jeudi 30 août 2012

L'Identité" de l'argent.

La question du petit "boson" et de la fluidité m'a conduit ce matin tout naturellement à rencontrer "l'identité de l'Argent..."

Je vous transmets ses paroles :

"As-tu déjà remarqué quels sont les mots que les hommes utilisent à mon propos?
Ecoute bien les expressions "gagner de l'Argent", "perdre de l'argent", "dé-penser de l'argent", "économiser" de l'argent, "investir", "prendre, aller chercher, aller retirer, gaspiller,..."
Qu'en penses-tu?...
Je t'avoue que pour moi, c'est fatigant et déprimant. Du coup j'ai périodiquement des crises "d'identité"sévères qui se traduisent dans votre monde sous la forme de crises économiques.

A cause de l'attitude des gens à mon égard, j'ai toujours l'impression d'être la prostituée la plus "corrompue" de l'univers, personne ne me respecte...Même les livres dits de "développement personnel" se montrent à mon propos bien plus "abusifs" que des ouvrages pornographiques qui sont en comparaison des jeux d'enfants...La question que se posent tous les auteurs dans ce domaine du "SELF HELP", c'est "comment gagner plus d'argent...?"

Franchement, aimerais-tu que l'on parle de toi ainsi à tout bout de champ, que l'on fasse de toi un objet de fantasme et qu'au bout du compte on en conclue que de toutes façons tu es une chose méprisable. Et tout ça sans te demander ton avis..."

"Vois-tu..." poursuivit l'Argent, "Il y a seulement deux mots qui s'appliquent vraiment à moi : "recevoir" et "donner" et je peux te dire qu'en terme de "flot" c'est la même chose puisque "donner" c'est permettre à un autre de "recevoir" et que "recevoir" permet de "donner"...


Cette conversation avec l'identité de l'Argent me rappela une émouvante initiation reçue de la vie, dans l'île de Big Island à Hawai'i en janvier 2012.Je la partage avec vous.

Au cours d'un tour complet de Big Island, mon épouse et moi entendons parler d'une plage à l'aspect magique, dans l'extrême sud de l'île. Son nom à lui seul est inspirant : "Green sand beach" (La plage de sable vert).

A cet endroit précis, au milieu de nulle part, une coulée volcanique d'une composition particulière aurait produit au fil de siècles d'érosion un sable de couleur verte très spectaculaire...Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais la promesse semble tentante...Le seul problème, c'est que pour accéder à la plage il faut emprunter quelques kilomètres de piste en très... très mauvais état...en plein soleil!

Nous arrivons à l'entrée de la piste et là, effectivement la situation se révèle sévère. Pour vous dire, par respect pour notre adorable Jeep de location nous préférons nous garer au parking et continuer à pied...

A peine posé pied à terre, nous sommes apostrophés par des conducteurs de "taxis de piste", dont l'activité de toute évidence non officelle est de conduire les touristes jusqu'à la plage "mystérieuse"...

A la fois par réflexe de méfiance et par "esprit d'économie", nous déclinons leur offre, décidés à poursuivre notre chemin comme des grands...Les conducteurs ont malgré tout la gentillesse de nous dire : "Prenez quand même une bouteille d'eau!..."

Au bout d'une dizaine de minutes de marche, nouvelle offre du chauffeur d'un "taxi de brousse" installé à l'ombre du dernier arbre visible. Il est souriant, couvert de tatouages et plutôt sympa sous un aspect légèrement patibulaire. Nous décidons à nouveau de continuer seuls.

Au bout de trente minutes de marche en plein "cagnard", nous réalisons que la plage promise est certainement encore loin...Mon épouse décide de jeter l'éponge et à contre coeur nous commençons à rebrousser chemin avec l'idée assez triste que nous ne saurons jamais à quoi ressemble la "plage de sable vert"...

Arrive alors un véhicule branquebalant, disparaissant entre les creux et les bosses du terrain. Il s'arrête à notre hauteur et l'homme aux tatouages de tout à l'heure qui se trouve au volant nous propose de monter avec un sourire mi ange-mi démon...Une voix à l'intérieur me sussure : "Réfléchis bien, ça va te coûter combien?..." L'envie est trop forte. Ce qui est au bout de cette piste m'appelle, je n'ai aucune envie de quitter ce plan d'existence sans voir à quoi ressemble ce fameux "sable vert".

Nous montons dans le pick up où se trouve déjà un couple de touristes très sympas et nous voici durement secoués dans les montagnes russes. Il est clair que sans l'expérience de notre chauffeur aucune jeep ne pourrait résister à l'épreuve...Notre ange gardien est un marrant, un vrai kamikaze de la route, il nous en donne vraiment pour notre argent...

Effectivement, la plage est légèrement dans les teintes de vert mais en fait je réalise que toute la saveur de l'expérience est dans le trajet et dans la rencontre de ce chauffeur "ange gardien"...

Après avoir exploré la plage et rencontré une tortue marine, nous repartons dans l'autre sens. Avant de démarrer, notre conducteur raccroche avec un morceau de fil de fer le pont arrière de son pick up qui s'est décroché de la caisse du véhicule. Il nous fait un clin d'oeil complice et "en voiture"...

De retour au parking nous payons notre guide. Chacun donne ce qu'il veut. Ravi de l'expérience, je vide sans hésiter tout ce que j'ai dans les poches...Je pense que les autres font la même chose. Tout le monde est ravi. Le petit boson est en position lâcher prise : "Grâce celeste, Ding!Dong!"

Vu que l'expérience a duré quelques bonnes heures, nous décidons de dormir dans le village le plus proche. Nous nous installons dans un Bed and Breakfast. Arrive bientôt l'heure du repas...

Dans le coin, pour manger, il n'y a qu'une solution, un minuscule fast food Hawaiien coincé entre une station service et une laverie automatique...

Après avoir passé notre commande, nous découvrons notre "pilote" installé à une table avec son amie. Il nous salue d'un "shaka" (le signe de convivialité Hawaiien qui se pratique en pliant les trois doigts centraux de la main vers la paume et an gardant le pouce et l'index tendu) et il me dit : "Vous voyez, grâce à vous nous pouvons faire ce repas..."

La phrase est prononcée avec légèreté, sans misérabilisme. Je la reçois à la fois comme une parole de reconnaissance sincère et comme la dernière étape d'une initiation à propos de l'argent..."

Cet homme, souriant, partageant avec la personne aimée un moment de bien être fait partie au même titre que tout le reste, de la grâce une dont je fais aussi partie. Son bonheur est mon bonheur, simplement. Je me reconnais en lui "Aloha!".

Depuis,grâce à cet enseignement j'ai réalisé qu'acheter des chaussures, un pain, un verre de bière, n'importe quoi,...faire circuler l'argent à travers l'acquisition d'un moment de bonheur c'est puiser dans la grâce, dans l'abondance de la vie, dé-penser de l'argent n'existe pas. C'est un mensonge.

L'argent à sa manière est aussi un "boson". A travers cette expérience "très banale" j'ai réalisé que lorsque je reçois, je peux donner et lorsque je donne je peux recevoir. Morale de l'histoire, nous échangeons toujours de la satisfaction contre de la satisfaction...

Tout achat est une forme de don sacré. Je n'ai même pas besoin de "mériter" de faire partie de cet échange, je n'ai rien besoin de prouver pour vivre l'abondance naturelle du monde. Lorsque j'ai saisi sa véritable nature, je peux m'ouvrir à la grâce et la laisser couler partout où elle veut aller. Merci l'Argent!

Ho'oponopono : Le fruit et le couteau...

J'ai reçu hier un mail d'un visiteur de "Je suis le je" qui me demandait pour quelle raison je n'écrivais jamais rien à propos du Ho'oponopono dans ce blog...

Pour répondre par une image,je dirai que c'est tout simplement que dans ce blog, je préfère évoquer les saveurs des fruits que je mange chaque jour plutôt que de parler du couteau qui me sert à les éplucher...


mercredi 29 août 2012

Le "petit boson" et l'art de rester fluide.

Le 4 juillet 2012 une chose intéressante s'est produite. Des chercheurs du CERN, organisation internationale pour la recherche nucléaire ont annoncé avoir réussi à observer et à filmer le comportement d'une "entité" qui était jusqu'alors une hypothèse scientifique : "le boson de Higgs" surnommé aussi"la particule de Dieu".

Je souligne au passage le côté amusant de cette dernière dénomination qui laisserait supposer qu'il y aurait des particules qui ne sont pas de Dieu...(Hum)passons sur ce détail...

Ce qui est intéressant c'est de comprendre ce que le "petit boson" peut nous apprendre qui puisse être utile dans notre vie de tous les jours...

Pour résumer les choses dans les grandes lignes, il faut savoir que dans le domaine de la physique quantique, lorsqu'on observe de près les phénomènes de la vie, on réalise qu'a certains moments les choses se présentent sous forme fluide, c'est à dire comme des ondes lumineuses et à d'autres elles apparaissent sous forme "solide", c'est à dire qu'elles ont une masse. En fonction des conditions d'observation, le même phénomène est tantôt une "vibration" tantôt un "objet"...

Donc, ce qu'on appelle "réalité" apparaît donc donc tantôt sous la forme d'une onde, tantôt sous la forme d'une masse, et entre ces deux états se situe notre petit boson qui semble fonctionner un peu à la manière d'un interrupteur...

Pour rendre les choses encore plus claires encore, appliquons cette découverte à un domaine très familier: les conflits à l'intérieur d'un couple.

L'état fluide c'est "on s'aime tout va bien...". On va au café, on sirote un express en terrasse, les gens passent dans la rue, tout est fluide...C'est l'état d'onde lumineuse. Tout est possible et le défilé de tous les possibles depuis une terrasse de café constitue l'une des joies suprêmes du contemplatif urbain. On ne se pose pas de questions, la conversation et la vie coulent, les passants passent, tout semble en état de grâce...

Il peut se produire que tout à coup, de manière imprévue, un mot, un détail bloque tout le système et remplace la fluidité par un "instantané". "Clic-clac!" le doigt du petit "boson" appuie sur le déclancheur et on se retrouve avec un "Polaroïd" devant les yeux.

Un mot de travers, un souvenir passager suffit...Le doigt qui appuie sur le boson pour prendre le cliché vient forcément du passé puisque pour appuyer il faut qu'il existe déjà...Vous me suivez?

C'est à partir de ce polaroïd que risque alors de s'engager un débat qui peut déboucher sur un drame...Séparation, divorce, dispersion des biens, suicide, etc...Tout cela peut être généré par la simple prise au sérieux d'une nano seconde de réalité figée par le "boson".

Et pendant ce temps là la vie continue tout autour mais le couple en question peut rester figé comme un disque dur d'ordinateur. La seule solution est alors d'appuyer sur la touche "redémarrage" pour rendre la machine à nouveau utilisable...

Ce qui est très intéressant dans l'observation du boson, que ce soit au CERN (où il a été observé) ou dans notre vie de tous les jours où il fonctionne, c'est de réaliser où les phénomènes se produisent.

On aurait tendance à croire qu'ils se produisent dans le monde "physique" que l'on situerait plutôt à l'extérieur alors qu'en fait tout ce que nous constatons ne peut être que le résultat de notre observation...

Jusqu'à présent une implacable frustration affecte les scientifiques, c'est que sans observateur il ne peut pas y avoir d'observation...(On pourrait appeler cela indifféremment l'"oeil de Dieu" ou le "rire de Dieu"...)

Donc pour en revenir à notre couple et à son "petit boson", tout se passe sur la scène de l'esprit qui fait l'expérience de l'expérience.

Puisque c'est moi qui suis en train d'écrire ce texte, je dirai que j'ai remarqué qu'il y a des moments où je ne me pose pas de question et du coup je vis en tant qu'onde lumineuse mais dès que je commence à me poser des questions : "Clic!clac!Merci boson!" Je me retrouve face à un polaroïd avec toute la solidité qui va avec.

L'avantage de la "réalité" par rapport au polaroïd, c'est que je n'ai pas besoin de "détruire" quelque chose pour retourner à l'état fluide. Il me suffit de passer à autre chose pour retourner à l'état "quantique", c'est à dire à l'état lumineux...Cela demande juste un choix que je peux décider de faire ou pas.

C'est le seul endroit les choses peuvent coincer. Fluide ou Solide? Pas de troisième voie. Le "boson Dieu" n'a pas d'état d'âme. Si je choisi l'état de "grâce", il me permet de retrouver le bouillonnement de tous les possibles, si je choisis l'état de "gravité", je me retrouve figé dans la pose d'une photo souvenir qui absorbe toute mon attention...

La plupart des situations qui semblent nous bloquer sont celles qui manifestent d'une manière ou d'une autre nos attachements à nos photos souvenirs. En regardant de plus près notre "petit boson", j'ai découvert qu'il y avait quelque chose d'écrit dessus. Sur le côté pile on peut lire : "Lâcher prise" et sur l'autre "Rester attaché"...

Alors, un petit conseil, dès que vous sentez que "ça fige", puisque ce "boson" semble marqué du sceau divin, dites mentalement "A moi le boson!" et retrouvez votre fluidité...

mardi 28 août 2012

Effacer la peur.

Touche par touche, les articles de ce blog ont pour effet d'effacer en nous les croyances qui nous encombrent. Ils n'ont pas pour but de les remplacer par d'autres croyances, ils fonctionnent à leur manière comme un chantier de démontage...

Ce matin, j'aimerais partager avec vous l'adaptation d'une méditation boudhiste que vous connaissez peut-être.

Il s'agit d'imaginer le moment de sa mort avec autant de ressenti possible et autant de fluidité possible. Le but de la pratique n'est pas de favoriser l'émotionnel mais juste la simplicité de la sensation. Si vous souhaitez tenter cette expérience, accordez-vous un moment de tranquilité pour la vivre et suivez-moi.

"Je ne pense plus au corps, je laisse mon esprit se libérer doucement naturellement de la pesanteur. Je prends mon temps, le temps de me sentir de plus en plus léger,un peu comme un nuage, voire même plus léger qu'un nuage...

C'est très agréable, je me sens petit à petit libéré des sensations physiques de "lourdeur" qui m'accompagnaient de mon vivant. Aucune douleur, aucune tension, rien qu'une fluidité totale, une transparence pleine de bien être, aucune zone de tension. C'est étonnant, inhabituel, très agréable. C'est comparable à la sensation de l'endormissement mais dans une totale lucidité.

Je ne m'endors pas, je vis l'expérience pleinement. Je pense : "je remets librement mon corps et mon esprit entre les mains de l'Univers, je n'ai plus besoin de gérer, de contrôler, je suis pris en charge totalement par l'esprit.Je ne suis plus rien et pourtant -JE SUIS-"

Je peux maintenant lâcher tous mes"problèmes", je lâche prise, j'ouvre la main et laisse tout tomber, je suis en état d'apesanteur. Je n'ai pas besoin de visualiser mon corps mais je sens qu'il flotte partout et nulle part et qu'il n'est plus lié à aucune forme.

Je vois ou je sens la présence de personnes que je connais, elles entourent ma forme avec un air de circonstance. Je souris à cette idée : en tant qu'humain moi aussi j'avais mon répertoire d'airs de circonstance.

Inutile de visualiser la situation, l'image est là, très nette. Je sais que cette scène ne concerne pas ce que je suis vraiment. Cette conscience que j'habite ici et maintenant, souple, légère, capable de se poser où elle veut, comme un papillon, n'a plus rien à voir avec cette forme qui était moi et la scène qui l'entoure.

Je réalise aussi que je peux agir sur les émotions de ceux qui ont constaté mon départ. Je resens une énergie paisible, un sentiment d'amour qui rayonne du centre de mon être et qui les enveloppe. Traduite en mots elle dirait : "Tout va bien pour moi, tu sais bien que ce n'est pas moi, je suis là, près de toi, je peux même t'envelopper de ma paix et de mon amour..." Là encore, pas besoin de "volonté" tout se passe spontanément, légèrement, naturellement...

Je dispose maintenant d'une totale liberté de mouvement et je réalise l'influence de mes sensations sur tout ce qui m'entoure. Mes idées m'attirent comme des aimants lorsque je les place quelque part. C'est très simple, que je pense à un lieu ou à une personne, je me sens aussitôt naturellement attiré sans avoir le moindre besoin de visualiser ou d'imaginer...

Cette découverte est fascinante. Je la savoure un moment,comme un nouveau jeu : je pense tout simplement à des noms de personnes et de lieux et je laisse juste mon énergie les rejoindre...

Une scène attire maintenant mon attention.
Sur les bords d'un fleuve qui me fait penser au Gange, un bûcher est dressé. Je m'en approche et découvre sans surprise que s'y trouve exposée une forme qui n'est autre que ce que j'ai été de mon vivant.

Je m'en approche. J'observe ces traits familiers, retrouvant les aspects que j'ai aimés et ceux que je n'ai pas aimés dans mon "apparence physique". Ce masque d'humain m'a accompagné tout au long de cette vie. C'est un aspect si familier que j'avais fini par le prendre pour moi.

Il repose maintenant, paisible, souriant doucement, comme les statues de cire que l'on voit dans certains musées...J'éprouve une sensation étrange.

Je remercie cette forme, plus par habitude qu'autre chose car je sais que je n'ai plus rien à voir avec elle. Je sais juste qu'avec elle seront emportées tous les souvenirs dont je n'ai plus besoin. L'essentiel, je l'ai en moi, cette conscience qui observe est la seule chose qui mérite vraiment d'être conservée, toutes mes expériences ont été intégrées à mon être, j'ai appris tout ce dont j'avais besoin, je n'ai même pas à trier...

Je laisse les images du film défiler...

...Le brasier a maintenant tout absorbé, la forme, les souvenirs, tout ce qui ne nécessitait pas d'être conservé. Les troubles, les attachements, les "erreurs", les remords, les regrets,..., tout cela est en ce moment emporté vers la mer par les eaux puissantes du fleuve, tout est dédramatisé : de la cendre liquide. Je me sens totalement régénéré, nouveau né et éternel. Je rends grâce pour tout : "Merci".

J'observe le flot limpide. Il ne reste plus rien de ce que j'avais cru être et pourtant, chose étrange, je suis toujours là, transparence. Je peux tout voir, je suis partout et nulle part à la fois, j'ai accès à tout. Je me sens libre, enfin libre et léger...libre et léger...

Ce "voyage" m'a permis de prendre conscience de l'essentiel.
J'ai fait l'expérience de l'état de "rien" qui permet d'accéder au tout, sans attachement, sans rien, rien, rien...

Je comprends mieux la phrase "Je vis dans le monde mais je ne suis pas du monde...".

J'ai maintenant moi aussi acquis la capacité de laisser ma vie et la reprendre, à volonté. Cette méditation me permettra lorsque je le souhaiterais, d'approfondir ce détachement ...Je pourrai la répéter autant que je le désire. Elle me donnera chaque fois un peu plus profondément l'occasion de m'ouvrir à ma véritable nature et elle me permettra d'accéder à volonté à toutes les dimensions...

lundi 27 août 2012

Comment se libérer de la "gravité"?

Vous vous rappelez peut être de ma contribution du 18 juillet dernier intitulée "Le Royaume du Bonheur 2". L'aventure est restée sans suite depuis que nous avons laissé le jeune Prince en route vers le Pays de l'oubli...

En fait, la suite, vous la connaissez tous.
Le jeune Prince, c'est moi, c'est vous, et notre vie de tous les jours est la poursuite du récit. Inutile donc de vous raconter la suite, vous la connaissez...Prince ou Princesse, nous avons tous cheminé à notre manière à travers les mirages du pays d'oubli jusqu'à y perdre tout souvenir de notre naissance et de notre héritage.

Nous rencontrons parfois des êtres ou des circonstances qui essaient de nous aider à dissiper notre amnésie pour nous permettre de rejoindre le Royaume du bonheur...Nous avons tendance à les interpréter à contresens, à les utiliser pour nous emmurer encore plus dans l'illusion au lieu de les utiliser comme antidote...

L'une des lois les plus puissantes qui gère le "Pays de l'Oubli" c'est la "gravité"...A la fois dans son sens de "pesanteur physique" et de "pesanteur morale"...Lorsqu'on dit à un enfant et même à des adultes "ce n'est pas grave", cela veut dire que les choses vont pouvoir rapidement évoluer dans le "BON" sens, c'est à dire dans le sens de la satisfaction...

Dans le "Pays de l'oubli", contrairement à ce qui se passe dans le "Royaume du Bonheur" on a tendance à imaginer que tout est "grave", c'est à dire que tout est "gravé", impossible à effacer...Un problème relationnel, un problème de santé, l'éducation des enfants, une séparation, une addiction,...dans notre imagination, les choses ont tout de suite tendance à se "figer", à se densifier, à se cristalliser. Combien de problèmes se règleraient d'eux mêmes si on leur laissait la fluidité que produit la phrase : "Ce n'est pas grave".

La question "C'est grave Docteur?" est magique...Lorsque nous la prononçons, le pouvoir nous échappe et il passe entre les mains d'une autorité médicale ou religieuse (n'oublions pas que les chamanes sont appelés "hommes-médecine" ce qui montre bien la parenté entre le "médical" et le "spirituel") Dans cette perspective, comme vous le sentez bien, le rôle thérapeutique idéal n'est pas de renforcer la pesanteur du "Pays de l'Oubli" mais d'aider ceux qui se sentent égarés au milieu des ombres à rejoindre leur patrie d'origine. Pour y parvenir, il suffit de les "réveiller" de leur impression de pesanteur.(En les aidant à effacer les "idées"conscientes et inconscientes qui entretiennent cette impression de "gravité").

La phrase "Ce n'est pas grave!" est donc la seule formule thérapeutique possible...Quoi qu'il se produise, cette parole seule peut exprimer et rétablir la "Royauté"inaltérable de l'Etre. Dans le Royaume du Bonheur rien n'est grave puisque la pire chose qui puisse nous arriver c'est de retourner à une origine que nous n'avons en fait jamais quittée...

N'oublions pas que dans notre aventure, l'amnésie du Prince ne peut jamais le déchoir de sa naissance princière. Elle n'a pour effet que de lui faire imaginer temporairement qu'il possède une autre naissance...Une rose amnésique ne cessera jamais d'être une rose...

C'est la raison pour laquelle la réponse "C'est grave" parle pour les ombres, pour les ilusions du "pays de l'oubli". Le thérapeute qui ferait cette réponse ou la penserait même sans l'exprimer révèlerait qu'il est lui aussi sous l'effet de l'illusion. De ce fait, il ne pourrait rien pour lui-même ni pour son patient, ce ne serait pas un thérapeute...

Que la démarche thérapeutique soit "médicale", "péri-médicale" ou "religieuse", le principe est exactement le même : guérir l'amnésie, rendre la "pureté", c'est à dire "effacer le sentiment de gravité"...

Pour le médecin, la "gravité" porte le nom de "maladie", pour l'homme de religion le nom de "péché"...Dans les deux cas, l'objectif est le retour à l'harmonie, c'est à dire au "Royaume du bonheur"...Sortir de l'hôpital guéri permet de rentrer "à la maison". Sortir d'un édifice religieux l'âme en Paix est aussi d'une certaine manière un "retour chez Soi"...

"Ce n'est pas grave", "Ca va passer",...C'est la parole attendue d'un Père aimant...Protection et confiance sont les deux pôles magnétiques qui permettent de retrouver d'instinct, le chemin vers notre Royaume où nous attend nôtre Identité.

samedi 25 août 2012

Un coeur sage et perspicace


C'est très souvent l'insatisfaction qui nous pousse à rechercher des solutions ailleurs que sur le plan que nous appelons "matériel". Un problème, une maladie, un drame vient troubler le "ron-ron" de notre quotidien et révèle soudain notre impuissance...Comme ce sentiment nous est en général insupportable, un peu à la manière d'un animal cherchant à sortir d'un espace clos, nous nous mettons fébrilement en quête d'issues de secours...

L'image de l'animal coincé correspond bien à notre attitude de panique face à certains problèmes. Toute situation de crise nous montre que cette partie "réflexe" en nous était devenue le logiciel de gestion dominant de nos vies : compétitivité, sentiment de propriété, conflits de pouvoir, importance attribuée au statut,impression d'injustice,...Derrière tout problème matériel nous pouvons découvrir l'une de ces composantes archaïques dérivées du souci animal de protection territoriale .

La partie "animale" en nous mérite notre reconnaissance. Elle joue ou a joué un rôle dans nos mécanismes de survie. Il n'en reste pas moins que ses compétences sont limitées. C'est ce que révèlent les situations de crise et l'émergence de problèmes...C'est la raison pour laquelle, d'instinct, beaucoup de gens aspirent à trouver un autre niveau de perception sur lequel une issue pourrait soudain se révéler à nous. Cela correspond à ce que le Physicien Albert Einstein évoquait lorsqu'il écrivait :"On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés."

Au départ d'un état de crise, l'objectif vers lequel nous nous tournons est presque toujours matériel : nous cherchons à remplacer la maladie par la santé, le manque d'argent par l'abondance, un conflit qui nous dessert par une solution en notre faveur,etc. En général à ce niveau de conscience, nos prières, méditations et recherches ont simplement pour but de faire pencher la balance dans notre sens...comme si le "pouvoir" était une couverture qu'il s'agirait de tirer assez fort vers nous pour nous éviter d'avoir froid aux pieds...

Lorsqu'on observe de plus près cette conception on peut voir qu'elle n'est que la transposition des modes de fonctionnement de notre logiciel habituel. Nous croyons nous être tournés vers le "Spirituel" mais en fait sans le réaliser nous sommes toujours dans le "matériel".

C'est ce qu'on appelle "l'Idolatrie". L'objet de notre recherche "matérielle" nous obnubile au point que nos prières s'adressent plus au Dieu de la Fortune, de la Santé, du Pouvoir,...qu'à un principe d'harmonie générale supportant toute la création...C'est dans ce cadre que fonctionne la fameuse loi d'attraction...

Dans le meilleur des cas, j'aurai beau avoir l'impression d'avoir résolu un problème passager grâce à la loi d'attraction, il n'empêchera qu'à l'heure de mon départ de ce plan d'existence tout sera à reconsidérer. Toutes les valeurs que j'aurai privilégiées de mon vivant n'auront alors plus vraiment d'actualité...Que ferais-je de ma santé, de mon argent et de mon pouvoir temporel à l'heure de ma mort? Il vaudra sans doute mieux qu'avant cette expérience j'ai commencé à utiliser un autre logiciel, celui qui permet "d'amasser des richesses dans le Ciel"

J'aime bien l'histoire qui relate le rêve du célèbre Roi Salomon dans l'Ancien Testament. Le Créateur lui apparaît pendant son sommeil et lui dit : "Demande! Que puis je te donner?" La question est directe et simple, elle ressemble à celle du génie d'Aladin.

Le jeune Salomon, qui vient de succéder à son Père répond "Maintenant, Seigneur, mon Dieu, c'est toi qui fais régner ton serviteur à la place de David, mon père, moi je ne suis qu'un tout jeune homme, et je ne sais comment gouverner."

Notons que Salomon ne pense pas à lui même. Son "problème" c'est qu'il ne sait pas comment gouverner le "royaume matériel" qui lui a été confié. Il le reconnaît en toute franchise devant le Principe Invisible puisqu'il sent que lui seul peut lui donner accès à un mode de gouvernement "éclairé".

Observons ce qu'il demande : "Il te faudra donner à ton serviteur un coeur qui ait de l'entendement pour gouverner ton peuple... ; qui en effet serait capable de gouverner ton peuple, ce peuple si important".

Il ne s'exprime pas en souverain mais en premier des serviteurs ("donne à ton serviteur"). Il sait que le peuple qu'il a pour charge de guider (sur le plan matériel)ne lui appartient pas mais qu'il lui est confié avec pour charge, d'assurer son bien être.

Salomon reconnaît bien sa responsabilité totale. Aceepter cette "responsabilité" c'est aspirer à être le lien fidèle entre le visible et l'invisible, une interface entre le spirituel et le matériel. Il comprend ainsi que de sa soumission à l'Inspiration Suprême dépendra le bien être du Royaume de Dieu sur terre. Salomon se sait totalement en charge, il reconnaît son impuissance à savoir quoi que ce soit et s'en remet totalement à l'Inspiration qui lui répond ainsi à travers la voix du "JE":

"Puisque tu m'as fait cette demande, et que tu n'as demandé ni une longue vie, ni des richesses, ni la mort de tes ennemis, mais que tu as demandé de l'intelligence pour rendre la justice: 12 Voici, je fais selon ta parole. Je te donne un cœur sage et intelligent, de sorte qu'avant toi nul n'aura été pareil à toi, et qu'il n'y en aura point après toi qui te soit semblable. 13 Et même, je te donne ce que tu n'as pas demandé, et les richesses et la gloire; de sorte qu'entre les rois il n'y en aura point de semblable à toi, pendant tous les jours de ta vie. 14 Et si tu marches dans mes voies, gardant mes statuts et mes ordonnances, comme y a marché David, ton père, je prolongerai tes jours."

Tous les épisodes présentés dans l'Ancien et le Nouveau Testament ont moins d'intérêt historique que symbolique. Il importe peu que les faits racontés aient eu réellement lieu, leur but est avant tout d'être des exemples éducatifs, de nous ramener à nous mêmes et de répondre à nos questions.

Nous sommes donc tous à notre façon, à la place du Roi Salomon. Lorsque nous rencontrons un problème, c'est toujours un problème de gouvernement...Prier pour nous mêmes, pour notre famille ou pour nos amis c'est rater une chance de comprendre notre véritable rôle : rétablir le "Royaume de l'Esprit sur la Terre", ni plus ni moins.

Cela peut sembler ambitieux ou disproportionné par rapport à un problème d'argent ou de santé qui nous semble personnel. Et pourtant, si à travers nos cas personnels nous pouvons résoudre les problèmes de tout un peuple, de toute une planète et que le changement commence par nous, pourquoi le refuser?

Souvenons nous que c'est en se reconnaissant responsable à 100% de tout le Peuple de Dieu qu'un jeune homme nommé Salomon est devenu un symbole de sagesse, de justice, de longévité et de prospérité. De la même manière, à chacun d'entre-nous, tout problème, toute crise, quelle que soit sa nature, offre une chance d'être en charge à 100% et de demander humblement : "entre tous les êtres tu m'as choisi seigneur pour résoudre ce problème au nom de tous je ne sais comment y parvenir,donne-moi Seigneur un coeur sage et perspicace"...

Obtenir la richesse ou la santé sans un "coeur sage et perspicace" c'est obtenir juste une infirme portion de l'Eau de la Vie. Posséder ce coeur, c'est avoir accès à tout moment à la Source intarissable de toute Sagesse.



mercredi 22 août 2012

Enveloppés dans l'Amour et dans la Grâce

En général, le matin, je me réveille avec avec un "thème" à l'esprit. C'est une idée, une sensation en moi qui demande à être précisée. Ainsi naissent certains articles de ce blog. Hier, je m'étais senti inspiré par l'idée bien connue de "l'Adoration en Esprit et en vérité".

Pour approfondir l'essence du message, j'étais parti du texte biblique, tout au moins d'une de ses traductions...En ce qui concerne les textes spirituels, pour moi, la question de la traduction est moins importante que la question de la "perception" de ce qui est au delà des mots...

A travers mon expérience, je découvre qu'on n'apprend pas en lisant mais qu'on "révèle" en quelque sorte ce que l'on avait déjà en soi...Lire un texte "religieux", comme le dit bien le mot, c'est "se re-lier", c'est à dire "re-nouer" des éléments qui semblaient dissociés. Lire c'est chercher à retrouver la sensation de notre origine et le "bien être"qui résulte de cette réassurance.

Ce matin je me suis donc réveillé avec une impression de malaise par rapport à la formulation qui m'avait servi hier de point de départ et plus particulièrement la phrase : "tels sont en effet les adorateurs que cherche le Père"...

A la lecture de cet énoncé on peut avoir l'impression que le "Père" pense comme un chef d'entreprise qui "rechercherait" ses employés de manière très sélective, condamnant à l'indemnité chômage tous ceux qui ne seraient pas capables de l'adorer "en esprit et en vérité".

En "vérité", un "Père" digne de ce nom ne recherche pas plus des adorateurs que le soleil, le vent ou la mer, il se contente d'être là, Créateur de tout ce qui est et on peut supposer que ça lui suffit...

C'est à travers ce genre de formulations que s'est installée dans notre inconscient collectif cette image de despote coléreux qui a généré un sentiment de méfiance vis à vis de la religion et d'anxiété face à la vie en général.

Ils faut nous rappeler que les textes "sacrés" sont avant tout des outils thérapeutiques et non des instruments de contrôle moral. Plus que d'imposer une "loi" à respecter, ils ont pour but d'effacer nos idées reçues, nos remords, nos regrets et nos blocages pour nous rendre une liberté de coeur nous permettant de retrouver l'harmonie avec nous mêmes lorsque nous nous sentons perdus.

Seuls la confiance et le confort ressentis à la lecture d'un texte nous renseignent sur son caractère thérapeutique. Ces impressions peuvent nous aider à déceler les problèmes de traduction voire même les erreurs d'interprétation dûs aux disciples eux mêmes...Un texte nous soigne ou pas. Seul l'effet produit sur nous compte.Un authentique texte "sacré" guérit toujours!

Le meilleur moyen d'éliminer les risques de mauvaise interprétation de la Bible, c'est de rester fermement ancrés dans les principes qui soutiennent toute la démarche des Evangiles.Elles ne sont pas destinées à alimenter le "Bien de Dieu" mais notre propre Bien. Le mot qui définit le rapport entre le Principe Créateur et ses créatures est tout simplement le mot "AMOUR" que l'on retrouve presque à toutes les pages du Nouveau Testament :

"Je leur ai fait connaître ton nom et je leur ferai connaître encore, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux"...


Ce passage est on ne peut plus clair. L'amour divin enveloppe et soutient toute la création puisqu'elle en est une émanation...Il n'y a donc aucune possibilité d'exclusion du Royaume...Tout le monde en fait déjà partie depuis l'origine et à tout jamais, l'eau ne cessera jamais d'être de l'eau...

Et que penser de la phrase : "je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance"

En fait le Principe qu'on appelle Dieu n'attend rien de nous, ni nos prières, ni notre gratitude, ni nos chants, ni nos cris, nos pleurs ou nos demandes.Il n'en a pas besoin. En paraphrasant la phrase "le sabat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabat" nous pourrions dire que "Le divin est fait pour l'homme et pas l'homme pour le divin"...

Le Divin est comme une source vive,jaillissant au milieu d'une prairie. Nous n'avons même pas besoin de chercher à savoir pour qui ni pourquoi elle est là, il suffira qu'un végétal, un insecte, un oiseau, un animal ou un humain ait soif, cette eau le désaltèrera et elle le fera sans retenue, sans critères de sélection. C'est un don inconditionnel, une bénédiction anonyme jaillissant du sol...et ceux qui ont soif n'auront pas besoin d'autre chose que de leur soif pour s'y abreuver...

"...l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle"



mardi 21 août 2012

"Adorer en esprit et en vérité"

"...l'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père...Mais l'heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; tels sont en effet les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit et c'est pourquoi ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et en vérité" Jean 4;21-24.

Ce passage de l'Evangile de Jean évoque sous une forme imagée cette même idée que "tout est en moi". En effet, ce n'est pas dans un sanctuaire extérieur que se fait la rencontre avec le pouvoir infini qui anime ma vie mais "en esprit", c'est à dire dans ma conscience (je dois en effet me souvenir que la Bible affirme par ailleurs que "le Royaume de Dieu est en moi")...

Dans les passages clés comme celui-ci, chaque mot a son importance. Il est donc nécessaire de bien sentir à quoi ils se réfèrent. Seul un examen attentif peut me permettre de découvrir le sens profond des éléments "en esprit", "en vérité","adorer" et "le Père".

Une fois que j'ai senti que cet "esprit" avec lequel je perçois le monde est le même que celui avec lequel je perçois le Divin et par lequel je suis perçu par lui, je sais où se trouve le véritable temple. Il se trouve dans cet espace mystérieux, plus proche de moi que tout ce que je crois être, et dans lequel je réside 24h/24 : "ma conscience", mon "en moi".

Il me faut ensuite saisir ce peut bien vouloir dire "en vérité".
Jusqu'à présent, faute de mieux, nous saisissions le "pouvoir suprême" à travers nos mots et nos idées : "Dieu", "Le tout puissant", "Le Père", "Le Créateur", etc... Pour certains, ces mots sont chargés de pouvoir, pour d'autres ils déclanchent au contraire le scepticisme et l'incroyance. En fait, quelle que soit notre attitude, aucun de ces symboles ne reflète vraiment la "vérité" du "pouvoir" qui régit l'univers. S'attacher à ces mots et ces idées revient exactement à "adorer le Père sur cette montagne ou à Jérusalem".

"Les mots que nous mettons sur les réalités terrestres entrainent l'illusion, ils détournent le coeur de ce qui est réel vers ce qui n'est pas réel. Celui qui entend le mot "Dieu" ne saisit pas le réel mais une illusion ou une image du réel. De même, les mots Père, Fils, Saint-Esprit, Vie, Lumière, Résurrection, Eglise, tous ces mots ne disent pas la réalité; nous le comprendrons le jour où nous aurons fait l'expérience du réel." (L'évangile de Philippe)

"Adorer le Père en esprit et en vérité", c'est donc rencontrer le réel, le "mystère" de ma vie, directement, sans mots et sans idées, face à face, dans le silence de ma conscience. C'est possible, ici et maintenant à condition que je veuille bien me dépouiller de toutes les "images" qui m'encombrent : "dans l'Espace-temple les mots se taisent" (Evangile de Philippe).

Se pose ensuite la question de percevoir le sens du mot "Adorer". Encore un mot qu'on a tendance à enfermer dans un cliché...Concrètement, lorsque j'adore vraiment quelque chose ou quelqu'un cela traduit pour moi le degré extrème de mon amour pour cette chose ou cette personne. C'est un engagement de tout mon être, un don total, une fascination irrationnelle qui submerge tout ce que je suis. Là encore, l'essence du mot "adorer" ouvre un passage au delà des limites de tous mes mots et de toutes mes idées, il m'introduit directement dans le silence attentif, la lumière, l'abandon et le lâcher prise. Adorer est au coeur du mystère de la Foi, c'est un acte de don total, un saut dans l'Espace-Temple.

Le mot "PERE" aussi mérite d'être réveillé de l'anesthésie dans lequel l'ont plongé des millénaires de croyances...Dans une perspective toute simple, le PERE, c'est "ce qui vient avant", ce qui est "à l'origine", ce qui a donné naissance...

La phrase de l'Evangile de Jean est très concrète, elle décrit précisément la "voie du coeur",le chemin qui conduit à travers cet "EN MOI" au coeur duquel la présence règne. Il est temps pour nous d'arrêter de chercher à l'extérieur. Si nous voulons vraiment nous reconnecter avec notre Source, il n'y a qu'un seul sanctuaire où peut se produire cette rencontre, notre conscience, le Royaume du "JE"...

dimanche 19 août 2012

Tout est en moi...

La phrase "Tout est en moi" est bien connue, c'est même d'une certaine manière devenu un cliché dans les milieux du développement personnel...Le problème c'est qu'on aura beau dire à une personne en pleine déprime "Tout est en toi" il y a de fortes chances que ça n'aie pas beaucoup d'effet...

Ce n'est d'ailleurs pas le but de cette phrase, qui n'est ni une potion magique ni un sédatif. C'est juste une information pratique, au même titre que de dire : "Il y a des oasis dans le désert" ou "Il y a des calanques superbes sur la côte d'azur"...

Répéter ces phrases ou se dire "Oui, oui, je sais" ne remplacera jamais l'expérience directe. Le seul moyen d'accéder à cette expérience c'est de se mettre en route et d'explorer.

Ce qui donne l'impression qu'il est plus difficile d'explorer cet "en moi" qu'une oasis ou une plage c'est que c'est "immatériel" et donc que ça demande ce que l'on sente de quoi il peut s'agir...

L'information est composée de 3 éléments :

1) TOUT... Le mot absolument clair.
Il évoque la totalité de ce que je vois, de ce que j'ai vu, de ce que je vais voir, la totalité de ce que je vis, ai vécu et vivrai, bref, tout, tout, tout, les questions, les réponses, les potentiels, les jugements, les absences de jugement...pas d'exception. Tout est tout en tout.

2) EST...le temps du verbe est au présent, donc, ici et maintenant la TOTALITE est présente, pas besoin de la créer, elle est là disponible.

3)...EN MOI...
Cette dernière partie nous donne l'adresse du lieu où se trouve cette totalité, c'est elle qui est sans doute la plus mystérieuse.

Cet "En moi", nous pensons tellement le connaître que nous avons tendance à le limiter aux frontières de notre corps, de notre personnalité, du résultat de notre éducation et c'est là que nous faisons perdre son sens à la phrase "Tout est en moi"...

Il existe un moyen de sentir cet "en moi", c'est de réaliser ce qu'il n'est pas.

Tout d'abord, dire "Tout est en moi" sous entend que ce n'est pas à l'extérieur que se trouvent les causes de ce dont je fais l'expérience, pas en vous, pas dans les autres, pas dans les circonstances... Si tout est en moi la seule chose à faire pour trouver la cause de mes problèmes c'est de me tourner vers moi même.

Si je pose la question : "D'où vient ce problème qui se présente à moi?" la réponse "Tout est en moi" me permet de voir qu'il est inutile de chercher la réponse à l'extérieur (Voir l'article précédent). C'est plutôt une bonne nouvelle parce que je deviens ainsi le seul artisan de mon salut alors que je croyais qu'il dépendait de quelque chose d'extérieur...

La célèbre phrase de Gandhi " Sois le changement que tu veux voir dans le monde" illustre bien la mise en pratique de ce principe. Puisque c'est de moi que tout jaillit, c'est là où se trouve monde des causes, invisible mais tout puissant. Ma vision du monde est la matrice de mon monde. Le monde qui est en moi se reflète donc à l'extérieur, comme un flot de formes sortant d'un projecteur de cinéma (d'où l'inutilité d'essayer de manipuler le film une fois qu'il est sur l'écran...).

Si certaines scènes ne me conviennent pas il n'y a qu'une seule démarche, c'est de réaliser que certaines causes en moi les ont produites. Ces causes se révèlent à moi à travers l'extériorisation, ce qui me donne un chance de les effacer...

Donc la première caractéristique de l'EN MOI est qu'il s'agit du point d'origine de toutes les causes qui se manifestent dans ma vie, sans exception et que l'extérieur est juste un reflet.

Pour préciser un peu plus la nature de l'EN MOI, tentons d'en définir les "frontières".
Nous avons tendance à localiser "l'en moi" dans les limites de notre corps ou de notre cerveau. Ce qui correspond à l'attitude : "Je ferme les yeux, je rentre en moi...". C'est un peu limité comme image.

Observons d'un peu plus près quelques unes des parties de notre corps en nous demandant "Est-ce que c'est moi?". Nous réalisons assez rapidement que cette main, ce pied, ce visage, ce cerveau que j'imagine à l'intérieur, tout cela ne me contient pas vraiment mais est "en moi". Ce corps dans lequel je croyais habiter habite en fait "en moi",...(Rappelons nous : "Tout est en moi")

Je comprends aussi que je n'ai même pas besoin de fermer les yeux pour "être en moi", cette pièce, ce paysage que je vois par la fenêtre et toutes les sensations dont je suis à la fois conscient et inconscient, tout se matérialise bien "en moi", sur la scène ouverte de ma conscience...

Cette réalisation me met en contact direct avec le caractère infini de cet "en moi"... Je réalise à quel point, au même titre que dans mes rêves, tout, tout ce dont je fais l'expérience est en moi...

samedi 18 août 2012

Le droit au bien être...

Nous avons exploré presque tous les recoins de notre Terre et nous continuons à étendre notre attention vers l'extérieur...Même si les images d'un petit robot visitant la planète Mars peuvent faire plaisir, aucune expansion "extérieure" ne résoud vraiment les problèmes de base que se posent les humains depuis la nuit des temps...

Si l'on observe bien, derrière tout problème, individuel ou collectif se trouve toujours trouver le même conflit : "Je sens que j'ai le droit d'être bien comme tout le monde, à ma manière" vs "je constate que je n'ai pas ce bien être". Les guerres sont faites pour résoudre ce conflit, des couples se séparent au nom du droit au bien être de l'un et/ou de l'autre, les tribunaux sont pleins de gens qui défendent leurs droits au bien être, faute de réussir à faire valoir leurs droits au bien être certaines personnes tombent malades et finissent parfois par en mourir,...

Tout se résume à cette impulsion simple : quelque chose en moi ressent une aspiration à la satisfaction, à l'identité, à la liberté, à la pleine expression...Le droit au bien être est un guide infaillible jusqu'au moment où l'on rencontre des obstacles "extérieurs...Le sentiment de "frustration" alors ressenti intérieurement provoque une réaction extérieure, souvent agressive.

Depuis la nuit des temps, le résultat est connu, il y a des gagnants et des perdants et les choses se déplacent dans l'espace et le temps, générant la mécanique inexorable qu'on appelle LE KARMA appelé à tort "loi de cause à effet"...

C'est ici qu'il faut bien réaliser que ce qu'on appelle "loi de cause à effet" n'est en fait qu'une loi "d'effet à effet" puisque le monde dit "extérieur" n'est qu'un effet et pas une cause. Dans le monde des effets on pense avoir affaire à un nombre limité d'éléments physiques répartis dans l'espace. On ne peut donc que les "déplacer" pour les attirer à soi ou les attribuer à d'autres qui nous seblent plus méritants...D'où l'idée qu'il faut que je récupère "du bien être" d'entre les mains de ceux qui en sont nantis pour l'attribuer à ceux qui s'en sentent démunis...Ainsi le ballon ne fait que changer de mains sur le terrain depuis la nuit des temps... et le coefficient de frustration reste exactement le même...C'est normal, en manipulant ainsi le plan des effets, le bonheur des uns ne peut que produire par contrecoup le malheur des autres. C'est ainsi qu'on a toujours la même proportion de mécontents et que les problèmes perdurent.

Que l'on prenne aux riches pour donner aux pauvres ou aux pauvres pour donner aux riches ça ne résoud pas vraiment à la question causale de "La richesse", qu'une guerre permette à une faction de se libérer de l'autre ne résoud pas la question causale de la "liberté" des peuples, qu'une épouse obtienne une "pension alimentaire" ne résoudra que superficiellement la question de la frustration qui affecte tous les protagonistes... le déséquilibre peut devenir trans-générationnel s'il n'est pas transmuté.

Il faut réaliser que la seule véritable action de "cause à effet", c'est de permettre le retour à zéro de tous les compteurs, le retour à l'innocence, à la pureté, que les deux factions puissent retrouver du fond du coeur leur unité d'origine, qu'un couple et ses enfants puisse rejoindre naturellement "l'état angélique" de départ au delà d'une séparation,...Cela s'appele LE GRAND PARDON...

Seul un changement de plan permet aux véritables solutions d'émerger. Einstein avait exprimé cette idée de manière très simple et directe : "On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré ». Posons nous donc la question : Puisque nous le savons, jusqu'à quand allons nous nous laisser piéger aussi grossièrement par le mode de pensée qui génère tous les problèmes?


Depuis des milliers d'années les hommes lisent des phrases du genre "Connais-toi toi même et tu connaîtras Dieu et les hommes" ou " Le Royaume de Dieu est en toi"...Pourquoi ne prendre ces phrases à la lettre, pourquoi ne pas les appliquer de manière plus rigoureuse à la résolution de nos problèmes individuels et collectifs, en commençant ici et maintenant...?

vendredi 17 août 2012

Comment communiquer avec mon subconscient


Note : Je prends tout mon temps pour lire ce texte. Les points de suspension (…) marquent des pauses de lecture pendant lesquelles je reste réceptif et attentif aux sensations qui émergent en moi.

Voilà. C'est très simple, il me suffit juste de me laisser porter par les mots comme par les vagues de la mer,...je lis les mots de ce texte, lentement,… je les laisse fondre en moi …comme des morceaux de sucre très fin, du sucre glace,... tout doux… tout doux...des flocons

je lis le mot : "BLEU"... je l’écoute résonner... inutile de le visualiser, c'est simple, une partie de moi l'a déjà traduit et fait vivre en moi…

…même chose avec le mot DETENTE,...

simplement la lecture du mot "détente" suffit pour que mon corps commence à se détendre,...

je vérifie ainsi que je n’ai pas consciemment besoin de me représenter les choses, une partie est toujours attentive en moi,… elle est sans cesse à l’écoute,… elle traduit mes pensées en énergie…je n'ai pas besoin de faire le travail, juste écouter, sentir, écouter,sentir, écouter...

je poursuis avec le mot « PAIX » et le mot « INFINIE », comme ça « PAIX…INFINIE »,…

je laisse les sons se dissoudre à l’intérieur de moi,…
je…n’ai…pas…besoin…DE COMPRENDRE le processus

c’est une autre partie de moi qui agit...
une partie qui accède directement à l’énergie des mots et traduit tout en sensation et en action...

je lis la question "On se lève?"
J'attends la réponse,...
je lis la réponse "Oui, on se lève..."
sommes-nous d'accord?...
oui...
alors si nous sommes tous les deux d'accord nous nous levons... (pour marquer mon accord, je me lève vraiment)...
voilà,super, je peux me rasseoir...

je continue ma lecture...

"JE…SUIS…LA PAIX…"

je laisse toujours fondre les mots…

je me laisse aussi fondre doucement…je m'abandonne à cette sensation

le mot «CONFIANCE» me vient à l'esprit.
voyons,...allez...je m’y abandonne…

...je prends tout le temps de le laisser vivre en moi...

un petit test, je lis le mot « ARBRE »

je le laisse s'épanouir,...

très bien,...

mon subconscient l'a pris en charge, même si je ne vois pas l’arbre dans le détail, je l’ai, il est complet, quelque part, je le sens…

il y a ainsi en moi une partie qui choisit ses mots et… une partie qui écoute et les traduit en énergie,...ça marche pour tous les mots,… quels que soient les mots…

les mots libèrent les idées qui libèrent de l’énergie…qui génère des sensations agréales ou autres...

je lis « BONJOUR ! »…« COUCOU!»… « TU M’ENTENDS? »...

quelque chose en moi répond « OUI, JE T’ENDENDS, COUCOU »…

c’est aussi simple que ça…

je prononce mon prénom (Je prononce mon prénom mentalement comme si je m'appelais moi-même)…

j’écoute, j’entends, je réponds
« OUI? »...

le dialogue avec moi même est établi…
il est toujours là…, toujours...
que j'en sois conscient ou non
je vis en lui

« VERT »… « ARBRE »...
il y a en moi une partie qui choisit les mots ...
et une partie qui écoute tout le temps…
et qui traduit les mots en énergie…

comment fait-elle? je ne sais pas, ce n’est pas très important de toutes façons…

oui, c’est bien clair maintenant…
je vois comment ça marche...

cette communication est la clé de mon bien être…

un test?…
OUI...

mon « BIEN…ETRE »…

BIEN…
quelle sensation?

ETRE…
quelle sensation?

ça marche pour tous les mots,…
quels que soient les mots…
Le mot libère l’idée qui libère l’énergie…

les mots de cette page aussi libèrent leur énergie comme un parfum qui s’élève d’un bâtonnet d’encens…

je respire l’odeur de ces trois mots « MON »… « BIEN »… « ETRE »

voilà, c’est en moi, celui qui pense et qui parle,
celui qui écoute et traduit …

je suis le résultat de cette complémentarité naturelle, indispensable, très douce, très aimante,... les parties de mon couple intérieur sont unies par l’amour et le respect…

de cette relation avec ce silence attentif qui m’enveloppe naissent les sensations qui m’habitent, je choisis toujours amoureusement mes idées et mes mots, toutes mes idées et tous mes mots…

c'est MON…BIEN…ETRE...

"MERCI, MERCI,MERCI..."

lundi 13 août 2012

Le tout puissant :" JE" SUIS...

Le "Je" ne porte pas sur nous un regard qui juge.
Il n'est pas là pour ça.

Il est là pour nous permettre de nous exprimer,
pour nous soutenir inconditionnellement,
pour nous accompagner fidèlement
dans notre parcours sur ce plan...

Qu'y a t'il de plus intime,
de plus insaisissable,
de plus mystérieux,
de plus générateur,
de plus puissant
que le "Je".

"Je" est un mot tellement fort
dans toutes les langues que certaines
ne le prononcent pas.

Le "Je" émerge de la conscience et manifeste.
Il donne vie à tout ce qu'il accompagne...

"Je suis..."

Le "Je" est vide mais vivant de tous les potentiels.
Il est présence attentive.
Il est la source de l'Etre : "Je suis".

Dire ou penser "Je suis..." définit.
Plus j'avance dans la définition
plus la forme se précise.

Ajouter le mot "heureux"
donne une couleur à ce que je sens être...
Le choix de tout ce qui accompagne le "Je"
définit un "état du Je"
et lui donne une coloration
et une atmosphère.

Les états du "Je" sont tous passagers.
Lorsqu'ils se répètent, ils tendent à donner une impression de permanence.
C'est une illusion, seul le "Je" est permanent et insaisissable.

Les personnes qui font appel à un thérapeute le font parce que d'une manière ou d'une autre elles se sentent bloquées dans certains"états du Je".
Ces états peuvent tous être ramenés à une défnition simple : "Je" ne suis pas "Bien"...

Le "Je" n'intervient pas dans nos choix. Il les accompagne et les soutient quels qu'ils soient. Il est fluide comme l'eau. Tout ce que nous mettrons après le JE tendra littéralement vers la manifestation...C'est en ce sens que la Bible nous dit : "Tout péché et tout blasphème seront pardonnés aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné..."

Blasphémer, c'est "dire du mal". De toute évidence, dire du mal du "Je" est un acte qui ne peut que se retourner contre nous. Penser "Je" ne suis pas "bien" c'est dire du mal du "Je" en croyant décrire une réalité. Si nous affirmons que 2+2 = 6 personne ne pourra rien pour nous tant que nous n'aurons pas corrigé notre addition...C'est en ce sens qu'affirmer "Je suis malade", c'est blasphémer contre l'Esprit. Si nous laissons cette idée s'installer dans notre subconscient il est facile d'imaginer ce qui risque de se passer.

De la même manière qu'un professeur de mathématiques, un thérapeute pourra nous aider à revoir notre addition, à condition que nous lui fassions confiance ...Toute idée exprimée au nom du "Je" génèrant une forme dans notre conscience, cette forme peut toujours être effacée et remplacée par une autre à travers le même processus.

Reconnaître le rôle du "Je" permet de réaliser que nous n'avons aucune raison d'utiliser ce pouvoir créateur contre nous mêmes. Nous n'avons aucune raison de blasphémer contre notre bien être.

De plus, nous n'avons même pas besoin d'"imposer" nos définitions au "JE" par des "affirmations" ou de la "pensée positive" pour réussir à être Bien. Il suffit juste de se laisser porter par ce qu'il est :

"JE suis la résurrection et la vie, JE suis le chemin et la vérité, nul ne vient au Père que par MOI.»



samedi 11 août 2012

La fin de la quête

Ce n'est pas demain que ça se passe
mais maintenant, ici même et depuis toujours...

On s'est tellement transmis l'habitude de penser au futur,
de croire qu'il faut faire des efforts pour mériter d'être,
c'est à dire pour mériter d'être acceptés, reconnus, aimés,
pour mériter l'amour d'un Père, d'une Mère, des autres, de Dieu...

C'est ainsi que s'est installée l'habitude de cette tension, de cette inquiétude du lendemain : devenir, devenir, devenir,...pour les autres, pour exister dans leur regard, dans leur jugement, au lieu de rester à l'écoute de la Source, du Soi qui réside en nous.

Pour repousser plus loin encore cet éloignement de Soi, certains dogmes religieux ont placé l'objectif dans l'au-delà. Plus la carotte est éloignée du museau et plus on a l'impression qu'il faut courir longtemps. Dans notre conscience, l'habitude de la quête est devenue la croyance en une fatalité : nous avons l'impression plus ou moins consciente que le "salut" ne peut s'obtenir que dans le futur et à la condition que l'on fasse beaucoup d'efforts.

Le résultat c'est que la plupart des gens vivent coupés de leurs ressources intérieures. Pour renforcer encore l'impératif de la quête, il existe même des livres qui nous expliquent comment vivre au présent...De cette manière on implante aussi l'illusion que le présent lui-même doit être atteint par un effort.

Il n'y a pas encore de livres qui enseignent comment se gratter l'oreille lorsque ça nous démange.Il n'y a pas non plus de séminaires pour chasser les moustiques lorsqu'ils tournent autour de notre visage pendant les nuits d'été. Par contre il y a tout de même des cours de "respiration" fondés sur l'idée qu'on ne sait plus respirer... Et je passe sur les reprogrammations de l'ADN et autres méditations qui donnent le sentiment que le Créateur est parti en vacances, qu'il nous a abandonnés avec notre vieux système d'exploitation et que notre seule chance c'est de bidouiller...

De plus en plus de gens commencent à sentir confusément qu'il y a quelque chose qui ne marche pas vraiment dans cette histoire de recherche mais ils se demandent un peu comment changer d'approche...

La réponse est tellement simple que nous avons du mal à y croire. Elle ne date pas d'hier. Il faut juste faire confiance à la vie à 100%. Cela s'appelle LA FOI.

Dans l'univers, il n'y a pas de mauvais élèves,de personnes moins douées que d'autres malgré ce que l'on imagine. Chaque être est complet à sa manière et inconditionnellement soutenu par l'Infini dont il est issu...Le tout c'est d'accepter de laisser s'effacer TOUTES les croyances car elles nous limitent et de ce fait entretiennent la recherche.

Dans l'Ancien testament, il y a un passage où le Créateur dit à Moïse : "Déchausse-toi, Moïse, la Terre où tu es est une Terre sainte." Ce commandement décrit le cadre dans lequel nous nous trouvons : cet espace, cette pièce, ce moment où nous nous sommes méritent toute notre attention, toute notre adhésion, tout notre respect car ils sont le lieu où s'exprime le Créateur. Si tu veux m'entendre, ici et maintenant, déchausse-toi. Inutile d'aller plus loin, c'est le lieu où brule la Flamme.

Il n'y a pas d'espace plus sacré qu'un autre, de moment plus propice qu'un autre. Il n'y a pas dans cet univers un seul lieu dont l'Esprit serait absent. Il n'y a pas de lieux "forts" dédiés à la vie et à la spiritualité et de lieux neutres ou "négatifs"...Les espaces considérés comme "négatifs" le sont juste devenus dans notre esprit par "manque d'attention"...Se déchausser c'est choisir de changer de plan de perception.

Imaginez maintenant qu'une fois que vous vous êtes déchaussés une voix se fasse entendre et vous dise :

"La quête est terminée, c'était une illusion. De toute éternité, tu es ma création, de même que chaque atome, chaque particule, chaque plante, chaque animal,chaque goutte d'eau, tout.

Tu émanes de moi. Tu es de ma propre substance. Tu possèdes tous mes attributs. Ton Esprit est mon esprit. Tes idées possèdent le même pouvoir que les miennes; elles donnent vie à tout ce que tu imagines.

Tu es libre, parfait et tout puissant. Autour de toi s'étend notre Royaume, parfait depuis toujours, mais tu n'y crois peut être toujours pas parce que tu juges sur les apparences.

Ces apparences reflètent tes pensées passées, tes interprétations de la Vie.

Juge depuis la Source, mon cher Enfant, cesse de te troubler, de redouter et de craindre.

L'Ascension c'est simplement cela : que tu réalises enfin qui tu es et que tu réalises où tu résides depuis toujours et à jamais.

Par le simple fait d'être et de le constater, tu te prouves à toi-même que tu habites en moi : "Tu es donc je suis."

Laisse-moi simplement être ce que tu es...Ne cherche plus.

On ne monte pas plus au ciel qu'on n'en descend. On EST ce que l'on EST, simplement, un enfant de la Vie Infinie, naturellement et à jamais.

La quête est terminée. Repose-toi donc en Paix dans ce moment et dans le suivant puis dans le suivant...

N'attends pas de quitter ce monde pour te dépouiller de tes inquiétudes.

A tout moment, comme tu le fais chaque nuit au moment où tu t'endors, abandonne-moi ton fardeau.

Aie confiance, je m'occupe du reste..."


jeudi 9 août 2012

La Foi; Une pratique instant par instant ( et non un savoir...)

On peut savoir qu'il y a une épicerie au coin de la rue sans jamais aller y faire ses courses,
On peut aussi savoir qu'il y a un interrupteur dans la pièce et rester dans l'obscurité,
On peut avoir la tête pleine de choses que l'on pense savoir, il n'y a que la pratique qui permette l'intégration...

Il y a dans notre "savoir" collectif, des mots, des phrases, des engagements auxquels nous pensons avoir adhéré sans vraiment en faire une pratique.

Prenons par exemple les qualificatifs appliqués à ce que nous appelons : "Le Créateur". Tout le monde sait que dans la mesure où il s'agit du CREATEUR, il est "omniprésent, omnipotent et omniscient".

Que l'on adopte une vision religieuse ou scientifique de la vie, c'est une évidence que s'il y a un principe dont tout aurait émané, rien ne peut échapper à la logique de ce principe. On peut difficilement imaginer que ce principe s'oppose à lui même des obstacles puisqu'il est Tout puissant...

A partir de cette évidence logique on peut se demander d'où naissent en nous le doute, la peur et le manque de confiance dans la vie. D'où vient notre tendance à croire que si nous nous pallions pas aux "insuffisances" de l'univers les choses risquent de ne pas aller dans le "bon" sens?

Cette attitude est la preuve que notre "savoir" concernant l'omnipotence du système lui même et son harmonie interne reste purement théorique et qu'en pratique, nous ne lui faisons pas confiance. Face aux difficultés, au lieu de passer la main et de nous mettre à l'écoute, nous réagissons, nous pensons qu'en imposant notre point de vue (qui nous semble toujours justifié) nous allons pouvoir faire évoluer les choses...Nous essayons de tirer la couverture à nous et du coup nous perturbons le reste du monde...

C'est face aux apparences de "difficulté" que notre "pratique" est mise à l'épreuve. Les phrases destinées à inspirer la pratique abondent dans les "textes sacrés", elles expriment toute la même idée : "cesse toute action personnelle et observe en témoin l'action du Créateur"...mettons nous vraiment ce conseil en pratique?

Lorsque nous examinons les deux premiers commandements de l'ancien testament nous constatons qu'ils fournissent de la même manière tous les éléments permettant de guider notre pratique quotidienne :

1.Tu n'auras pas d'autre dieu que moi.
2.Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival.


Le Principe qui est censé délivrer ces conseils aux humains se moque totalement d'être honoré par eux. Ce n'est ni un dignitaire ni un chef d'état, il n'a aucun besoin de louanges. Il attire simplement notre attention sur notre seule vraie source de pouvoir et il sous entend ainsi qu'il n'y a qu'un seul principe qui gère tout.

Le "Je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival" n'est pas la déclaration d'un vieillard autoritaire, c'est une métaphore qui doit être comprise comme l'expression imagée d'une loi scientifique...C'est une évidence. Les représentations, les idoles, les "objets de pouvoir", prières, rituels, tout cela appartient à l'univers de la dualité. Tout cela peut éventuellement permettre d'accéder à l'unité mais il est clair que la voie directe vers la Source permet seule d'éviter de rester coincé en chemin et de sombrer dans l'idolatrie en confondant les moyens et la fin...

Une fois que j'ai réalisé cette chose élémentaire très simple, toute ma vie dans le monde et toutes les expériences que je rencontre ont toutes le même but, m'ouvrir à la confiance, au lâcher prise total illustré par la phrase : "Mon Père, entre tes mains je remets mon esprit"...Ce qui signifie que j'accepte de laisser tomber toutes les mémoires qui constituent ma "personna-lité" limitée et qu'à la place je laisse ma véritable "Identité" s'exprimer...

"Je suis venu pour que les hommes aient la Vie, pour qu'ils l'aient en abondance."

mercredi 8 août 2012

Qu'est-ce que la "foi"?

"Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas." (Epitre aux Hébreux)

mardi 7 août 2012

Manipuler les apparences ou voir à travers?

On entend souvent dire "Je ne crois que ce que je vois..." et pourtant les découvertes de la physique quantique dont on parle de plus en plus, démontrent que les croyances de l'observateur affectent radicalement ce qui est observé...

Autrement dit avant que l'observateur intervienne, on est dans le champs des possibles, une sorte de bouillonnement lumineux et hop, dès que j'arrive avec mes idées, l'image se fige et reflète ce que je m'attends à voir...

L'évangile de St Jean nous présente une belle expérience de physique quantique lorsque Thomas entendant les autres disciples lui faire part de nouvelle de la résurrection de Jésus en ces termes : "Nous avons vu le Seigneur" répond "Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous et si je n'enfonce pas ma main dans son côté, je ne croirai pas."

Jésus lui donnera l'occasion de "vérifier" mais il ajoutera ce double commentaire qui est un enseignement :"...cesse d'être incrédule et deviens un homme de foi" et "Parce que tu as vu, tu as cru; bienheureux ceux qui sans avoir vu ont cru".

On peut se demander pourquoi ceux qui ont cru sans avoir vu sont les "bienheureux"...En fait parce qu'ils sont capables de percevoir ce qui se trouve en deça et au delà des apparences, dans le monde des "idées"...

Autrement dit : "Heureux celui qui croit sans se laisser influencer par ce qui est devant ses yeux car il sera libre de créer la réalité qu'il souhaite"...En fait, si je pense "oui, mais..."et que je me laisse influencer par mon esprit logique je m'interdis l'accès au mode de création qu'on appelle : "Le miraculeux".

Pour vérifier la validité de ce principe, il suffit de réaliser que c'est bien parce qu'il y a des gens qui ont cru à la possibilité de manifester la dernière génération d'IPhone que celle-ci existe...Si nous en étions tous à croire seulement ce que nous voyons nous en serions encore à allumer du feu avec des pierres...

Donc "bien heureux ceux qui sans avoir vu ont cru"...Toutes les innovations technologiques sont l'oeuvre de gens qui ont cru sans avoir vu et qui à force de croire et d'aller dans le sens de leur croyance ont fini par voir...

Il n'empêche qu'on n'invente jamais rien...on ne fait que découvrir.Comme on découvre un nouveau continent. Toutes les idées sont déjà dans notre esprit,disponible, la seule chose à faire c'est de nous permettre de les explorer.Toutes les lois physiques étaient là avant la découverte de l'avion, toutes les lois de la radio étaient là avant la transmission à distance. La seule chose qui nous empêchait de les vivre c'est la limitation de notre savoir et les préjugés qui empêchaient l'émergence de nouveaux contenus et de nouvelles expériences, le "Ce n'est pas possible".

Au moyen Age, l'inventeur du téléphone portable aurait eu des chances de finir sur un bûcher...A l'époque, l'inventeur du tambour avait plus de crédibilité...Dans le fond, pour nous, le principe est simple : "On tend à rejeter tout ce que l'on ne peut pas expliquer" Et pourtant...on n'a pas besoin d'expliquer les principes mis en oeuvre pour pouvoir utiliser un portable, on laisse ça aux spécialistes et on leur fait confiance..."Parce que je vois le portable, je crois..."

N'est-ce pas dommage d'en rester là? C'est cette limitation qui sous tend le besoin de faire appel à une "loi d'attraction"...au lieu d'assumer pleinement notre "Moi de manifestation"... "bien heureux ceux qui sans avoir vu ont cru"

... car grâce à leur foi, ils auront réussi à voir à travers les apparences et à manifester leur vision pour le plus grand bien de tous.


mercredi 1 août 2012

Loi d'attraction et Identité de soi

Je reviens aujourd'hui à nouveau sur la question de la fameuse "Loi d'attraction" parce que dans ma pratique, je rencontre de plus en plus de gens chez qui cela génère plus de frustrations que de bienfaits...

L'illusion de départ sur laquelle se fonde l'usage de la dite "Loi" c'est qu'il "faut" faire quelque chose pour "activer" la "loi d'attraction" ou en bénéficier...D'où les techniques, les livres, les séminaires, les séances de coaching destinées à "ajouter" ce "quelque chose" qui permettra finalement de décrocher le fameux "jackpot"...

Et ce "Jackpot", si on regarde de près en quoi il consiste, on constate qu'il est toujours du domaine de "l'avoir"..."Avoir plus de..."c'est l'objectif de toute la recherche...D'où les frustrations...car au lieu de définir notre "Etre" comme la source naturelle de tout, la culture de la loi d'attraction valorise plus ou moins consciemment l'avoir, c'est à dire l'extérieur au détriment de l'intérieur...ce qui génère comme effet secondaire la sensation de vide ressentie lorsqu'on a l'impression que ça ne marche pas...

Cette question de l'"Etre" et de l'"Avoir" n'est pas une distinction "morale", c'est juste une évidence...Il faut bien voir qu'il est indispensable qu'il y ait un "être" pour que cet être puisse avoir ce qu'il veut...S'il n'y a personne, il n'y a pas de vouloir donc pas de besoin d'avoir... Donc, tout part de la qualité de l'être, même l'avoir...

Imaginons maintenant un "Etre" suprême, capable d'être présent partout,qui a la possibilité de savoir tout ce qui se passe et qui possède la toute puissance (ce qui veut dire qu'il fait ce qu'il veut librement). Appelons cet être Dieu...

A votre avis, est-ce que ce "créateur" tout puissant aurait besoin de suivre des séminaires sur la loi d'attraction pour obtenir ce qu'il veut dans la vie?Est-ce qu'il aurait à faire des efforts pour obtenir?Est-ce qu'il se devrait de penser à une loi pour s'exprimer...

La réponse est NON...Il suffirait qu'il exprime ce qu'il est naturellement à travers ses aspirations...Il n'aurait même pas besoin de se demander qui il est puisqu'il est LA VOLONTE...(Que ta volonté soit faite)...

L'être de ce Dieu Créateur se manifestera naturellement comme une rivière qui coule de source, mue par son propre besoin naturel d'expression. Le flot suivra son cours le long de la pente sans essayer d'appliquer une loi permettant d'assembler les mollécules d'eau, de générer les poissons, d'attirer les pécheurs...Tout émanera de l'intérieur de l'être et se manifestera de manière fluide, continue et cohérente.C'est la définition même de l'unité, nul besoin de distinction entre l'être et l'avoir. Lorsqu'on est en bonne santé, nul besoin de clamer haut et fort "je suis en bonne santé". Etre cela suffit.

J'habite en étage dans un immeuble en plein centre ville et il y a des plantes sur mon balcon. Hier matin, un papillon butinait joyeusement sur une minuscule fleur qui venait d'éclore...Sans publicité, sans mailing, sans explication, sans guide, ce papillon est arrivé et il s'en est allé...Nul besoin de loi d'attraction. L'univers est par nature cohérent.C'est le fait d'en douter ou de se croire privé de quelque chose qui donne l'impression qu'il faut faire des efforts.

Le papillon est un papillon, de même qu'une voiture est une voiture...Cela s'appelle l'IDENTITE...Tout dans l'univers a une identité qui contient tout ce qui est nécessaire à cette id-entité pour lui permettre d'exprimer au mieux ce qu'elle est. Une voiture sans moteur n'est pas une voiture...Les voitures n'ont pas besoin de suivre des séminaires sur la loi d'attraction pour pouvoir bénéficier d'un moteur...Pourquoi les hommes seraient-ils moins doués que les voitures qu'ils concoivent?

Est-il imaginable qu'un chien aie besoin de la loi d'attraction pour réussir à aboyer...Non, le chien exprime son être, donc il aboie...Tout ceci pour nous permettre de bien comprendre que tout découle de notre Id-entité que par essence, celle-ci est destinée à fonctionner de manière automatique. Pourquoi s'en préoccuper? Il suffit d'être pleinement ce que l'on est de toute éternité...Unique et connecté à la Source à depuis toujours et à jamais.

Je précise que cette Identité n'a rien à voir avec ce qui est écrit sur notre carte dite "d'identité"...Ce n'est pas parce qu'un chien s'appelle X ou Y et qu'il a été adopté par une certaine famille qu'il perd sa connection essentielle avec son être véritable...C'est ce contact intérieur qui est important pour la richesse de sa vie, pas l'éducation qu'il va recevoir...Au contraire, par identification avec l'environnement de sa famille d'adoption, le chien risque d'"attirer" des "informations" qui pourront progressivement lui donner l'impression d'être séparé de son "être" d'origine...

La seule chose que la loi d'attraction est capable d'attirer, ce sont des croyances et les croyances sont comparables à des maladies...Elles naissent de nulle part, sont invisibles, n'ont pas d'identité réelle puisqu'elles ont besoin de quelqu'un qui les supporte pour exister, et plus elles trouvent de personnes pour leur permettre de vivre, plus elles deviennent contagieuses...

Vous voyez là encore que la condition indispensable pour que quelque chose se manifeste en positif ou en négatif c'est qu'il y ait un être qui soit là pour animer les choses : "Je suis, donc j'attire" (naturellement)...

Bien,
Je pense que vous avez compris.
Les chiens aboient,les chats miaulent,
Les chaises permettent de s'asseoir,
Les voitures sortent de l'usine équipées de tout ce qu'il faut pour être des AUTO MOBILES...
Et les hommes naissent pourvus de tout ce qu'il faut pour être ce qu'ils sont par essence : l'expression et la manifestation de la totalité du pouvoir que nous évoquions tout à l'heure : omnipotents, omniprésents et omniscients...(Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.)Comme le disait Walt Disney : "Tout ce que l'homme peut rêver peut être conçu".

Où se trouve donc le problème?
Pourquoi ce besoin de faire appel à des artifices extérieurs pour rectifier les supposées failles de la création?

C'est simplement la preuve que nous n'avons toujours pas réalisé notre Identité...

Au lieu de nous tourner vers la question "Qui Suis-je?" nous nous tournons vers des remèdes plus problématiques que les maladies qu'ils prétendent guérir parce qu'ils confirment et renforcent la croyance dans la maladie...

La seule vraie question c'est de toujours revenir à son identité,à l'essence intérieure de notre être. Pour cela nous devons accepter de laisser s'effacer tous les jugements, toutes les définitions, tous les mensonges qui nous séparent de ce que nous sommes, TOUT, TOUT, TOUT...Il faut tout abandonner afin de devenir "pauvre en esprit"...

La solution n'est pas d'apprendre plus,
de trouver autre chose,
c'est le contraire : effacer, effacer, effacer,...ne rien garder. La "pauvreté d'esprit" totale permet seule la richesse totale...(Une canalisation ne permet à un fluide de circuler que si elle reste vide...)

Eplucher l'oignon des illusions couche par couche
jusqu'à ce que les chiens puissent aboyer librement les soirs de pleine lune
dans un univers où chaque être accepte simplement le bonheur d'être pleinement à sa place là où il est,
chacun à sa manière, expression infinie de la vie, spontanément, intuitivement...C'est LA SYNCHRONICITE! L'unité avec le rythme parfait du tout...