vendredi 28 septembre 2012

La Paix

La Paix est ici,
maintenant,en nous.
Ce n'est pas le résultat du mouvement.
Elle est là, avant, pendant et après le mouvement.
C'est juste l'agitation
et l'attachement à l'agitation
qui peuvent nous empêcher de la ressentir.

jeudi 27 septembre 2012

La transmission des "mémoires"

Et nous parlons ou avons parlé à nos enfants
de la manière dont nous nous parlons à nous mêmes,
et dans les grandes lignes de la manière dont nos parents nous ont parlé lorsque nous étions enfants,
parce qu'ils se parlaient à eux mêmes de la manière dont leurs parents leur avaient parlé...
etc...ad libitum...

Et le subconscient contient tout ça.
C'est ainsi que ce que nous appelons "réalité" se reproduit automatiquement...

L'extérieur commence toujours par être intérieur.
C'est pour cela qu'il est suggéré de couper l'arbre des mémoires à la racine.

mardi 25 septembre 2012

Comment parlons-nous à nos enfants?

J'étais en train de travailler depuis un moment sur un bilan financier et les chiffres ne tombaient pas juste...Je vous avoue que dans les comptes, lorsqu'il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu, les résultats qui ne tombent pas juste, provoquent toujours en moi une sorte de peur irrationnelle...

Donc, j'étais là sur mon ordinateur et il y avait toujours quelque chose de décallé dans mes résultats, un peu comme si les chiffres résistaient...Comme par nature, les chiffres sont faits pour tomber juste, je me doute depuis un bon moment qu'il devait y avoir en moi de "vieux programmes" à effacer...

Comme à chaque fois que je me trouve dans ce genre de situation, j'avais chargé mon subconscient de "passer l'aspirateur" dans ma mémoire afin que mon travail puisse se terminer au plus vite dans l'harmonie numérique...

Et tout à coup, en plein milieu de mes calculs, un message est apparu clairement. Je ne saurai dire si c'était un message sonore ou visuel mais en tout cas ça disait littéralement : "Faché avec les chiffres!"

Et cette petite phrase a provoqué une traversée du temps...Et là j'ai vu un tout petit garçon littéralement enveloppé de voix graves effrayantes qui répétaient toutes comme un écho infernal : "Ce petit est fâché avec les chiffres!"...

L'ambiance de la scène faisait très "sorcières de contes de fées"...
Je suis revenu à mes calculs et j'ai dit aux chiffres : "Mais non, pas du tout, pourquoi serais-je fâché avec vous"? Je les ai sentis attentifs, un peu comme des soldats de plomb qui attendent qu'on les anime...Quelques minutes plus tard tout était rentré dans l'ordre..."L'harmonie numérique était revenue".

En présence d'enfants, les adultes qui les "guident"utilisent trop souvent les mots à la légère. Pour eux, les choses partent d'un "bon sentiment" mais le subconscient prend les choses littéralement et il ne les oublie pas. Pour lui, "fâché avec les chiffres" c'est comme être fâché avec quelqu'un..."Le résultat c'est qu'ensuite, une fois adulte on se dit : "Je ne suis pas doué pour ça" alors qu'en fait, c'est juste un conte de fée qui se déploie dans notre réalité. Un conte qui commence par : "Un jour, une méchante fée s'est penchée sur un enfant et lui a jeté un sort..."

A contrario, beaucoup de réussites spectaculaires ont commencé par la prophétie d'un grand père, d'une grand mère ou d'une tante annonçant : "Ce petit ira loin"... Il faut réaliser que le message aussi va très loin. Arriverons nous à croire qu'en choisissant les mots que nous utilisons avec les enfants nous pouvons permettre aux nouvelles générations de résoudre à plus ou moins long terme les questions de la maladie, de l'âge et de la mort...?

samedi 22 septembre 2012

La peur de l'ennui...

Je reçois presque tous les jours des courriels qui proposent de nouvelles approches pour être plus "créatif", plus "prospère", pour avoir une vie plus "excitante",...

Ces "promesses" s'invitent dans ma boîte aux lettres virtuelle en partant du pré-supposé que je ne suis pas ce que je devrais être et elles me proposent des moyens de remédier à cette carence...

A un premier niveau je dirai qu'elles commencent subliminalement par s'adresser au féminin en moi (mon subconscient) en lui annonçant qu'il ne fait pas bien son travail...

A un second niveau elles tendent à créer une hiérarchie de valeurs qui privilégie les états "euphoriques" comme normaux et les oppose aux autres, laissant entendre qu'ils seraient en quelque sorte des états de dysfonctionnement ou d'échec...

En ce sens ces propositions fonctionnent exactement comme les publicités d'une nouvelle discothèque, d'une nouvelle boisson, d'une nouvelle source d'excitation capable de nous faire oublier temporairement un sentiment qui fait partie de nos peurs les plus anciennes : l'ennui.

Plus que la douleur, l'ennuie nous effraie. La plupart des stratégies humaines au niveau individuel ou collectif visent à éviter l'ennui et ses dérivés...

La "tristesse" et le "désespoir" sont deux avatars de l'ennui et derrière la peur de l'ennui se trouve la peur du vide. Nous préférons parler de choses sans intérêt pour ne pas avoir à faire face au silence. Nous préférons être "mal accompagnés" que seuls, trop occupés qu'inactifs et finalement nous préférons la guerre à la paix car au moins les guerres peuvent nous occuper à plein temps...

C'est pour cela qu'une chose aussi simple que la paix intérieure nous semble inaccessible...Parce que nous recherchons une paix "excitante", une paix en mouvement, une paix qui ne soit pas vraiment la paix...

Et pourtant, si on observe les choses de près, qu'y a t'il de plus paisible que le fond de l'ennui accepté, que le fond du désespoir lorsqu'on a compris que ce qui s'y agite n'est que l'ombre de nos résistances...

Ce n'est pas très vendeur mais le nouveau territoire intérieur à explorer est là : apprendre à plonger dans l'ennui, le désespoir et la solitude pour y découvrir la force invincible, l'énergie inépuisable qui s'y cache...

Le fonds des mers est bien plus profond et riche de mystère que le sommet de nos plus hautes montagne et sous la plus puissante des vagues, à quelques dizaines de mètres à peine de la surface tout un monde vit à son rythme, dans le silence et la paix.

Cette image nous montre qu'il n'est pas d'expérience capable de troubler les profondeurs de notre être...Il faut néanmoins que nous arrivions à supporter le regard du gardien du seuil : "L'ennui"...

Il ne s'agit pas de transposer à nouveau nos approches habituelles. Il ne s'agit pas de "vaincre" l'ennui par la force. Non, il s'agit juste de regarder à travers, de s'y enfoncer comme on s'abandonne au sommeil. Pas non plus pour y découvrir quelque chose, non, avec la conviction que c'est le seul endroit en nous où se trouve vraiment la Paix Absolue parce que justement il n'y a rien à y découvrir...

Lorsque ma vie m'invite à lâcher prise, à laisser les choses s'effacer, je sais que ce n'est pas dans le but de retrouver de nouvelles sources d'excitation qui me permettent de m'occuper. Au contraire, je sais que c'est un appel vers la Source, au coeur de ce Rien immobile d'où tout émerge.

jeudi 20 septembre 2012

Le "business" de Dieu

Evoquer l'expérience de célèbres mystiques du passé comme Jean de La Croix, Thérèse d'Avila, Yeshouah Ben Yossef ou Bouddha n'est pas une incitation à tout laisser tomber pour se réfugier dans la prière et la méditation...L'expérience du "désert" est vécue par chacun là où il se trouve dans l'instant. L'homme d'affaire pourra la rencontrer sur son chemin professionnel comme la "femme au foyer" dans sa relation avec sa famille.

La distinction "monde profane"vs "monde spirituel" est une illusion. Lorsqu'il peut être entendu, l'appel de l'Esprit retentira; que nous nous trouvions aux toilettes, dans la rue, dans un lieu de culte ou même dans un lieu qualifié de "lieu de débauche"...

Le moment où nous serons à même de l'entendre sera notre sanctuaire. Des difficultés financières dans une entreprise, des décisions cruciales à prendre, l'impression d'être perdu dans les difficultés, des problèmes "de santé", c'est là que les choses se passent! Ces expériences invitent toujours à l'ouverture, au lâcher prise!Ce sont des monastères de chair et de sang placés sur notre chemin.

Face aux problèmes on peut se dire : "Je suis là à cause d'une erreur, d'un dysfonctionnement,...de la crise économique, de ceci ou de cela..." ou l'on peut se rappeler certaines idées qui ont attendu ce moment quelque part en nous et qui disent : "L'Esprit te parle, écoute-le et laisse le te guider à travers les peurs qui veulent te retenir"..."vois, ces craintes sont l'ombre de ton passé qui dissimule la lumière de ton présent..."

C'est dans ces moments que laisser s'effacer le connu est plus important que jamais.L'attachement au connu est toujours un réflexe de peur. Une "crise" traduit toujours une résistance à "l'inconnu". Ce que nous pensons ne marche plus mais nous essayons à tout prix de faire en sorte que ça fonctionne.La seule chose à faire est d'accepter l'inconfort, de laisser la nouveauté se déployer afin qu'elle nous féconde et nous conduise vers de nouveaux rivages...

C'est dans de tels moments que les "petites phrases" des "mystiques" peuvent soutenir notre foi, nous aider à marcher dans l'obscurité et parfois à nous inspirer de manière subliminale des principes de management ou de gouvernement.

Rappelons nous celle que je citais il y a quelques semaines dans ce blog :

"Personne ne songe à couper un morceau d'un habit neuf pour rapiécer un vieux vêtement. Sinon on abîme l'habit neuf, et la pièce d'étoffe qu'on y aura découpée jure avec le vieil habit.

De même, personne ne met dans de vieilles outres du vin qui fermente encore, sinon le vin nouveau les fait éclater, il se répand, et les outres sont perdues.

Non, il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves."


N'est-ce pas le principe appliqué "en esprit et en vérité" par tous les dirigeants qui réussissent à "surfer" sur les difficultés économiques. N'est-ce pas à contrario l'explication du déclin de tous les "empires" qui n'ont pas accepté de se remettre en cause...

C'est dans de tels moments que la question des attentes peut être contre productive car on recherche le plus souvent ce que l'on connaît déjà...Nos attentes sont souvent l'expression de notre absence de confiance dans l'imagination de la Vie.

Celle-ci nous donne pourtant bien à travers ses manifestations la preuve qu'elle a pour La Création toute entière une vision qui dépasse de loin la notre.Ne faisons-nous pas partie de la Création?

Les principes exprimés par certains mystiques comme la plupart des principes religieux n'ont pas été communiqués pour rester limités à certains moments de nos vies. La plupart des "grands dirigeants" ont eu leurs conseillers "spirituels"...C'est devant la difficulté, au moment où toutes nos "connaissances" semblent inefficaces qu'il peut-être vital de se souvenir d'une phrase comme celle-ci :

"Tu m'invoqueras :
Tu es mon Père, mon Dieu et le rocher de mon salut! Et moi je ferai de toi le premier né. Le plus élevé des rois de la terre..."


Répéter cette phrase du bout du coeur pendant une messe n'a pas grande utilité. C'est au moment où il ne reste pas d'autre planche de salut que ces quelques mots qu'il faut les saisir, s'y hisser à bras le corps. C'est LE MOMENT où on peut en découvrir le CODE...Pas intellectuellement, totalement...

Au moment où tout semble nous échapper,lorsque les vagues autour semblent sur le point de nous emporter, réussir à penser de tout notre coeur : "Tu est mon Père, mon Dieu et le rocher de mon salut!"ET s'accrocher coûte que coûte à cette promesse, c'est une chance de faire l'expérience de la Révélation. Grâce à une innocente petite phrase...

"...en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort."


Ce n'est pas à cause de la perte du "sentiment religieux " que de nombreux lieux de cultes se vident et que certains sanctuaires parfois même situés en plein centre ville sont convertis en "marchés" ou en "centres culturels" faute de ressources pour les faire vivre...

Tout "business" est le business de Dieu. Qu'il s'agisse d'une entreprise à but "lucratif" ou d'un lieu de culte à but "spirituel"...Les principes sont identiques... L'"Abondance" divine ne peut s'exprimer qu'à travers des "oeuvres vivante" et nos "oeuvres" ne sont "vivantes" que lorsque nous sommes pleinement réceptifs à l'esprit qui nous guide et non pas à la "lettre"...

Qu'il s'agisse d'une campagne pour le publicitaire, d'une messe pour un prêtre, d'un plan de restructuration pour un dirigeant, d'une plaidoirie pour un avocat,de l'aménagement d'un jardin pour un paysagiste ou du ramassage des ordures ménagères, ...dans tous les cas il s'agit simplement de rendre manifeste cette Présence qui est en nous et qui dit :

"Celui qui a planté l'oreille
n'entendrait-il pas?
Celui qui a formé l'oeil
ne verrait-il pas?"


mardi 18 septembre 2012

Peut-on vraiment avoir des attentes?

La vie m'a fait le don de me faire rencontrer des situations où même la question des attentes avaient disparu. Nous tenons pour acquis le fait de "désirer" ne serait-ce que le fait de boire une tasse de café mais la vie peut nous révéler que le désir n'est pas un acquis mais un don.Il peut y avoir des moments où même la simple envie d'un café est absente et où la vie ressemble à une "mort vivante"...

Ce que les mystiques décrivent comme "nuit obscure de l'âme" est de l'ordre de cette révélation. L'évidence de la "pulsion de vie" peut se retirer de nos terres intérieures au point de ne laisser qu'un désert total et un silence désespérant...

Cet étape est un moment d'extrême dépouillement très difficile à vivre. A des niveaux divers, de plus en plus de personnes sur cette planète en font en ce moment l'expérience. Celle-ci est sans lien avec leur situation matérielle, familiale ou professionnelle*.On éprouve alors le sentiment de ne plus avoir de but, de rêves, de "mission"...Le sentiment de ne plus être "motivé" par rien.

Dans cet état, même la notion d'attente n'existe plus, on n'est même plus capable d'attendre l'attente. On peut se sentir un peu comme un morceau de bois flotté sur l'océan infini, ce que 'on appelle : "une épave..."L'opinion publique appelle cela "se sentir paumé"

Jean de la Croix décrit bien ce qui se produit alors:

"Voilà mon âme dessaisie
de toutes les choses créées
au-dessus d'elle s'est levée
en une savoureuse vie,
s'étant sur Dieu seul appuyée
alors désormais on dira
chose qui m'est du plus grand prix
que mon âme se voit
sans appui et avec appui.

...
L'amour accomplit tel labeur
depuis que je sais qu'il est là
qu'avec du bien du mal en moi
il donne à tout même saveur
et l'âme il la transforme en soi
..."


La traversée de cette "nuit obscure" peut alors ouvrir nos coeurs et nos esprits à la douceur, la subtilité du "désir de vivre" que la Création manifeste naturellement à travers nous.Nous en ressentons alors la présence de manière toute nouvelle, dans la réceptivité et l'humilité. C'est comme une douce caresse intérieure, une action derrière nos actes, une voix derrière notre voix. Nous devenons "la résurrection et la vie" sans même le vouloir. Nous sommes voulus par la Création. C'est le "Que ta Volonté soit faite". Nos attentes ne sont alors plus des attentes mais des constats d'évidences, l'accomplissement naturel d'un processus cosmique sur lequel notre conscience ne fait que se laisser porter comme un surfeur...Nous devenons un avec la vague et elle nous porte...Ceci s'appelle "la seconde naissance"...

Elle se produit "par soustraction" et non "par addition". Il ne s'agit pas d'ajouter des croyances où des techniques. Il s'agit juste d'accepter que s'installe ce vide "insupportable" et d'écouter la voix qui alors se met à parler "dans le désert de notre coeur..."

"Encore ne saurions nous ici bas en avoir une certitude complète; il faut attendre que le véritable Juge rende à chacun ce qui lui est destiné. Nous verrons alors avec étonnement combien ses jugements sont différents de ceux que nous formons ici bas.Qu'il soit loué à jamais! Ainsi soit-il!"Thérèse d'Avila (Le château de l'âme)


* Il peut toutefois arriver que certaines situations extérieures servent à déclancher le processus.

lundi 17 septembre 2012

Inspiration...


Derrière l'exploit sportif, une métaphore de nos vies...



"I don't want to not live because of my fear of what could happen." - Laird Hamilton, Big wave surfer.

"Je ne veux pas m'empêcher de vivre à cause de la peur de ce qui pourrrait arriver." Laird hamilton, free surfeur de grande vagues.


J'avance, c'est tout...

Ce matin, j'ai le plaisir de partager avec vous un témoignage très inspirant d'une lectrice de ce blog. Il résume et illustre parfaitement bien tout ce que j'écris ici sur le "je fais sans faire", l'absence d'attente extérieures et le respect du "féminin" intérieur. Voici son message:


Je viens de réfléchir en me demandant pourquoi tout est plus facile maintenant et la vie tellement plus agréable et légère par rapport à ma période précédente.

Et en fait je me suis aperçue que l'esprit est libre quand on ne s'impose plus de contrainte. Ce sont les contraintes qu'on s'impose qui bloquent le libre esprit.

En fait ma situation professionnelle n'a guère évolué, mais pourtant j'avance. Avant, je faisais du sur place. Maintenant j'avance sans me soucier de réussir. J'avance en me disant "je laisse venir". Et je pense que cette attitude ouvre des portes, car on ne s'impose plus rien.

J'ai discuté avec une amie hier. En lui parlant, j ai retrouvé les bloquages que j'avais avant, et je me suis aperçue de mon changement. Je me suis vue comme dans un miroir et puis l'image à disparu pour laisser place à un grand vide rempli de sensations fortes. J' ai ressenti une force intérieure qui me disait juste "Avance!"

Unité intérieure

"Il est bon de louer l'Eternel,
et de célébrer ton nom, O Très Haut!
D'annoncer le matin ta bonté
et ta fidélité pendant les nuits"
(Psaume 92)


Je tourne mon attention vers ce qui est éternel en moi.
Le reste est passager:
états fugitifs, conditions, désirs, craintes,...
tout s'efface comme châteaux de sable
sous les vagues du temps.
Ca va passer, ça passe, c'est passé.

En deça du jeu d'ombre de l'éphémère
je ressens au coeur de mon être
une présence impalpable mais évidente,
hors du temps et de l'espace,
qui m'accompagne sans cesse en silence.
Je sais qu'elle s'occupe de beaucoup de détails dans les coulisses,
ne serait-ce que de ma respiration et des battements de mon coeur.

Je reconnais en pensées, chaque matin la bienveillance inconditionnelle de cette présence,
et je me rappelle avant de m'endormir qu'elle veille sur mon sommeil et me régénère.
Ce petit rituel n'est pas une obligation,
c'est un rappel de mon Unité intérieure,
je peux l'accomplir d'un simple mot : "Merci"

vendredi 14 septembre 2012

Le rôle du Féminin en nous

Le petit enfant regarde les autres enfants qui roulent en vélo. Quelque chose en lui dit : "Moi aussi j'aimerai savoir comment rouler en vélo"...

Le "féminin" écoute et lui répond "Veux-tu vraiment monter en vélo?" et il répond : "Oh oui"...

Le féminin va alors se mettre à l'oeuvre pour retirer de la conscience du petit enfant toutes les idées qui pourraient l'empêcher de tenir en équilibre sur son vélo...

C'est ainsi qu'étape par étape, l'équilibre qui est une évidence éternelle va retrouver sa place dans l"esprit de l'enfant...Et un jour, sans petites roues, sans aide, le miracle va se produire...La possibilité de se déplacer en équilibre sur un vélo aura été réactivée...

Le "féminin" est toujours à l'écoute, c'est lui qu'on appelle "subconscient". Il est à l'écoute 24h/24 de tout ce que nous pensons, entendons, recevons...Il est à la fois le centre de réception de nos demandes et le centre de livraison de nos "présents"...C'est la substance qui nous enveloppe et nous fait face lorsque nous fermons les yeux. C'est le support de tous nos actes, toutes nos pensées, toutes nos paroles...

Lorsque l'enfant éprouve l'envie de marcher ou de rouler en vélo, en général, il se trouve soutenu par une évidence globale, c'est que "théoriquement" tout le monde doit être capable de marcher ou de monter sur un vélo...A partir du moment où le féminin n'a enregistré aucune idée qui fasse obstacle à cet objectif, tout se déroule dans l'obéissance, en accord avec l'impulsion de départ...

Si le féminin a reçu directement ou indirectement l'idée que les princesses roulent en carosse et que les paysannes se déplacent sur des mulets...Le féminin reproduira fidèlement cet ordre du monde. Imaginons des parents qui disent à leur enfant : "Non, seulement certains enfants réussissent à monter en vélo, toi tu ne pourras pas", le féminin répondra fidèlement et l'enfant ne pourra pas tant que cette "malédiction" n'aura pas été effacée...(C'est le "Tout est bien tout est possible").

Les miracles de Jésus s'adressent toujours au Féminin (Un autre nom du Féminin c'est "Le Saint-Esprit", l'interface, la connection qui établit le lien entre le Fils et le Père).

"Et Jésus leva les yeux en haut et dit; Père je te rends grâces de ce que tu m 'as exaucé. Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m 'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé (Jean 11.41-42)

Le "féminin" en nous est le réceptacle de l'action de ce qu'on appelle la "grâce divine". J'insiste au passage sur le fait que l'idée de "grâce divine" repose sur le principe "d'inconditionnalité". Le Père n'attribue pas des "récompenses", il ne récompense pas les oeuvres, il accomplit les oeuvres de la Foi...un point c'est tout...Il transmet les prières formulées via le féminin :"Demande et il te sera donné" et "Il en sera fait selon ta FOI"...

La "communication" avec le Père se fait uniquement grâce à la médiation du féminin (La Vierge)...
"Marie mère de Dieu priez pour nous..." Ce qui signifie en clair : "Féminin béni entre toutes les femmes, je te confie mes demandes pour qu'elles soient transmises au Père..."

Ce que je décris là est un modèle de "Communication intégrative"...
Le Fils s'adresse au Père par l'intermédiaire de l'Esprit Réceptif (Féminin) qui est qualifié de SAINT tout simplement pour reconnaître sa véritable place et son pouvoir...

La seule chose qui puisse empêcher le "Féminin" de nous "exaucer", c'est que la Vierge ne le soit pas vraiment. Qu'elle ait déjà été engrossée d'autres idées...Je n'évoque pas là une question de virginité physique...La seule virginité effective c'est l'absence d'idée qui fasse obstacle (limitation) au niveau du "Féminin"...

Si le Féminin contient ne serait-ce qu'une seule idée qui soutient le fait que certaines personnes peuvent marcher normalement et pas d'autres, il n'est pas vierge...Le résultat "physique" sera qu'il y a des personnes qui ne peuvent pas marcher normalement dans notre monde...

Le "Ministère" de Jésus n'est pas de formuler un diagnostic ou de prescrire un médicament. Il ne demande même pas comme condition préalable de renoncer à quelque chose, non, il s'adresse directement au féminin, sans le moindre doute et dit : "Lève-toi et marche!" Il sait que le "Féminin" est là pour répondre fidèlement aux idées...

Tous les "faiseurs de miracle" sont des êtres qui ont réussi à effacer TOUT ce qui encombrait leur féminin et qui réussissent de ce fait à offrir au monde un miroir qui lui rende sa pureté originelle et son POUVOIR DIVIN :

"Va. Moi non plus je ne te juge point."

En chacun de nous, la Vierge attend que nous lui rendions sa pureté totale. La rivière la plus polluée de l'univers n'est pas à l'extérieur, elle coule au milieu de notre être . Enlever tout ce qui l'encombre rendra naturellement la liberté à tous les cours d'eaux du Cosmos...


Le Féminin et le Masculin : Dialogue...

Livraison de meubles.
Les éléments sont dans des cartons.
Il ne reste plus qu'à à les assembler.
Conversation à l’intérieur de moi :
Le masculin dit : "On va assembler ces meubles"
Le féminin répond : « OK »
Au bout d’un moment le féminin dit : "J'en ai assez pour aujourd'hui"
Le masculin doit alors dire "Ok chérie"
Parfois le féminin dit : "Pas aujourd'hui"
Et le féminin a toujours raison. Parce que c'est le processeur du système.Et si on ne tient pas compte de l'avis du féminin on risque de tout bloquer...

mercredi 12 septembre 2012

"La Communication Intégrative", une approche ouverte sur toutes les traditions.

De l’article précédent, ce que je vous propose de retenir ce sont les 4 points suivants :

1) Tous nos états, qu’ils soient considérés « de veille » ou « de sommeil » sont des formes de transe.

2) Le rôle du subconscient est de produire toutes ces formes à partir des informations qu’il reçoit du conscient. C’est le créateur de toutes nos « réalités » mais il ne peut que réagir aux demandes du conscient.

3) Le subconscient est par ailleurs relié au Principe Créateur quel que soit le nom qu’on lui donne, au travers d’un principe qui est : « Tout est bien, tout est possible ».

4) De la « qualité » de la communication entre le conscient et le subconscient va dépendre la « qualité » des transes que nous vivons…

L’intérêt de cette approche c’est qu’elle est utilisable dans tous les contextes, qu’ils soient religieux, philosophiques ou scientifiques. Elle permet même de « surfer » sur les approches au gré des envies ou de l’inspiration. On peut ainsi choisir de passer du christianisme au chamanisme, de la physique quantique à la rencontre avec des extraterrestres de la même manière qu’on passe d’un continent à l’autre à bord d’un OVNI…

A titre d’illustration et de confirmation je citerai une parole attribuée à Jésus : « La vérité vous rendra libre » que j’appuierai sur l’idée bouddhiste que « Le vide est forme et la forme est vide » et sur l’idée chamanique que tout est rêve… Ce qui signifie que dans le fond, tout est libre puisque tout n’est qu’expérience fugitive…

Le « tout est bien, tout est possible » est la clé. Compte tenu de ce principe, je peux aussi bien demander à mon subconscient de me faire vivre la crucifixion de Jésus que sa résurrection. De son côté, il n’a aucune préférence puisque tout est bien et il y a de fortes chances qu’il réalise les désirs de mon coeur à fond puisque pour lui tout est possible. C’est de cette manière que certaines personnes réussissent même à manifester les stigmates du christ.

Il faut être clair : le subconscient ne connaît pas l’échec puisque pour lui, même l’échec est un succès. En ce sens, il réussit toujours à 100% à partir des données qu’on lui fournit.

Par exemple, si je communique à mon subconscient à travers une célèbre prière chrétienne qui se termine par « …ayez pitié de moi pauvre pécheur » il est clair que le subconscient aura tendance à retenir les mots « pitié » et « pauvre pécheur » et il y a de fortes chances qu’il m’enferme dans une boucle infernale…C’est l’une des raisons qui a mené la plupart des saints au martyr. Pour leur esprit conscient, le martyr était le moyen privilégié de rejoindre le Christ. Ce n’est toutefois pas une obligation puisqu’il est bien clair au départ que Jésus a déjà racheté les péchés des hommes. N’oublions pas qu’il a déclaré en clair :

« Vous êtes déjà purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée »

A partir de là pourquoi ne pas passer directement à l’étape suivante au lieu de revenir à la précédente, l’avant JC. Pourquoi ne pas choisir de dire plus directement :

« Seigneur,toi qui as déjà racheté tous mes péchés et ceux de tous les hommes, montre-moi la voie »

En entendant cette prière, il y a de fortes chances pour que notre subconscient nous conduise directement à la Grâce éternelle puisqu’il est orienté à 100% vers la réussite.

J’ai choisi le contexte « christique » comme exemple mais il en est de même pour toutes les traditions. Vous remarquerez que celles-ci génèrent presque toujours la notion d’interdit, de tabou et de faute…Ces notions ont peut-être été utiles à certaines époques mais tout ce qui encombre aujourd’hui notre subconscient vient de là…

Toute les mémoires en nous qui empêchent la lumière de passer viennent du fait qu’on a fait jouer au subconscient le rôle de filtre entre le « bien » et le « mal » et que la plupart des « crimes » collectifs commis sur cette planète l’ont été au nom de la "vérité". Les croisades, les guerres saintes et les génocides sont des transes conduites au nom d’une certaine idée de la « pureté »…Notre subconscient garde encore les traces de ces contradictions, que nous ayons jadis été du côté des bourreaux, des victimes ou des deux à tour de rôle…

Il est donc temps de redonner au subconscient sa vraie place, ce qui nous permettra de retrouver la notre. Souvenons nous de ce principe à la fois libérateur et exigeant : « Tout est bien, tout est possible » et utilisons le dans son acception la plus large, qui permet de mieux comprendre et de mieux savourer cette phrase du Maitre Zen Dogen :

« Fleurs, feuilles pourpres d'automne, nuages blancs d'hiver, leurs couleurs illusoires m'enchantent. »

Du bon usage de la transe (2): Le rôle du subconscient

L'"atmosphère"générale de nos états de transe dépend avant tout de la qualité de la communication que nous sommes capables d'établir entre notre conscient et notre inconscient.

L'approche que j'utilise dans ma pratique en cabinet pourrait s'appeler "communication intégrative" dans la mesure où plutôt que de séparer elle rassemble et plutôt que d'analyser elle est tournée vers la synthèse.

Mon rôle consiste donc simplement à faire comprendre aux personnes qui font appel à mes service que la seule liberté que nous avons c'est de pouvoir induire nos états de transe grâce à notre communication avec le subconscient. A partir de là je peux leur présenter des outils qui permettent d'exercer ce choix, je leur explique comment les utiliser et s'ils le souhaitent je les accompagne pendant un certain temps, un peu comme un moniteur d'auto école fait de la "conduite accompagnée".

Le seul point indispensable pour que le "travail" que je propose soit efficace c'est que les gens aient réalisé l'idée de base de la démarche qui est que le seul choix que nous ayons c'est de passer d'une transe à une autre. A partir de là, la vie quotidienne devient une création/exploration de nos états de transe.

Cette "création/exploration" s'inspire d'un principe simple : "Tout est bien, tout est possible..."

A partir de ce principe on comprend bien qu'au cours de notre voyage, même s'il semble nous arriver quelque chose de troublant ou de désagréable, rien ne peut nous arriver de grave. Nous circulons juste à travers "des transes" induites comme Christophe Colomb à travers les mers.

Pour bien vous faire saisir la nature de la démarche, je vous citerai un extrait d'une conversation que j'ai eue avec mon subconscient. Un jour, alors que je lui posais une question, il m'a répondu:

"Il n'y a pas de "bonnes" croyances ni de "mauvaises" croyances. Il n'y a que des "idées" et les "résultats" qu'elles produisent.

Si les résultats que tu constates ne te satisfont pas, c'est que les idées auxquelles tu adhères ne servent pas tes objectifs. Si tu souhaites atteindre la satisfaction il est alors préférable que tu laisses tomber ce à quoi tu crois et que tu le remplaces par autre chose."


A travers cette réponse, mon subconscient révélait le processus de "navigation" qui permet de choisir les "états de transe".

La croyance dans la "maladie" est aussi valide que la croyance dans la santé...Le point important est juste de reconnaître que si on se trouve quelque part ,c'est qu'on a volontairement pris un billet pour cette destination et que si on y reste c'est que l'on n'a pas encore vraiment décidé de prendre son billet pour ailleurs...

C'est ainsi que certaines personnes peuvent choisir aussi de continuer avec un billet pour "l'autre monde" et d'autres un billet pour la "santé", ce sont juste des transes différentes. L'avantage de cette approche c'est qu'elle permet de "dédramatiser" nos parcours" et de nous rappeler que nous sommes à 100% responsables...

Au cours de la même conversation, mon subconscient a ajouté ce détail clé :
"Ce n'est pas ce que vous appelez le "subconscient" ou "l'inconscient" qui résiste au changement, c'est le conscient.

Si le conscient s'attache à des "certitudes" et à certaines prises de position, l'inconscient ou le subconscient ne peut rien faire puisque son rôle est précis : il ne fait que donner une forme aux idées en fonction de ce que le conscient lui demande..."


Certaines personnes arrivent chez un thérapeute ou dans un séminaire avec des "réponses" pré-établies qui se manifestent sous forme d'attentes. Ils se trouvent de ce fait enfermés dans un cycle sans fin puisqu'ils essaient de résoudre certains problèmes en utilisant à la lettre le mode de pensée qui les a générés : l'attachement à la logique du conscient. Ils vous diront en quelque sorte, mes opinions m'ont conduit dans l'impasse mais mon point de vue est le bon...

Pourtant, comme le mot l'indique bien, "l'inconscient" ou le "subconscient" fonctionnent avec une autre logique que celle du conscient. C'est en quelque sorte une "boite noire". On ne peut pas savoir ce qui se passe dedans. La seule chose que l'on peut faire c'est y faire rentrer de l'information et voir ce qui se produit à la sortie...Ceci s'appelle "la connaissance de soi".

Mon subconscient exprime la même idée de cette manière :

"Si tu me poses une question, je peux y répondre mais je ne pourrai y répondre que d'une manière qui correspondra mot pour mot à ta façon de formuler la question".


"Il faut que tu saches que le principe "Tout est bien, tout est possible" est ce qui me dirige. C'est ce qui fait que je ne peux rien refuser au conscient. Je ne suis pas là pour ça. Si une personne s'attache volontairement à un état de transe, si elle dit "Non je ne peux pas pardonner!" il faut qu'elle comprenne qu'elle a pris un aller simple pour l'enfer ou le purgatoire. Tant qu'elle ne m'aura pas dit : "Je choisis consciemment de pardonner parce que je veux la paix" ,je ne pourrai rien faire...

Par contre une fois que le conscient m'a confié une mission, s'il me laisse l'accomplir sans intervenir et me fait totalement confiance, je peux, à partir du même principe "Tout est bien, tout est possible" générer un nouvel état de transe où l'intervention du pardon va permettre l'émergence d'une nouvelle réalité plus adaptée à l'état de conscience atteint et aux aspirations qui sont associées à cet état de conscience."


"Et en plus, ce n'est même pas au conscient de pardonner puisque fonctionnellement il en est incapable. Il vaut mieux qu'il se contente d'avouer son impuissance à le faire et qu'il me demande directement d'accomplir le travail, puisque c'est mon rôle.C'est le vrai sens de la prière."


Prochain article de ce blog : "La Communication Intégrative", une approche ouverte sur toutes les traditions.


lundi 10 septembre 2012

Du "bon usage" de "la transe"

Il y a une chose que je souhaite faire sentir à travers ce blog, c'est que quelles que soient les références que j'utilise, religieuses, philosophiques ou psychologiques, le seul chemin qui nous conduit vers l'expression de ce que nous sommes passe par la relation entre notre "conscient" et notre "subconscient"...

La médecine dite "classique" s'efface de plus en plus derrière le domaine "psychosomatique". La science se trouve de plus en plus souvent contrainte de reconnaître ses limites...De tout cela émerge une évidence de plus en plus claire : quelque chose d'inconnu en nous génère instant après instant les expériences qui sont les notres. La physique quantique, limite extrême de la pensée scientifique puisqu'elle essaie d'observer directement le point de jonction entre "l'énergie" et ce que nous considérons comme : "la matière" va même jusqu'à reconnaître que ce "quelque chose d'inconnu"qu'elle appelle "LE CHAMP" détermine notre réalité. Max Planck, l'un des pionniers de la physique quantique nous a laissé ce message très inspirant qui est un aveu :"La science ne peut pas résoudre l'ultime mystère de la nature. La raison en est qu'en dernière analyse, nous mêmes faisons partie du mystère que nous essayons de résoudre".

Par contre, si la science butte naturellement sur les "mystères" de la vie, la technique, elle, ne cesse de faire des progrès. Le domaine de l'informatique est sans doute l'un de ceux qui évolue le plus rapidement...La science essaie d'expliquer, la technique applique...

En ce sens, la technique nous montre la voie. Au lieu de nous enfoncer dans l'impasse de l'explication, du POURQUOI, il vaut mieux nous poser la question du COMMENT? et y répondre de manière pratique et non intellectuelle...Les maladies dites "psychosomatiques" et l'utilisation de placébos en médecine nous ont permis de reconnaître que ce n'est pas le corps qui affecte l'esprit mais l'esprit qui affecte le corps.

C'est suffisant comme connaissance pour que nous puissions passer à l'étape suivante qui consiste à nous demander "Comment est-ce que l'esprit affecte le corps?"Ici encore, l'observation nous fournit les réponses : c'est "le subconscient" ou "l'inconscient" qui donne une forme à tous les secteurs de notre vie...

Autrement dit il y a, en dessous de notre conscience quotidienne, une partie de nous qui produit notre réalité et qui est capable de faire cela sans notre participation.En allant un peu plus loin nous réalisons que cette partie "inconsciente" ne fait pas cela toute seule mais qu'elle fonctionne en réaction par rapport à la manière dont nous nous exprimons et pensons sans cesse au niveau conscient.

Par exemple, si je pense "j'ai peur" je risque de voir s'installer une boucle sans fin qui va fonctionner comme une boule de neige. Le fait d'avoir peur va générer une réalité effrayante qui peut devenir de plus en plus effrayante si je n'interromps pas d'une manière ou d'une autre la rotation infernale...

On peut créer l'illusion d'interrompre la boucle par des moyens chimiques ou psychologiques qui mettent le système en état de sommeil. Le problème c'est que le mécanisme se remettra en route de plus belle dès que le système retrouvera sa vitesse naturelle.

On peut aussi se dire que puisqu'il y a "une partie" de nous qui peut entretenir la boucle, celle-ci doit aussi pouvoir la faire disparaître...

La question reste alors de savoir comment y parvenir.

Un début très prometteur a été atteint depuis longtemps par une approche qui a malheureusement assez mauvaise presse c'est le domaine de l'Hypnose. Nous avons accumulé tellement de fausses idées sur cette technique que la plupart des humains ne perçoivent pas le fait que nous vivons tous d'une certaine manière 24h/24 en état de "transe"...

Ce qu'on appelle "hypnose" permet juste la prise de conscience d'un fonctionnement de base de l'esprit qu'on appelle "état de transe" et elle nous donne les moyens de communiquer avec notre subconscient pour que celui-ci nous aide à naviguer à volonté sur ces "états".

Nous imaginons la "transe" comme un état de "perte de conscience" alors qu'en fait chacun de nos états de conscience est simplement une "transe" résultant d'un acte de communication entre notre conscient et notre subconscient. Sans transe, notre vie quotidienne serait impossible.

Imaginez, vous roulez en voiture, vous voyez un feu rouge. Vous vous arrêtez automatiquement sans vous poser de question. Vous pouvez être en train de penser à autre chose, en train d'écouter la radio, automatiquement vous allez vous arrêter. Si votre esprit conscient était en train de se demander : "Mais pourquoi m'arrêter au rouge et pas au vert et puis d'ailleurs pourquoi m'arrêter?" Vous entreriez alors dans un autre niveau de "transe" et vous passeriez outre.On ne peut pas sortir de la transe mais on peut apprendre à l'utiliser...
Nous avons appris à circuler sur l'eau et l'air pour explorer l'espace physique. L'hypnose et la transe permettent de naviguer et d'explorer un milieu où les déplacements vont au delà de la vitesse de la lumière "l'espace méta-physique", c'est à dire l'espace au delà ou en deça du physique...

La question importante est donc de savoir comment utiliser "à volonté" le véhicule de la "transe".

Supposons qu'au feu rouge, la radio de ma voiture emette un message annonçant des prix cassés pour un voyage au Antilles et que je sois précisément en train de rêver de prendre des vacances au soleil, je vais prêter l'oreille plus attentivement que quelqu'un qui rêve de partir à la montagne ou que quelqu'un qui revient juste de vacances...Il se peut même que ce simple message radiophonique me conduise quelques jours plus tard sur une plage de rêve à l'ombre des cocotiers.

Au cours de cette expérience, un message conscient conçu par des publicitaires aura simplement communiqué avec mon subconscient pour que celui-ci produise une "réalité" dans laquelle mon rêve pourra s'accomplir...

Nos "mauvais rêves" ou les "réalités" qui nous dépriment se produisent tout simplement lorsque le conscient et le subconscient ne réussissent pas à tomber d'accord sur un choix d'état de transe ou lorsque le subconscient est abandonné à lui-même comme un vaisseau fantôme. Ce n'est pas une fatalité.

La recherche sur les "états de transe" et les applications qu'elle permet fournissent le chaînon manquant entre la "science" et la "religion". Les résultats dans ce domaine permettent de rétablir de parfaites modalités de communication entre notre conscient et notre inconscient.

Etre capable d'utiliser à volonté ces modalités de communication naturelles permet de générer naturellement les expériences auxquelles nous aspirons et à éviter celles qui ne correspondent pas à notre bien être. La "mutation" qui est en train de se produire concerne cette "intégration" qui permettra à de plus en plus de personnes sur cette planète de naviguer ce "fluide" plus subtil et plus "porteur" que l'eau et l'air : l'éther ou substance de la conscience...

Au Guerrier de Lumière et de Paix

Guerrier(e) de Lumière aux mains et au coeur vide, le Grand Esprit te conduit irrésistiblement vers la terre de nos ancêtres...aies confiance...

Tu n'as pas d'ennemi, embrasse tes "ombres" comme un amant ou une maîtresse, laisse-les se fondre dans la chaleur de ton amour...

Le jour où la peur quitta la Terre...

Derrière tous nos problèmes quels qu'ils soient se trouve une idée très puissante qui après avoir été notre instrument de survie pendant des millénaires est devenue notre maître inflexible.

Plus vite nous réaliserons individuellement qu'au niveau planétaire c'est elle qui conditionne le passage inévitable à notre nouvelle étape d'évolution, plus vite nous pourrons mettre fin aux "angoisses" qui envahissent exponentiellement la une de l'actualité planétaire...

Réalisons que TOUT, TOUT, TOUT ce qui inspire notre actualité en ce moment, dans tous les domaines c'est LA PEUR, rien d'autre.

C'est la plus puissante des mémoires...
Elle change de visage très facilement : peur de la mort, peur de la douleur, peur de manquer d'argent, peur de l'inconnu, elle peut adopter tous les visages, même celui d'un être aimé, d'un parent ou d'un enfant...

Quelle que soit la "peur" qui nous anime, c'est toujours la même...
Elle est présente dans le coeur du serpent, dans les plantes, dans les animaux,...
Elles est ancienne...Elle est cachée dans les tréfonds de notre généalogie.
Elle dit toujours la même chose : "la vie est dangereuse...Tu dois lutter et si tu penses ne pas pouvoir gagner, tu dois fuir"

Cela conditionne un mode de comportement "réactif" qu'on appelle : "être toujours sur le qui vive..."

Même le plus "puissant" des hommes, qu'il soit roi, chef spirituel, lutteur de sumo, champion d'arts martiaux,... est d'une manière ou d'une autre sous son emprise. Quelque chose sait au fond de lui qu'il peut toujours y avoir plus fort ou plus puissant quelque part dans l'univers et que de toutes façons en dernière instance il faudra qu'il se soumette à l'inconnu un jour ou l'autre...

La seule force qui soit invincible en nous s'appelle "l'Inconnu",
C'est le secret derrière la phrase "connais-toi toi même"...
Elle signifie : "Ouvre-toi à l'inconnu qui est en toi pour qu'il puisse féconder ce que tu es..."

La peur est LA mémoire qui nous empêche de faire l'expérience de la plénitude de ce que nous sommes vraiment...Elle crispe nos esprits et nos corps et les empêche de vivre en rythme avec le flot de l'inspiration.

Réussir à apprivoiser la peur permet de s'ouvrir au vrai pouvoir...
Mais la peur ne s'apprivoise pas par la lutte.
Elle ne peut être contrôlée.

Je dois simplement réussir à lâcher cette peur à laquelle je m'agrippe
Je dois laisser mes mains s'ouvrir
afin que ses vêtements qui m'enveloppent et m'enserrent puissent glisser entre mes doigts.
Qu'elle puisse se détacher, s'envoler librement et s'éloigner au loin vers l'horizon avec un sourire qui dit...

"Merci...Enfin!...Nous voici libres, tu n'as plus besoin de moi"...

Et partout sur cette planète, la même chose se produisant dans tout ce qui existe permit ce jour là à la Peur de quitter la terre à tout jamais...

mardi 4 septembre 2012

L'inspiration ne peut emplir qu'un coeur vide...

"Et il utilisa la comparaison suivante:

Personne ne songe à couper un morceau d'un habit neuf pour rapiécer un vieux vêtement. Sinon on abîme l'habit neuf, et la pièce d'étoffe qu'on y aura découpée jure avec le vieil habit.

De même, personne ne met dans de vieilles outres du vin qui fermente encore, sinon le vin nouveau les fait éclater, il se répand, et les outres sont perdues.

Non, il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves."

Effacer, effacer sans cesse,
les inspirations de l'instant sont pour cet instant...


lundi 3 septembre 2012

La "Force" de l'Etat Zéro...

Un de mes amis architectes construit des bâtiments habitables avec des tubes en carton...Placé verticalement, un tube en carton possède la même "force" qu'une colonne de marbre ou d'acier, c'est juste une question d'angle...Verticalement, le tube de carton est dans un l'état proche de"zéro" puisque la section qui sert de support est de quelques millimètres d'épaisseur à peine. Dans cette position, à sa particularité de matériau supposé "fragile" se substitue un principe physique qui transcende sa nature...La verticalité.

Le même principe s'applique à tout...A la verticale absolue tout est irrésistible...Si le tube de carton peut s'exprimer ainsi sans aucune force, juste en restant proche de zéro, il nous montre l'exemple...Qu'il s'incline ne serait-ce que légèrement et tout est fragilisé...

Cette image nous enseigne que la Force n'est ni dans la résistance ni dans la lutte mais dans la verticalité sans effort que permet l'état zéro...Moins je suis ce que je crois être et plus la Force de l'univers peut exprimer à travers moi ce que je suis vraiment...

En l'absence totale de croyances j'occupe naturellement ma place dans "l'espace-temple" du cosmos. Je suis juste l'un de ses "piliers", unique et irremplaçable. Enraciné dans le sol, je soutiens le ciel. Lorsqu'aucune idée n'est là pour m'imposer son attraction, je peux vraiment être ce que je suis sans même avoir à y penser...

Qu'il y ait le moindre "mais", le moindre doute, la moindre question, la moindre croyance et une inclinaison se produit qui entraîne à plus ou moins long terme la rupture de l'équilibre...

Effet d'une synchronicité troublante, comme pour me permettre de fournir une illustration pratique à cet article, j'ai reçu ce matin un appel téléphonique d'une personne qui s'était inscrite à l'une de mes formations. D'une voix "en souffrance", celle-ci m'a annoncé que vu son état, elle ne pourrait-être présente comme prévu...Je lui ai alors répondu que nous étions encore à quelques jours de l'événement et qu'il se pourrait bien que les choses soient rentrées dans l'ordre d'ici là...

Elle m'a alors répondu par ce contre argument imparable : "Je ne pense pas, je me connais..."

Très souvent, penser se connaître n'est pas une force mais une rigidité et la rigidité une fragilité...Renoncer aux fantômes familiers qui nous rassurent et nous inquiètent à la fois nous permet de nous ouvrir à l'inconnu. La position à adopter est simple : "Je ne suis rien, je ne sais rien mais je reste ouvert à tout, à tout moment, je suis à l'écoute..."

Je terminerai cette contribution par une question qui permet de bien comprendre ce qu'est "La Force de "l'Etat Zéro":

"Si la maladie ne trouvait personne sur son passage, en qui pourrait-elle s'installer?"

dimanche 2 septembre 2012

Le miracle du "Pardon"

Il y a derrière notre notion d'"erreur" ou de "péché" un défaut de perception...Nous avons le plus souvent l'impression qu'il y a quelque part dans l'univers un "juge" qui comptabilise les pénalités qui doivent nous être attribuées pour nos "fautes"...

En fait c'est beaucoup plus simple et beaucoup plus implacable à la fois : tout se passe en nous...Si je crois fermement que je ne peux sortir d'une pièce qu'en traversant les murs, je risque de me faire mal...S'obstiner à faire quelque chose qui de toute évidence ne fonctionne pas dans le moment présent est la seule erreur ou le seul "péché" que l'on puisse accomplir contre soi-même.

Cela apparaît évident dans le cas du mur physique mais il faut réaliser que ce sont nos murailles mentales qui nous enferment le plus souvent. Je rencontre dans ma pratique thérapeutique et dans mon observation quotidienne des personnes emmurées vivantes dans quelque chose d'impalpable fait de remords, de regrets, de rancoeur ou de peur...

Derrière presque tout problème, en grattant un peu, on trouve quelque chose ou quelqu'un qui attend le pardon...Comme nous l'avons vu dans le "traitement" rédigé par Emma Curtis Hopkins, le PAR-DON, c'est le retour à l'unité, le fait d'accepter d'abandonner notre attachement à notre personnalité pour laisser émerger ce qui est toujours présent et qui soutient tout, NOTRE IDENTITE, c'est à dire notre Globalité dépouillée de tout conflit.

Pour pouvoir réaliser cette Globalité, cette unité, il faut cesser d'être 2, il faut donc avoir effacé en soi toutes les sources de conflit...L'effaceur le plus radical que possède la création c'est le fameux "pardon".

Un divorce n'est grave pour personne, ni pour les parents, ni pour les enfants, ni pour la société. Ce qui affecte tout le monde ce sont les griefs. Qu'un seul grief soit conservé et toute la machine et bloquée. Pas seulement la machine de cette famille précise, la machine de tout l'univers.

Il faut réaliser que tout est interdépendant. Si l'on verse du sable dans le mécanisme d'une montre,on peut prévoir qu'à un moment ou l'autre ça risque de coincer quelque part...

Nous parlons d'évolution comme si un être extérieur observait nos faits et gestes pour décider de nous faire passer dans la classe supérieure...Ce mode de pensée fait de nous des irresponsables...La responsabilité c'est de réaliser qu'à chaque fois que quelqu'un accepte de retirer ses propres grains de sable du système, il nous rapproche de la MAISON...Par contre, à chaque fois que je rejette la faute sur un autre d'une manière ou d'une autre, je retarde tout le monde.La règle de l'évolution c'est comme chez les mousquetaires, "un pour tous" et "tous pour un".

La bonne nouvelle c'est qu'il suffit juste de nous occuper de nos propres grains de sable...La mauvaise nouvelle c'est que l'unité ne pourra être réalisée que lorsque tous les grains de sable auront retrouvé leur place dans la dune...

Si je conserve les cicatrices d'une séparation, d'un divorce ou d'une relation avec le sentiment de légitimité d'un ancien combattant, je bloque tout le monde. Que le jour dit "du jugement dernier" une seule personne conserve un micron de grief et Dieu lui-même est bloqué...

La deux choses à retenir c'est qu'il y a un seul endroit où je peux faire le ménage,c'est dans ma conscience et le fait que mon aspirateur, mon balai magique, c'est le PARDON, absolu, total, inconditionnel.

OUI! J'accepte de tout lâcher, j'ouvre la main, sans tension, sans essayer d'accrocher quoi que ce soit au passage, ni une pension alimentaire, ni un autre comportement chez qui que ce soit, ni une solution qui m'arrange,...Il n'y a ni faute ni erreur, ni scénario plus positif qui aurait pu se dérouler en lieu et place, non,... je m'ouvre simplement. Je m'ouvre à ce qui est, comme une épouse le soir de sa nuit de noces. Je fais totalement confiance à l'Univers.

La seule chose que j'aie à faire lorsque j'ai mal c'est de retirer mes doigts de la porte,... Même si je ne peux pas,si je ne sais plus pardonner, je peux avoir l'humilité le reconnaître. Je peux prononcer les mots "Oui de tout mon coeur je veux pardonner mais je n'arrive pas, j'appelle à moi le Pardon total, que tout soit effacé, qu'il nous soit permis à tous de rentrer à la maison, libres...Je ne veux retenir personne consciemment ou inconsciemment, mon esprit est maintenant vierge de tout : La guerre est enfin terminée! Vive la PAIX!"

Cela paraît infime, et pourtant c'est suffisant pour rendre au monde son vrai visage, un grain de sable après l'autre. Afin que nous puissions tous être capables de ressentir à nouveau au milieu de nous-mêmes la force invisible qui maintient la cohésion harmonieuse du TOUT...

samedi 1 septembre 2012

Le véritable sens du "PARDON"

Ce matin, je souhaite partager avec vous une perle rare due à une "mystique" relativement méconnue, Emma Curtis Hopkins...Il faut savoir que cette grande dame qui a vécu au siècle dernier a formé la plupart des auteurs du courant "dit de la pensée positive" qui ont influencé le Film "Le Secret". Mais le message d'Emma va bien au delà de ce que ses disciples en ont perçu et l'évolution de notre conscience commence enfin à nous permettre de saisir ce qu'elle a voulu nous révéler...

Comme les vertus thérapeutiques du "pardon" commencent à être reconnues par de plus en plus d'humains sur cette planète mais que ce mot est encore malheureusement entouré d'une aura de "culpabilité" j'ai sélectionné un court texte d'Emma, un de ceux qu'elle nomme : "Auto-traitement". C'est une sorte de prière entre SOI et SOI...Un texte qui éclaire le véritable sens du "PARDON" et qui permet de mieux intégrer cette attitude intérieure.

Dans son texte, Emma utilise le mot "Forgiveness"(for giveness) et "Forgive" (for give) d'une manière qui correspondrait à "pour don" et "donne pour"...Pour faciliter la lecture j'ai donc choisi les mots français qui me semblent le mieux traduire sa pensée. Je noterai ces substitutions en caractères gras pour signaler qu'à cet endroit Emma a utilisé "forgive" ou "forgiveness".Dans certains contextes, j'emploierai aussi pour for give (c'est à dire "par donne"), le mot "remplace" qui exprime assez bien l'idée de donner quelque chose en échange d'autre chose...

En effet, à travers ce message qui est ce que l'on pourrait appeler une "prière", Emma décrit le "Pardon" comme un processus transmutation. L'effet naturel de ce processus est simplement un lâcher prise permettant d'effacer l'image limitée que notre esprit se fait de lui même pour que se révèle naturellement notre véritable nature, la Présence Infinie qui nous englobe, nous soutient et alimente sans cesse ce que nous sommes : elle même...


"Forgiveness" par Emma Curtis Hopkins

"Voici mon esprit. Je le dépose devant TOI. Donne-moi pour ses illusions et son ignorance la lumière de TA sagesse. Voici ma vie, je TE l'offre, donne-moi ce que TU es en lieu et place de mes plaintes. Voici mon coeur. Il est à TOI seul. Efface son agitation incessante et ses moments de découragement. Efface ses ressentiments. Efface ses amours et ses haines, ses espoirs et ses peurs. Voici mon corps.Je le dépose devant TOI. Donne-moi ta perfection contre ses imperfections. Donne moi tout ce que tu es contre ce que je crois être. Remplace-moi par ce que TU ES afin que s'accomplisse la parole :

"JE suis, et il n'y a personne d'autre que TOI, JE SUIS TON Omniprésence, TON Omnipotence, TON Omniscience-

JE suis à TOI seul et en Toi JE vis, me déplace et reçois mon être.

JE suis TA substance elle même, TON pouvoir et TA lumière et je rayonne la sagesse, la force et la pureté qui viennent de TOI-

En ce moment même, TU agis en moi pour vouloir et accomplir tout ce que JE dois accomplir-

TU occupes ma place et toi seul gouverne, je ne peux plus me tromper. Je ne peux plus être tenté par les erreurs de jugements, je ne peux plus croire a l'existence du mal, de la maladie, ni de la mort."