère...

"Laissez l'esprit dans l'état dans lequel vous l'avez trouvé en entrant"...C'est ça la consigne. Le "principe" qu'on appelle "Dieu" se moque de ce que nous croyons avoir fait ou pas...L'univers ne fonctionne jamais mieux que dans la "pureté", c'est à dire dans la limpidité,sans prise de position, à zéro. "Péché" ça veut juste dire "erreur" et pas dans le sens moral, dans un sens "scientifique": pécher contre l'esprit c'est utiliser les "lois" de l'esprit de travers...et du coup, on se fait mal. C'est dans ce sens que "pécher contre l'esprit" est inextricable. Si je me tape sur la tête avec un marteau, ça me fera mal tant que je n'arrêterai pas...J'aurai beau prier dans toutes les langues tant que je n'aurai pas compris comment arrêter la douleur, rien ne changera...

Alors? Quoi faire?
1) Comprendre que la seule vraie "pollution" est en moi et nulle part ailleurs.
2) Savoir que le monde reflète uniquement ce qui est en moi, ce qui me permet de savoir lorsque j'utilise les "lois" de l'esprit de travers.
3) Une fois que j'ai bien vu que tout inconfort témoigne du fait que j'utilise l'esprit contre lui-même, il me reste à effacer ce qui pollue.
4) Comme l'esprit est par nature auto-nettoyant, il suffit que je lâche prise par rapport à mes "opinions" pour que les vieilles idées soient effacées automatiquement...
5) Je cesse de penser pour "Dieu" et je le laisse penser pour nous...C'est à dire que je prends l'attitude "Je ne sais rien" "de toutes façons je ne cherche pas à comprendre", et je reste à l'écoute de la Tour de Contrôle...

Dans tous les cas, le secret c'est de garder un coeur vide de toute idée, de tout désir de manipuler le monde...Garder l'esprit silencieux, ouvert, sans carcasse de voiture en train de rouiller, sans bouteilles en plastique, sans restes de pique-nique, sans croisade, sans questions...juste une étendue infinie, réceptive, vierge de tout...C'est dans ce cadre seulement que je peux recevoir "l'inspiration"...

Tout effacer...

Un jour, j'ai réalisé qu'aucun livre n'avait de vraie réponse et que tous pointaient vers la même chose... "Tout est en toi"... Tous les sages ont dit la même chose...Autrement dit, il n'y a rien de nouveau sous le soleil...on est toujours dans le face à face SOI-SOI...

C'est seulement dans ce face à face que tout se passe, toutes les méthodes conduisent à cette rencontre...On a vécu avec un soi illusoire, construit par nos expériences, notre éducation, notre passé et on a fini par s'identifier à cette base de données sans réaliser que tout ça n'a aucune réalité, que c'est juste des croyances...On croit s'appeler X ou Y, avoir une nationalité,un certain âge, certaines qualités, certains défauts,et tout ça ce sont des messages enregistrés...La preuve c'est que lorsqu'on meurt, tout ça se résume au mieux à une plaque sur une pelouse...et que ça n'a plus vraiment de rapport avec l'essence de notre être."

Et pendant tout ce temps on s'est identifié à des tas d'idées reçues sans écouter cette force qui nous habite : l'ESPRIT... Le face à face est là, seulement là, faire face à ce Mystère, à cette force, à cette SOURCE qui nous a donné le jour. C'est elle seule qui connaît la route...au delà des mots.

Ce "Tout est en toi" ne doit pas rester intellectuel. C'est une pratique, c'est la clé du "nettoyage". Le nettoyage, c'est effacer sans cesse tout ce qui veut me donner l'illusion d'autre chose que la vie directe. Je suis là, je crois m'appeler Patrice Julien mais je sens que dans le fond il y a une force qui m'anime, me guide et qu'elle veut le Bien de tous...C'est ce que les enfants appellent le BON DIEU...Dieu ça veut dire Maître et Maître ça veut dire "Guide" autrement dit = LE BON GUIDE...faute de meilleur nom...C'est pour ça que certaines religions affirment que le nom de Dieu est "imprononçable"...Pour que nous ne nous égarions pas dans une croyance supplémentaire...

La bonne nouvelle c'est que lorsqu'on se sent coincé c'est précisément le BON moment, c'est l'APPEL!. On peut alors choisir de tourner en rond dans la recherche fébrile des solutions illusoires où rester dans le face à face qui s'impose à nous, même si ça nous donne l'impression d'être désespérant de silence... Ce face à face sans sujet ni objet c'est ce qu'on appelle "la prière"...Mais pas une prière de demande, juste une prière de constat, de "mise en relation"...

"Oui, force créative qui vibre en moi, je me sens perdu(e). Oui je sais que dans ce face à face entre toi et moi, entre moi et moi, se trouve la seule réponse. Je comprends dans ce face à face que quelque chose en moi interfère avec ta bonté, avec ton amour inconditionnel. Je me donne à toi, je m'abandonne à toi Vie tout puissante. Efface mes illusions, toutes mes idées reçues, tous mes jugements, sur moi, sur les autres, sur ton monde, sur la santé, sur l'argent, ouvre mes yeux et mon coeur sur ta vérité. Je sais que tu ne retiens rien contre moi et que seules mes pensées m'empêchent encore de réaliser que je ne t'ai jamais quitté. Je sais, je sens que tu me conduis et que ton esprit me pense avant même mes propres pensées. Je vis en toi comme tu vis en moi.Ce qu'on appelle matière n'existe pas hors de toi, aucun pouvoir extérieur à toi ne peut exister puisque tu es l'Etre Suprême et le créateur de Tout ce qui est. Tu es à la fois le contenant et le contenu, le Tout, sans exception. En toi, JE SUIS ..."