mercredi 27 février 2013

Le regard de Dieu


La question qu'on peut se poser en toutes circonstances c'est : "Et si j'étais Dieu, comment réagirais-je dans la situation présente, par rapport au problème présent? Est-ce que je penserai comme je pense? Est-ce que je jugerai comme je juge? Est-ce que je pourrai me dire sans mauvaise foi : "Je n'ai pas choisi la situation que je vis actuellement"?

Laisser Dieu penser à notre place est une manière de nous aider à réaliser toutes nos stratégies d'altération de la réalité. Nous regardons souvent les situations mondiales ou nos propres situations en pensant "Mais que fait Dieu?" ou "C'est injuste".

Adopter le regard de Dieu c'est cesser nos petits "bricolages" et nos "marchandages", c'est cesser de nous prendre pour des enfants impuissants qui délèguent tout "au Père". C'est surtout enfin reprendre possession de notre pouvoir et regarder le monde avec une vraie compassion...

La compassion c'est avant tout l'acceptation totale du libre arbitre, pour soi et pour les autres: j'assume tous mes choix et je laisse les autres assumer les leurs. Cela permet de rester centré dans son identité sans réagir à la place d'autrui.

Regarder avec l'oeil infini du tout puissant me recentre sur mon propre monde, il me permet de comprendre que je n'ai pas à balayer devant la porte des autres. Je suis libre et ils sont libres. Ma paix est disponible et j'en témoigne discrètement sans prosélitisme, juste en gardant à mon monde sa caractéristique essentielle : je reste au centre de mon royaume, à jamais inébranlable...Je suis le JE...

mardi 19 février 2013

Simplicité du lâcher prise

Je tiens un objet serré bien fort dans ma main. Je l'ouvre, la paume vers le haut. A part si c'est un oiseau ou un insecte volant il reste là où il est. La paume vers le bas. L'objet livré aux lois de la pesanteur suivra irrésistiblement la ligne la plus verticale vers le sol. Dans les deux cas, j'ai pris la décision instantanée, immédiate de lâcher prise, de "laisser tomber". Nul besoin d'effort ni de préparation psychologique, ni de stages de développement personnel. J'ouvre la main, c'est tout ce qui est nécessaire.

Le lâcher prise est aussi simple que ça. Ce que je vois dans le cas de l'objet c'est qu'ouvrir la main permet aux lois universelles d'agir librement. La pesanteur relaie mon effort et elle conduit tout vers un point de repos. La leçon est simple. Je vis dans l'univers et je dois apprendre à utiliser ses lois de la meilleure manière possible. J'aurai beau, en lâchant l'objet souhaiter le voir flotter, ça ne se produira pas spontanément. Peut être que des journées de travail psychique me permettraient de faire flotter les choses, mais à quoi bon, je ne pourrai même pas en faire un métier...

Par contre, laisser les lois universelles fonctionner, ça permet d'utiliser une énergie beaucoup plus puissante que celle de mon ego. Le seul effort demandé, c'est le lâcher prise. L'énergétique chinoise décrit notre position dans l'univers comme le composé harmonieux de trois mondes : le Ciel, l'homme et la terre. Notre verticale est un pont naturel entre le ciel et la terre, un écoulement spontané des énergies (santé, inspiration). Bénéficier de la verticale ne demande aucun effort, juste un lâcher prise (comme pour les objets).

Forts de cette relation, nous explorons l'horizontale qui est la dimension de l'espace-temps. Lorsque nous pratiquons systématiquement "le lâcher prise" le seul guide de nos déplacements est la curiosité. Il n'y a pas de bons et de mauvais déplacements. L'espace-temps est une dimension ouverte où tout est égal. Notre seul véritable guide c'est la sensation de douleur vs bien être.

En cas de douleur, il faut se poser la question "Ai-je bien lâché prise par rapport à tout?" et se demander "Est-ce que mes déplacements dans l'espace-temps m'intéressent vraiment?

A partir de là, si ça ne m'intéresse pas vraiment c'est que j'ai encore des idées par rapport auxquelles je dois lâcher prise. Il suffit pour les trouver de ce demander : "qu'est ce qui m'empêche d'être bien, ici et maintenant?" Une fois que j'ai trouvé, il me reste à lâcher prise, à laisser tomber.

C'est tout simple. Il suffit d'y penser. Le seul écueil à éviter c'est de penser que mon lâcher prise dépend des autres ou des circonstances. Ca c'est l'obstacle par rapport auquel je dois lâcher prise en premier lieu. Malgré toutes les évidences, ien ni personne ne peut affecter ni ma verticale ni mon horizontale.

dimanche 17 février 2013

Maladie et Santé

Laissons nos "maladies" et nos "problèmes" vivre leur vie à leur manière et nettoyons le reste...
Vivons pleinement ce qui est ici et maintenant sans nous soucier d'un futur qui ne sera jamais tel que nous l'imaginons. Saisissons par contre à plein corps le bonheur d'une présence à nos côtés, un rayon de soleil, le chant d'un oiseau...

Nous ne luttons pas contre la maladie, nous affirmons juste la santé malgré tout ce qui peut nous dire le contraire. Le "Non attachement" est la seule voie qui corresponde à ce que nous sommes vraiment. Ce n'est pas une option, c'est la manière même dont la vie fonctionne. Le non attachement n'est pas le résultat d'un effort ou d'une pratique, c'est la "réalité" dans son fonctionnement naturel, qu'on le réalise ou non. Le sable ne peut que couler entre nos doigts lorsque nous le saisissons à pleine poignée. Le canard plonge dans l'eau et ne se mouille pas.

L'action est le flot continu de notre présent dans l'Unité. Esssayer de retenir l'instant ou de le mémoriser crée le passé et la peur du futur. Je réalise que la seule attitude que je peux adopter, quel que soit la qualité de mon présent, c'est de le laisser passer, toujours neuf. Ma nature est de rester intérieurement à zéro, toujours. Il n'y a que dans cet état que je peux m'emplir de ce qui m'arrive et le vivre de toutes mes fibres. JE SUIS CELA, c'est TOUT.

Il n'y a rien d'autre qui puisse m'être utile à part la gratitude éprouvée à chaque instant. Pas une gratitude verbale, une gratitude au delà des mots et des idées,une gratitude physique totale qui rayonne du centre même de mon être et qui s'étend à travers tout l'espace, dans l'infini comme un élan d'amour inconditionnel.

C'est cela qui me relie intuitivement à toutes les entités visibles et invisibles, du plus petit atome à la plus lointaine des galaxies. Cela s'appelle "Communion"ou "Unité"...C'est tout simple. On y accède facilement dans l'action accomplie sans attente, l'action comme un don de soi à la vie, sans aucune arrière pensée...

samedi 9 février 2013

Etre responsable à 100% (Qu'est-ce que ça signifie?)



Je constate à travers mes rencontres que pour beaucoup de gens, l'idée d'accepter la fameuse "responsabilité à 100%" est souvent interprétée dans une perspective qui fausse dangereusement le caractère radicalement libérateur de cette attitude.

Beaucoup de gens pensent la notion de responsabilité en terme de "passé". Ils interprètent ainsi tous les problèmes qui se produisent dans leur "présent" comme le résultat d'erreurs passées, ce qui allourdit singulièrement leur conscience au lieu de l'alléger...

En fait, la notion de "responsabilité à 100%" est purement liée à l'expérience présente : je vis et évalue l'expérience uniquement par rapport à mes pensées sur l'expérience. Tout ce que je vis se doit de passer forcément par mon esprit. Je n'ai à aucun moment le pouvoir de changer de point de vue et de voir le monde à la manière de l'"Autre". Je peux interpréter la manière dont mon épouse voit le monde mais ce sera toujours une projection depuis mes modèles d'interprétation intérieurs. Si j'en déduis : "tu ne changeras jamais", cela n'implique que moi et cela m'enferme dans un "théâtre intérieur" figé. Tant pis pour moi.

C'est là où le "nettoyage"peut intervenir. Je ne peux pas "nettoyer" un conflit extérieur mais je peux nettoyer en moi les illusions qui filtrent ma réalité afin de "dé-figer" mes pré-jugés sur le monde...Ce qui permettra à ma "réalité" d'évoluer.

Sans mes interprétations, tout est vierge et neutre. Un croissant posé sur une table n'est qu'un objet du monde à égalité avec tous les autres. C'est en entrant dans ma conscience que le croissant va rencontrer ma "responsabilité. Est-il "bon", "frais", "comme je l'aime",...tout va dépendre de moi. Et il en est des croissants comme de la société, de la réalité, de tout. Il n'y a qu'un filtre, celui à travers lequel ma conscience saisit le monde. POINT.

A partir de là, "responsabilité à 100%" signifie "pouvoir à 100%" car toutes mes idées m'appartiennent en propre. Je comprends alors la vanité de l'illusion du contrôle de "l'extérieur." De bonne foi, je ne peux donc plus jamais me poser en victime de rien puisque j'ai compris que la clé de ma "cellule" est dans ma poche et que ça peut devenir instantanément la clé de mon paradis.

Alors "responsable de mon présent à 100%" ou non, c'est à chaque instant la seule question qui mérite d'être posée...

jeudi 7 février 2013

Nettoyer? Pourquoi?



Je ne "nettoie" pas pour changer une illusion de futur, je nettoie pour être en contact avec la seule réalité possible : mon présent vécu dans sa nudité la plus totale.

Je ne manipule rien, je ne transforme rien, je fais seulement en sorte que la source de l'instant puisse jaillir dans toute sa pureté, dans toute sa spontanéïté.

Le flot du présent est à moi dans toute sa richesse, seule l'absence de pré-jugé (mémoires)me permet de m'immerger de tout mon être dans l'inépuisable richesse du vivant.

Ceci permet de rejoindre consciemment derrière toute situation, qu'il s'agisse d'un conflit ou d'un problème quel qu'il soit, l'inébranlable présence qui traverse mon vécu sans en être affecté.