lundi 29 juillet 2013

Si un jour...


Puisse ce texte exprimer la pensée de tous ceux
qui privés de corps,
n'ont plus de bouche pour dire,
ni de mains pour écrire
à ceux qu'ils aiment
que ce qu'on appelle la "mort"
n'est qu'un aveu de plus
de notre ignorance
et de la peur qu'elle engendre :



Si un jour, on vous annonce
que je ne suis plus de ce monde,
n'en croyez pas un mot.
Même si toutes les évidences
semblent vous prouver que c'est vrai
sachez que ce n'est que parce que vos sens sont limités
et que malgré tous mes efforts
je n'ai pas réussi à dissoudre
cette idée solidifiée
qu'on appelle "corps physique".
J'ai toujours rêvé de quitter le monde
en laissant place nette
pour ne pas créer de problèmes
à ceux qui restent.

Donc n'accordez aucun crédit à la Mort,
elle n'existe pas,
je ne suis pas mon corps,
de même que vous n'êtes pas le votre,
donc surtout, ne pensez pas "funérailles",
"derniers adieux",
car nous ne partons pas,
nous continuons juste notre voyage.

S'il vous vient l'envie de pleurer
pleurez,
mais pas pour moi,
pleurez juste pour vous
si ça vous fait du bien.
Si vous êtes loin, surtout ne venez pas,
car ce n'est pas mon corps que vous avez aimé,
c'est mon esprit,
comme j'aime le votre en vous.

Sachez que cette vie partagée avec vous
m'aura permis de vivre mes rêves,
et ce grâce à vous, grâce à votre présence.
Je souhaite que la même grâce vous soit accordée,
de toujours avancer vers l'étape suivante satisfait.
Toute notre vie
est aussi la répétition de ce moment ou il faut réussir à
accepter de lâcher ce à quoi l'on tend à s'accrocher.

Laissez moi donc aller,
ne vous déplacez pas,
de là ou vous êtes, 
et où que ce soit,
si l'idée vous en vient,
ayez une pensée pour moi.
Si le vent caresse alors votre joue ;
ce sera ma manière de vous dire que de là où je suis
moi aussi, je pense à vous et je vous aime
comme le vent vous aime,
à sa manière...

dimanche 28 juillet 2013

Le pouvoir, par Black Elk




"Le pouvoir d'une chose ou d'un acte se trouve dans la signification et dans la compréhension que nous en avons."

- Black Elk, Oglala (1863-1950)

Les Anges c'est aussi nous, et pas aussi déchus qu'on le pense...


Re-Sacraliser tout ce qui est...c'est rendre à l'univers sa véritable intégrité...

Nous ne sommes pas là pour souffrir ou pour effacer nos fautes passées,

nous sommes là parce que nous sommes là,

c'est l'évidence de notre intégrité et notre unité au delà des apparences.

samedi 20 juillet 2013

Est-ce que ça ira vraiment mieux demain ou vaut-il mieux commencer tout de suite?...(II)


 (Suite du post précédent)


J'en reviens à la question des "résultats", du "futur" et du "silence"...

L'approche est difficile et en apparence austère :

"aucune promesse, tout est déjà là, ne cherchez plus, ne posez plus de question..."

 Cela ressemble à un lavage de cerveau, une incitation à la "moutonnerie" et pourtant si l'on comprenaît vraiment ce qu'est la "pauvreté en esprit" et l'imprononçabilité du nom divin on comprendrait qu'à l'origine, toute religion est une tentative de mise en forme d'une expérience "scientifique"...

Pourquoi le Verbe de Dieu est-il conçu comme si mystérieux, si imprononçable et si sacré?

Tout simplement parce que la manifestation dont nous faisons partie et notre présent lui-même sont l'ex-pression de ce verbe lui même, ici, maintenant dans ce présent et qu'y ajouter un nom partiel n'aurait aucun sens...

Le Divin est dans aucun nom, il se déploie là où je suis, à travers ma conscience...

il écrit et lit d'un même regard ces zones noires sur une page blanche...il lève les yeux et sait d'instinct que tout ce qui est autour de lui, ce bureau, cette lampe, ces papiers sur une table, sont à lui, ils sont de lui, en lui et par lui...illusoires mais jouissifs...

Les hirondelles parcourent 7000 km à travers le désert du Sahara au printemps  pour retrouver leur nid sous une toiture de Béziers et elles n'ont pas besoin d'acheter un GPS...

Les hirondelles comme tous les autres éléments de la création font intimement partie de l'unité universelle et l'acceptent d'instinct, elles refont sans poser de questions les 7000km retour en longeant l'atlantique, et ce depuis la nuit des temps...

La même inspiration, la même capacité de rythme est en nous à cette différence près que nous possédons une conscience individuelle.

C'est ce qui fait à la fois notre force et notre faiblesse...

Il y a ainsi en nous la partie qui reste ouverte à l'Inspiration, au GPS universel, et l'autre qui affectionne les "miroirs aux alouettes" et qui nous plonge souvent dans la surdité, l'illusion et la souffrance...

Le danger est surtout inhérent aux idées et au langage...

Les visions extatiques des mystiques essaient toujours pourtant de  retracer pour nous un parcours retour vers l'évidence mais celle-ci est tellement familière que la parole même qui parle d'unité génère en nous la dualité et l'illusion...

Lorsque Dieu demande à Moïse d'enlever ses chaussures en affirmant : "Le sol sur lequel tu te tiens est sacré", il ne prétend pas qu'un territoire est plus sacré qu'un autre...En fait, ce n'est pas pour rien que nous naissons et mourons déchaussées...Tout est Divin, de l'entrée à la sortie...à l'infini...

Le rappel est le même à l'entrée et à la sortie des temples d'Asie, des maisons dans de nombreux pays, des mosquées,... Enlever ses chaussures est rappel à l'unité quel que soit le sol sur lequel on marche...

Il n'est pas un seul grain de poussière dans cet univers susceptible d'être rejeté comme n'appartenant pas à la Création...En un mot, tout est sacré partout et notre présence est elle même la consécration du tout...

Sans notre présence que deviendrait le tout?

La notion de"résultat" par contre, par l'attente qu'elle engendre entretient l'illusion que notre actuel présent pourrait n'être pas sacré à cause de nos "fautes" et qu'il convient de nous renier pour obtenir le pardon d'un prétendu principe extérieur...Comme vous le voyez, la solution entretient le problème et on n'en sort pas...

Néanmoins, à force de tourner dans cette grand roue, les hamsters humains commencent à se douter qu'il y a un truc...

(A suivre)




lundi 15 juillet 2013

L'attente d'un changement empêche le changement

 


De retour dans ce blog après une longue pause...Coucou!

C'est amusant, au cours de ces mois de silence on m'a souvent posé la question des "Résultats"...J'avoue que ça m'a un peu intrigué...et laissé sans réponse...

La question mise en clair avait à peu près cette forme:

"Pourquoi certains thérapeutes ou conférenciers ont-ils des tas de témoignages positifs sur le net alors que d'autres non?"

J'ai laissé la question tourner dans ma machine à laver et récemment j'ai constaté que le cycle de lavage était terminé.

Avec la chaleur estivale de Bézier le séchage a été ultra rapide et voici la réponse toute nette, repassée, pliée et prête à l'utilisation...

En plus je remercie tous ceux et celles qui m'ont posé la question car ils m'ont permis de faire un saut quantique dans la formalisation de mes objectifs thérapeutiques...

La réponse qui m'est venue c'est que c'est cette notion même de "résultats" qui génère les problèmes. Pourquoi? Parce qu'elle renvoie à la notion de "changement", de métamorphose, de "super héros"...

Nous souhaitons tous "devenir" de "super héros" et cette attente nous écarte de ce que nous sommes vraiment...Du coup, nous avons tendance à nous identifier avec toutes les définitions qui ont été collées sur nous par notre histoire génétique et notre histoire personnelle...Pauvres sous -héros "tombés du ciel" nous attendons que quelqu'un de plus doué que nous nous sorte du trou...

"Connais-toi toi même et tu connaîtras Dieu" L'instruction est ancienne et elle ne dit pas "oublie-toi toi même" ni "méprise-toi toi même"...En plus elle s'adresse directement à nous et pas à un médiateur...

Pour me connaître moi-même, il faut en premier lieu que je m'accepte moi-même, que je parte de ce que je suis. Et ce n'est pas dans un but, pas en vue d'un résultat...
(A suivre...)